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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Ancinne brasserie Dawes & Co., façade sud
©Ville de Montréal, 2006
 
Ancienne brasserie Dawes & Co., façade nord
©Ville de Montréal, 2007
 
Ancienne brasserie Dawes & Co., façade ouest
©Ville de Montréal, 2006
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Numéro d'ouvrage :

3204

Nom du bâtiment :

Brasserie Dawes and Co.

Autres appellations :
  • Vieille Brasserie
  • Centre civique de Lachine
  • Complexe culturel Guy-Descary
Adresse civique :
  • 2801, boulevard Saint-Joseph
Arrondissement ou ville :

Lachine (Montréal)

Ensemble :

Fait partie de : Brasserie Dawes and Co.
comprenant aussi

Secteur d'intérêt patrimonial :

Boulevard Saint-Joseph

Localisation :
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Propriété municipale d'intérêt patrimonial  
Catégorie : Bâtiments
Statut de propriété : Propriétaire
Profil : Loisir communautaire
Usage principal actuel : Centre communautaire et loisir
Intérêt patrimonial : Bâtiment municipal d'intérêt patrimonial
Type de bâtiment : Atelier / entrepôt / usine / garage
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Construction  
Date de construction initiale :

vers 1861

Nom du propriétaire constructeur :
  • Dawes & Co.
    (propriétaire de environ 1861 à environ 1930)
    Vers 1817, le fermier Thomas Andrew Dawes (vers 1785-1863) devient employé de la brasserie Joseph Chapman, à Montréal. À la mort du propriétaire en 1836, Dawes prend en charge l’entreprise, qu’il fait prospérer notamment en ouvrant une nouvelle brasserie à Lachine, dirigée après sa mort par ses fils James Powley (1818-1879) et Thomas Amos (1829-1908). Au fil des ans, l’entreprise Dawes & Sons se porte acquéreur de plusieurs terres pour la culture des céréales et du houblon et devient l’un des plus importants brasseurs de la région de Montréal, avec la Dow & Co. et la brasserie Molson. En 1863, elle se classe deuxième en termes de production de bière. Sa bière la plus célèbre est la Black Horse, représentée par un magnifique percheron noir. D’ailleurs, la famille Dawes importe et élève cette race de chevaux, qui assurent le transport des lourdes barriques de bière et constituent un excellent véhicule publicitaire pour la compagnie.

    En 1909, à l’instigation du petit-fils du fondateur, Andrew J. Dawes, 14 brasseries, dont la Dawes, la Dow, la Ekers et la Union, se regroupent pour fonder une association commerciale : la National Breweries Limited. Malgré la formation de cette association, la brasserie Dawes continue d’opérer et utilise les bâtiments de Lachine jusqu’en 1922, date à laquelle elle déménage ses activités dans les installations de la Imperial Brewery, construites en 1909 sur la rue Saint-Maurice, à Montréal. La brasserie Dawes demeure toutefois propriétaire des lieux jusque vers 1930.

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Évolution du bâtiment  

Histoire de la thématique du groupe ciblé

Bien que quelques brasseries aient existé en Nouvelle-France, la fabrication de la bière est une industrie qui prend véritablement son envol à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, avec la venue de brasseurs britanniques et écossais qui importent ici leurs techniques et leur savoir-faire. Le brassage de la bière, sur une base domestique, est une activité habituellement accomplie par les femmes. La production, généralement destinée à la consommation publique, est quant à elle réalisée par les hommes et est produite en grande quantité. De plus, la production est encadrée et structurée par un maître brasseur qui détient les secrets de fabrication de la bière, secrets qui seront transmis à son apprenti.

En plus des équipements et des bâtiments nécessaires à la fabrication de la bière, dont les entrepôts, hangars, malteries et cuves de brassage, le brasseur doit s’approvisionner en matières premières : eau, céréales, houblon et levure. C’est pourquoi Thomas Amos Dawes s’installe près du lac Saint-Louis, à l’embouchure du nouveau canal de Lachine. Non seulement l’eau essentielle à la composition de la bière et à l’entretien des équipements est disponible, mais le canal permet aussi l’approvisionnement en matières premières et il facilite le transport de la bière vers Montréal. En outre, plusieurs terres agricoles sont disponibles à proximité, permettant la culture de l’orge et du houblon. Quant à la levure, elle est achetée chez un boulanger, un distillateur ou encore un autre brasseur.

Les brasseries requièrent également les services de nombreux travailleurs. C’est pourquoi la Dawes, comme d’autres brasseries, fait construire des habitations à proximité pour loger ses employés, formant ainsi un quartier ouvrier autour du complexe industriel.

Points d'intérêt

La vieille brasserie Dawes aurait été bâtie vers 1861, ce qui en fait l’un des plus vieux bâtiments brassicoles parmi les rares encore existants à Montréal. Elle aurait servi tour à tour d’entrepôt, de logements pour les employés, de résidence pour la famille Dawes ainsi que de salles de refroidissement et de fermentation jusqu’en 1922, année de la fin des activités industrielles sur ce site.

Ce bâtiment est associé de près à la famille Dawes qui, sur quatre générations, a eu un impact majeur dans l’histoire de Lachine. De plus, la plus vieille industrie lachinoise a eu une grande influence dans l’orientation économique et le développement urbain du secteur, en contribuant notamment à la création d’un quartier ouvrier autour de ce complexe industriel.

Restauré en profondeur en 1974-1976, la vieille brasserie abrite actuellement des salles de réception et de réunion rattachées au complexe culturel Guy-Descary, qui comprend également un ancien entrepôt de la compagnie Dawes ainsi que la résidence Thomas-Amos-Dawes, appelée la maison du Brasseur.

La vieille brasserie est représentative des entrepôts et bâtiments industriels construits avant les années 1870, avec ses murs massifs en pierre percés de quelques fenêtres en bois à petits carreaux. Le tout est coiffé de deux toits en pavillon à quatre versants recouverts de bardeaux de cèdre et surmontés de lanternes carrées. Le dépouillement architectural et l’absence d’ornementation dénotent le caractère utilitaire et fonctionnel de ce bâtiment, qui possède un bon état d’authenticité. L’ensemble est mis en valeur par les aménagements paysagers du site, de même que par sa situation entre le lac Saint-Louis et le plus vieux chemin de Lachine, le boulevard Saint-Joseph, bordé de plusieurs autres constructions patrimoniales.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Lachine Racing Canoë Club
    (propriétaire de 1937 à 1974)
    Le Lachine Racing Canoë Club occupe le bâtiment de la vieille brasserie à partir de 1937. Après l’âge d’or industriel de Lachine, les activités de villégiature deviennent très populaires et différents clubs privés sont aménagés sur les abords du lac Saint-Louis. Le club de canoë vend ses installations en 1974.
  • Ville de Lachine
    (propriétaire de 1974 au 2002-01-01)
    En 1974, la vieille brasserie est acquise par la Ville de Lachine, qui achète également la maison du Brasseur l’année suivante. Après sa restauration, les services récréatifs et communautaires emménagent au rez-de-chaussée de la vieille brasserie. À la fin des années 1970, le second étage est occupé par une boîte à chanson, soit le Café des Berges. Après l’acquisition et la rénovation de l’ancien entrepôt voisin au début des années 1990, la Ville de Lachine fait communiquer ce dernier avec la vieille brasserie par un tunnel déjà existant et remis en état. De plus, la maison du Brasseur est reliée à l’entrepôt par une nouvelle passerelle. Les trois bâtiments ainsi rattachés créent un imposant complexe dénommé centre culturel Guy-Descary. Le bâtiment de la vieille brasserie est utilisé aujourd’hui pour différentes activités, telles des réunions et des réceptions pour divers organismes ainsi que pour le grand public.
  • Ville de Montréal
    (propriétaire du 2002-01-01 à aujourd'hui)
    À la suite des fusions municipales de 2002, les activités récréatives et communautaires de l’arrondissement de Lachine se poursuivent dans ces trois édifices témoins des débuts de l’ère industrielle.
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 31 mars 2007 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1974
    Fin des travaux : 1976
    Restauration ou recyclage du bâtiment.
     
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

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Données mises à jour le 1 novembre 2012