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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Kiosque de musique du parc du Mont-Royal
©J. Jabourian, 2006
 
Kiosque de musique du parc du Mont-Royal, vue vers l’avenue du Parc.
©J. Jabourian, 2006
 
Vu vers la montagne du kiosque du parc du Mont-Royal, situé au nord-est du Quartier général du Service de la sécurité incendie.
©G. Garcia, 2006
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Numéro d'ouvrage :

214

Nom du bâtiment :

Kiosque de musique du parc du Mont-Royal

Adresse civique :
  • 4060, avenue du Parc
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Localisation :
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Propriété municipale d'intérêt patrimonial  
Catégorie : Bâtiments
Statut de propriété : Propriétaire
Profil : Loisir communautaire
Usage principal actuel : Infrastructure de site
Intérêt patrimonial : Bâtiment municipal d'intérêt patrimonial
Type de bâtiment : Élément d'aménagement paysager
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Construction  
Date de construction initiale :

1928

Nom du propriétaire constructeur :
  • Ville de Montréal
    (propriétaire à aujourd'hui)
    Dans les années 1920, la Fondation Campbell crée un fond, laissé à la compagnie Trust Royal par l’avocat Charles Sandwith Campbell, pour fournir des terrains de jeu aux enfants de 2 à 12 ans et pour offrir des concerts populaires dans les parcs. Suite à la création de ce fond, en 1927, une somme de 4800 $ est consacré par la ville pour la construction de sept kiosques de musique dans plusieurs parcs de la ville dont un dans le parc du Mont-Royal en 1928.
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Évolution du bâtiment  

Histoire de la thématique du groupe ciblé

Thématique : Le mont Royal en tant que symbole naturel et culturel; Sous-thème : Le parc du Mont-Royal

Le mont Royal est intimement lié à l’image de Montréal et représente un élément identitaire majeur pour la population de la grande région de Montréal. Il constitue une composante urbaine dont la silhouette dessine le paysage dans le quotidien des Montréalais.

Le mont Royal est fréquenté par les Amérindiens bien avant l’arrivée des colons français. On suppose que le village d’Hochelaga se trouvait au pied du versant sud de la montagne. En 1535, Jacques Cartier gravit la montagne et la nomme mont Royal. En 1642, Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, érige une croix sur le mont pour remercier le Seigneur d’avoir épargné la colonie d’une inondation.

En 1780, près d’un siècle et demi après la fondation de Ville-Marie, les interventions humaines transforment profondément le mont Royal. Ses trois collines sont entièrement encerclées par les exploitations agricoles. Après 1800, l'importance de la montagne devient largement reconnue. De plus en plus de constructions s’approchent des espaces sommitaux avec l’établissement des communautés religieuses, des institutions publiques et des demeures bourgeoises.

Vers la fin des années 1860, une partie des pentes boisées du versant sud du mont Royal est coupée à blanc par l’un de ses propriétaires, un dénommé Lamothe. Cet événement cristallise les positions en faveur de la création d’un parc sur le mont Royal. De ce fait, la Cité de Montréal intervient en 1872 en achetant de onze propriétaires les terrains situés sur la montagne, pour la somme d’un million de dollars (une somme colossale à l’époque), afin de créer le parc du Mont-Royal.

La ville fait alors appel aux services de l’architecte paysagiste Frederick Law Olmsted pour la conception du projet. Ce dernier constitue déjà une référence en matière de conception de parcs urbains en Amérique du Nord, ayant planifié notamment le Central Park à New York. Les travaux d’aménagement du parc du Mont-Royal s’étendent de 1874 à 1877, même s’il est inauguré le 24 mai 1876. Olmsted prévoit un parc public voué à la découverte de la nature et à l’observation de la ville depuis des sentiers en serpentin aménagés jusqu’au sommet de la colline et cherche à dépayser le visiteur en s’éloignant de la forme urbaine. Le concept original d’Olmsted vise la conservation et la valorisation des caractéristiques naturelles du parc du Mont-Royal. Afin d’accentuer les traits de la topographie de la montagne, Olmsted divise le parc en huit zones écologiques. L’aménagement actuel du parc traduit encore en partie le concept d’origine, et ce, malgré son évolution dans le temps.

L’aménagement de ce grand parc urbain constitue une manière d’assainir la ville industrielle. Ce grand espace vert représente, pour les Montréalais confrontés aux problèmes de pollution, d’hygiène et de salubrité associés à l’essor de l’industrialisation, un antidote à ces maux.

La maison Hosea Bonen Smith (1858) constitue le seul témoin bâti érigé avant la transformation de la montagne en parc. Les autres bâtiments du parc témoignent de différentes époques. Certains travaux sont réalisés dans le contexte des années de dépression économique (1929 à 1939) : le chalet de la montagne (1931-1932), l’aménagement du lac aux castors (1937-1938) et le Central d’alarme du Service des incendies (1930-1933). Enfin, le pavillon du Lac-aux-Castors, construit en 1958, s’inscrit dans le contexte de modernisation du parc initié par le plan d’aménagement de 1954 proposé par la firme américaine Gilmore Clarke et Michael Rapuano. Cet important projet de modernisation a comme objectif de rendre le parc accessible à l’automobile. De tous les projets proposés, seule la voie Camilien-Houde, les aires de stationnement qui la complètent et les échangeurs Parc/des Pins et Côte-des-Neiges/Remembrance sont réalisées.

Dans les années 1980 s’amorce un mouvement de revalorisation de la montagne avec la création du Centre de la montagne et les Amis de la montagne. En 2005, l’arrondissement historique et naturel du Mont-Royal est décrété par le gouvernement du Québec.

La construction du kiosque de musique en 1928 au pied de la montagne renforce son caractère en tant que lieu de détente et de loisirs. Sa construction est intimement liée à l’histoire des concerts populaires qui se déroulent dans les parcs publics au début du XXe siècle. Cet endroit est un des lieux privilégié des rassemblements publics à travers l’histoire. En 1924, lors de la cérémonie d’inauguration de la Croix du mont Royal, une procession a débuté depuis ce lieu ; lors des festivités commémorant le tricentenaire de la ville de Montréal en 1942, une messe en plein air y est également célébrée. De plus, en juin 1987 l’Orchestre symphonique de Montréal y attire un immense public lors d’un « pique-nique symphonique ».

Points d'intérêt

L’histoire du kiosque de musique est indissociable de l’histoire du parc du Mont-Royal compte tenu de son emplacement dans ce lieu de verdure situé au pied du mont Royal. À la fin du XIXe siècle, cette portion de la montagne s’appelait « Fletcher’s Field » du nom du colonel John Fletcher qui y dirigeait les manœuvres militaires. Cette partie de la montagne est reconnue aussi pour son caractère public et récréatif bien avant l’inauguration du parc en 1876.

La construction du kiosque de musique au pied de la montagne est intimement liée à l’histoire des concerts populaires qui se déroulent dans les parcs publics au début du XXe siècle. En 1909, J.A. Boucher, directeur de la fanfare « La Musique », propose à la Commission des parcs de l’époque d’offrir des concerts gratuits dans le parc de la Fontaine et dans le Fletcher’s Field. Dans les années 1920, Charles Sandwith Campbell, un riche avocat, confie à la compagnie Trust Royal le soin de gérer un fonds en fiducie dont les revenus servent à subventionner des concerts publics pour la population des quartiers défavorisés de la métropole qui ont rarement la chance d’entendre des concerts dans la salle. Les concerts Campbell restent très populaires durant plus que soixante ans.

Depuis sa construction en 1928, le kiosque de musique du parc du Mont-Royal a conservé sa fonction. Il a conservé également ses caractéristiques de kiosque type tels sa forme octogonale, son toit pyramidal écrasé couvert de bardeau et lambris en bois et supporté par des colonnes de fer peint. Le kiosque est surélevé par rapport au sol et recouvert d’un plancher en contreplaqué. L’espace en-dessous sert de remise pour l’outillage. Un escalier en bois, donne accès au kiosque cerné d’une balustrade

L’aménagement du terrain autour du kiosque de musique est de bonne qualité. Le kiosque de musique du parc du Mont-Royal est situé dans un espace gazonné ouvert où aucun arbre n’est planté. Il constitue l’élément central du site et un point de jonction de plusieurs éléments (le monument George-Étienne Cartier, le Quartier général du Service de la sécurité incendie et le parc Jeanne-Mance). Ce lieu est un endroit significatif pour les Montréalais, endroit public de promenade et de détente.

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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par les statuts suivants :
  • Situé dans le site patrimonial du Mont-Royal (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique et naturel (2005-03-09) (juridiction provinciale)
  • Situé dans le site patrimonial du Mont-Royal (cité) (2012-10-19).
    Anciennement un site du patrimoine (1987-12-18) (juridiction municipale)
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Avertissement :

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Données mises à jour le 12 janvier 2011