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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Le bain Schubert en 2006
©Ville de Montréal, 2006
 
Le bain Schubert en 1986
©Ville de Montréal, 1986
 
Le bain Schubert en 1932
©Ville de Montréal, Gestion des documents et archives
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Numéro d'ouvrage :

472

Nom du bâtiment :

Bain Schubert

Adresse civique :
  • 3950, boulevard Saint-Laurent
Arrondissement ou ville :

Le Plateau-Mont-Royal (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Boulevard Saint-Laurent (entre Sherbrooke et Bernard)

Localisation :
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Propriété municipale d'intérêt patrimonial  
Catégorie : Bâtiments
Statut de propriété : Propriétaire
Profil : Sportif
Usage principal actuel : Piscine intérieure
Intérêt patrimonial : Bâtiment municipal d'intérêt patrimonial
Type de bâtiment : Centre communautaire / sportif
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Construction  
Date de construction initiale :

vers 1930

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Évolution du bâtiment  

Histoire de la thématique du groupe ciblé

L’histoire des bains publics à Montréal remonte au début du XIXe siècle. À l’époque où l’eau n’était pas propriété municipale, quelques établissements privés offrent au public la possibilité de prendre un bain moyennant un prix d’entrée.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, l’un des objectifs des autorités municipales est d’assurer des conditions d’hygiène satisfaisantes sur son territoire afin d’offrir aux citoyens de ses divers quartiers une meilleure qualité de vie. Le contexte d’urbanisation quasi effréné qui règne au début du siècle contraint les habitants de plusieurs quartiers défavorisés de la ville à s’entasser dans des logements exigus et insalubres qui ne possèdent ni baignoire ni eau chaude. La construction de plusieurs bains publics vient pallier cette situation en rendant accessible l’hygiène pour tous.

En 1883, la construction de bains publics flottants constitue la première installation municipale pour mettre en applications les nouvelles tendances hygiénistes de l’époque. Ces bains sont constitués de bassins immergés directement dans les cours d’eau existants, dont le canal Lachine (bain Wellington) et le fleuve Saint-Laurent (premier bain Hochelaga). En 1904, Montréal possède cinq bains publics municipaux gratuits et saisonniers (Wellington, Hochelaga, Gallery, Saint-Gabriel, Saint-Louis). Il faut attendre 1908 pour fréquenter un édifice chauffé ouvert à l’année.

La construction des bains publics à Montréal connaît deux vagues importantes : une première dans les années 1910 où une dizaine d’établissements sont construits, et une seconde qui survient dans les années 1930 durant la Crise économique. En raison de la généralisation de la baignoire dans les habitations, leur vocation s’est graduellement transformée. Érigés à l’origine pour des raisons strictement hygiéniques (ces lieux comprennent une piscine, des cabinets d’aisance, des douches et parfois même des bains privés), ils servent rapidement à des fins sportives et récréatives. Plusieurs de ces établissements sont d’ailleurs devenus des piscines publiques ou ont été réaffectés à d’autres usages.

À l’approche des années 1940, la vocation des bains publics, que l’on nomme dorénavant des piscines, devient entièrement récréative. On assiste alors à la construction de centres multifonctionnels (piscine, bibliothèque, centre communautaire, clinique médicale, etc.) et de piscines extérieures de grandes dimensions.

Le bain Schubert est construit lors de la dernière des deux grandes phases de construction. Construit entre 1930 et 1931, il témoigne de la volonté de la municipalité de doter ce quartier d’un bain à fonction autant hygiénique que récréative et sportive. À cette époque, le boulevard Saint-Laurent abrite une large population ouvrière, majoritairement immigrante. Le bain est nommé d’après Joseph Schubert, échevin du quartier Saint-Louis au moment de la construction et pendant plusieurs autres mandats, syndicaliste et impliqué au sein du mouvement socialiste juif.

Points d'intérêt

La Cité de Montréal entreprend la construction de bains publics, principalement durant la décennie des années 1910 puis celle des années 1930. Construit entre 1930 et 1931, le bain Schubert témoigne de la volonté des autorités municipales d’offrir à ce quartier ouvrier densément peuplé, un bain public servant tant de lieu hygiénique que récréatif. Le bain Schubert est ouvert en 1931, en même temps que les bains Mathieu et Hogan.

Le bâtiment a conservé sa fonction d’origine. L’édifice a également conservé la majorité de ses caractéristiques architecturales extérieures telles que sa volumétrie, le rythme et l’ordonnance de ses façades, ainsi que ses matériaux d’origine. Un soin particulier a été apporté en vue de conserver la majorité des caractéristiques architecturales intérieures lors des rénovations de 1999-2000.

Le bain Schubert s’inscrit dans le mouvement Art déco nord-américain des années 1920 et 1930. En effet, malgré une architecture simple, l’édifice présente des caractéristiques redevables à l’influence Art déco. Semblable à l’ancien bain Mathieu (2915, rue Ontario Est), l’édifice affiche une composition architecturale simple et les éléments décoratifs sont géométrisés. Les piliers qui ponctuent les travées énoncent la verticalité. Le bain Schubert est représentatif de l’influence stylistique des édifices municipaux construits lors des travaux publics de l’après crise des années 1930.

Le bain Schubert est familier à l’échelle de la ville, son ancien rôle de bain public et son rôle actuel de lieu communautaire de loisirs, mettent en valeur l’histoire de ce quartier ouvrier et font de l’édifice un repère dans le quartier. Pour les habitants du grand Montréal, le bain est un bâtiment familier, tant par ses qualités architecturales que par sa fonction inusitée qui tranche dans le paysage urbain de la Main.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Ville de Montréal
    (propriétaire de 1930 à une date inconnue)
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 29 avril 2008 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1970
    Fin des travaux : 1970
    Transformation majeure de la façade.

    Installation d’une sortie additionnelle, boulevard Saint-Laurent.
     
  • Travaux 2
    Date des travaux : 1999
    Fin des travaux : 2000
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Concepteur de la transformation :
    Lemoyne, Lapointe et Magne (Architectes)
     
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

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Données mises à jour le 3 septembre 2012