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  FICHE DU BÂTIMENT 
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La caserne no 41 aujourd'hui
©Ville de Montréal, 2009
 
Façade secondaire sur l'avenue Ogilvy
©Ville de Montréal, 2009
 
La caserne no 41 en 2005
©Ville de Montréal,
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Numéro d'ouvrage :

295

Nom du bâtiment :

Caserne de pompiers no 41

Autre appellation :
  • Caserne #41
Adresses civiques :
  • 7405, avenue Champagneur
  • 687, avenue Ogilvy
    (façade secondaire)
Arrondissement ou ville :

Villeray—Saint-Michel—Parc-Extension (Montréal)

Localisation :
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Propriété municipale d'intérêt patrimonial  
Catégorie : Bâtiments
Statut de propriété : Propriétaire
Profil : Protection et sécurité
Usage principal actuel : Caserne de pompiers
Intérêt patrimonial : Bâtiment municipal d'intérêt patrimonial
Type de bâtiment : Caserne de pompiers
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Construction  
Date de construction initiale :

1924-1926

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • J.-L.-D. Lafrenière
    (architecte)
    Il existe peu de documentation au sujet de cet architecte. On sait qu’entre 1920 et 1931, J.-L.-D. Lafrenière est à la tête du Bureau de l’architecte de la Cité, où il dirige notamment les architectes Donat Beaupré, J.-E. Blanchard, Émile Daoust et Lucien Kérouac. Il prend la relève de Louis Parant à la supervision des travaux de reconstruction de l’hôtel de ville de Montréal en 1923, sous la responsabilité d’une commission consultative d’architectes en pratique privée : Jean-Omer Marchand, Joseph-Dalbé Viau, Louis-Alphonse Venne, Ernest Cormier, Louis-Auguste Amos et David Jerome Spence. Il signe également les plans du poste d’incendie no 35, 10827 Lajeunesse (1929), en collaboration avec l’architecte-conseil Jean-Omer Marchand et d’écurie de la cour des Carrières, 1500 rue des Carrières (1928-1929), en collaboration avec l’architecte-conseil Jean-Omer Marchand et l’architecte Donat Beaupré.

Nom du propriétaire constructeur :
  • Ville de Montréal
    (propriétaire de 1924 à aujourd'hui)
    La caserne de pompier no 41 dans le quartier Parc Extension est construite en 1924-1926, quelques années avant la caserne no 35, 10827, rue Lajeunesse (1929), œuvre du même architecte, J.-L.-D. Lafrenière.
    Malgré une interruption de son utilisation première entre 1933 et 1939, la caserne continue aujourd’hui à remplir sa fonction d’origine. En 1932, le poste de police no 41 est érigé perpendiculairement à la caserne no 41, créant ainsi un ensemble institutionnel. Cette fonction est ensuite délaissée et en 2009, l’édifice loge le Conseil régional des personnes âgées italo canadiennes de Montréal.

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Évolution du bâtiment  

Histoire de la thématique du groupe ciblé

Thématique : L’évolution des mesures de protection contre les incendies à Montréal
Aux XVIIe, XVIIIe et jusqu’au milieu du XIX siècles, la lutte contre les incendies à Montréal est assumée par les militaires et les volontaires. La première caserne de pompiers est située à l’intérieur de l’ancienne église Notre-Dame construite en 1672. Dès la première alerte, les volontaires doivent s’orienter vers l'église, qui devient alors le point de ralliement des sapeurs, afin de se procurer les seaux, pioches, pelles, haches et sacs de sable qui y sont entreposés. Toutefois, le premier pas dans la lutte organisée contre les incendies est mis sur pied par l'intendant Hocquart en 1734. De l'équipement rudimentaire disposé dans quatre endroits stratégiques de la ville est mis à la disposition des ouvriers en bâtiment afin qu'ils puissent intervenir sur les lieux d'incendies avec un minimum d'outillage.

En 1829, Montréal dispose déjà de trois sociétés de lutte contre les incendies. Cependant, une rivalité s'élève entre eux donnant ainsi lieu aux conflits qui les empêchent de combattre le feu efficacement. Le 14 mars 1829, la promulgation de l'acte pour « établir une Société pour prévenir les Accidents du Feu » met un terme à ces conflits. Cette Société est chargée de rédiger de nouveaux règlements et de constituer une escouade plus efficace pour la lutte contre les incendies.

Au XIXe siècle, de nombreux incendies surviennent à Montréal, dont le plus marquant est le grand incendie de 1852. Durant ce sinistre, 1112 maisons sont détruites, laissant près de 15 000 personnes sans abris. Suite à ces désastres répétés, le conseil municipal constitue en 1863 un organisme permanent : « le Département du feu », premier service des incendies regroupant des sapeurs-pompiers professionnels. C’est aussi en 1863 qu’est construite la première véritable caserne de pompier, soit la Station Centrale située au 609-611, rue Craig (l'actuelle rue Saint-Antoine). La Cité de Montréal a recourt aux services de l’architecte Henri-Maurice Perrault pour la conception de cette dernière qui porte le numéro 1 du système de numérotation des casernes.

En 1870, le Département de feu possède neuf édifices de service en fonction sur son territoire. Mise à part la « Station centrale », ces bâtiments de petite dimension, érigés par un charpentier et connus sous l’appellation de « Maison des Pompes », étaient strictement utilitaires pour loger l’équipement et le gardien. C’est également à la fin du XIXe siècle que le Département du feu se modernise avec l’achat des premières pompes à vapeur, le remplacement des maisons des pompes par des bâtiments plus imposants et l’utilisation progressive des voitures à traction hippomobile.

Durant la période de 1870 à 1900, pour répondre aux besoins d’un centre urbain en pleine expansion, vingt-deux casernes sont construites, dont sept subsistent toujours en 2008. Dès lors, la volonté des autorités municipales consiste à construire des nouvelles casernes de pompiers prestigieuses intégrées dans la trame urbaine. En somme, la caserne de pompiers devient un point de repère dans les quartiers municipaux, tout comme les églises et les écoles.

De 1900 à 1920, la croissance démographique et le développement économique à Montréal sont en plein essor. Les quartiers se densifient par une augmentation de la construction immobilière. Durant cette période, vingt-deux casernes de pompiers sont construites par la Cité de Montréal et dix sont acquises par voie d’annexion. En 1918, on compte quarante-cinq casernes de pompiers en fonction sur le territoire de la Cité de Montréal. Par ailleurs, c’est au cours des années 1910-1920 que le véhicule motorisé entre progressivement en fonction, en remplacement des voitures tirées par des chevaux. Durant la période de 1920 à 1950, douze autres casernes de pompiers viennent s’ajouter au parc immobilier du service des incendies. Depuis ce temps, les véhicules, l'outillage et les casernes s’améliorent sans cesse et les pompiers sont formés aux plus récentes techniques de combat d'incendie.

Lors de la fusion des vingt-huit municipalités de l’île de Montréal, survenue le 1er janvier 2002, tous les services d'incendies de l'île de Montréal sont fusionnés pour former le Service de sécurité incendie de Montréal. En 2009, on dénombre sur l’île de Montréal un total de soixante-cinq casernes de pompiers en opération, dont cinquante sont situées sur le territoire de l’ancienne ville de Montréal, et quinze sont localisées dans les nouveaux arrondissements de Montréal et dans les villes de banlieues.

Des trente-et-une casernes ou ex-casernes de pompiers identifiées comme bâtiments municipaux d’intérêt patrimonial, une vingtaine conserve toujours leur fonction d’origine.

La caserne de pompiers no 41, érigée en 1924-1926 est construite à une époque charnière de la typologie des casernes montréalaises. En effet, même si les véhicules motorisés remplacent graduellement les anciens moyens de transport, la caserne no 41 est encore bâtie pour accueillir des véhicules hippomobiles. Elle demeure en fonction pendant une décennie avant d’être fermée et désignée à d’autres usages. Elle reprend sa fonction originale de caserne vers 1939 suite aux pressions du conseiller municipal Zénon Lesage.

Points d'intérêt

L’intérêt patrimonial de la caserne no 41 repose principalement sur ses valeurs historique et artistique. La valeur historique de l’immeuble réside dans le fait qu’il est un excellent témoin de l’évolution des mesures de protection contre les incendies à Montréal ainsi que de l’histoire de l’ancien quartier Parc-Extension. La caserne no 41 est construite dans cet ancien territoire agricole et appartenant à la paroisse de Saint-Laurent jusqu’à 1910, au moment où il demande son annexion à la Cité de Montréal. La caserne no 41 est construite quelques années avant l’église de St-Roch, dont la paroisse est érigée canoniquement en 1927. À l’époque, ce quartier est investi tranquillement par une population ouvrière, grâce au tramway qui longe l’avenue du Parc. Le territoire se peuple davantage, au moment de la construction de la gare Jean-Talon en 1931 et l’établissement de petites industries aux alentours.

La caserne no 41 est la seule caserne de pompiers dans le quartier Parc Extension et malgré un arrêt temporaire de ses activités entre 1933 et 1939, elle continue sa fonction de caserne de pompiers en 2009.

La caserne no 41 a conservé la majorité de ses caractéristiques architecturales extérieures. La valeur artistique de l’édifice repose sur les caractéristiques de son architecture extérieure d’influence Beaux-Arts et sur la qualité de sa composition fonctionnelle. Malgré des transformations à la tour à boyaux, la volumétrie d’origine a été conservée dans son ensemble. Le traitement de la modeste façade affiche l’influence du style Beaux-Arts par ses deux registres, la symétrie de sa double entrée marquée par une corniche en cuivre soutenue par des consoles et l’utilisation des chaînages d’angle en pierre. Cependant, la caserne affiche l’influence Art déco qui se répandra par la suite dans les casernes des années 1930 par l’ornementation géométrique créée par la pose de la brique au niveau de l’entablement.

Du point de vue fonctionnel, on retrouve à l'origine les appareils pour combattre le feu et les casiers au rez-de-chaussée et les stalles à chevaux à l’extérieur. L’étage assume à ce moment, une fonction résidentielle. La caserne no 41 est construite à une époque charnière de la typologie des casernes montréalaises. En effet, même si les véhicules motorisés remplacent graduellement les anciens moyens de transport, la caserne no 41 est encore bâtie pour accueillir des véhicules hippomobiles.
L’intérêt artistique de l’édifice réside aussi dans l’importance de son concepteur, l’architecte J.L.D. Lafrenière. Entre 1920 et 1931, J.-L.-D. Lafrenière est à la tête du Bureau de l’architecte de la Cité, où il dirige notamment les architectes Donat Beaupré, J.-E. Blanchard, Émile Daoust et Lucien Kérouac. Il prend la relève de Louis Parant à la supervision des travaux de reconstruction de l’hôtel de ville de Montréal en 1923. La caserne de pompiers no 41 est construite en 1924-1926, quelques années avant la caserne no 35, 10827 Lajeunesse (1929), œuvre du même architecte, en collaboration avec l’architecte-conseil Jean-Omer Marchand.

Le cadre environnant de la caserne no 41 a été conservé dans son intégralité. L’édifice se démarque par ses formes, des édifices environnants de type résidentiel ou commercial. La caserne no 41 s’intègre parfaitement à la volumétrie des résidences et commerces environnants, tout en se démarquant de ces dernières par son style architectural. La caserne no 41 se situe en tête d’îlot et est depuis 1932 flanquée par l’ancien poste de police no 41.

L’édifice de la caserne no 41, unique caserne du quartier, est familière à l’échelle du voisinage. Elle se situe à l’intersection des avenues Ogilvy et Champagneur, dans une des artères commerçantes du quartier.

Autres occupants marquants
Locataires :
  • Lieu de culte
    (locataire à aujourd'hui à 1939)
    Entre 1933 et 1939, la caserne de pompiers sert de lieu de culte pour une communauté protestante.
  • Garage et atelier Service de police et Service des incendies
    (locataire de 1933 à 1939)
    Entre 1933 et 1939, la caserne de pompiers sert de garage pour les motocyclettes du Service de police no 41 de la Ville de Montréal situé au 671, avenue Ogilvy et finalement comme atelier de peinture pour le Service des incendies.
  • Caserne de pompiers Ville de Montréal
    (locataire à 1939 à aujourd'hui)
    La caserne rouvre ses portes en 1939, suite aux pressions du conseiller municipal Zénon Lesage.
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 4 mai 2009 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1979
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Mise aux normes. Escalier de secours et éclairage d’urgence.

    Concepteur de la transformation :
    Inconnu
     
  • Travaux 2
    Date des travaux : 1990
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Mise aux normes. Système électrique, plomberie, chauffage. Remplacement de la porte d’entrée.

    Concepteur de la transformation :
    Inconnu
     
  • Travaux 3
    Date des travaux : 2002
    Fin des travaux : 2004
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Restauration de l’enveloppe et travaux d’isolation interne.

    Concepteur de la transformation :
    Inconnu
     
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Bibliographie sur l'immeuble  

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Données mises à jour le 22 décembre 2009