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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Maison de la Côte-des-Neiges
©Ville de Montréal, 2002
 
Maison de la Côte-des-Neiges (arrière)
©Ville de Montréal, 2002
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Maison Simon-Lacombe

Autres appellations :
  • Maison de la Côte-des-Neiges
  • Maison Jarry dit Henrichon
Adresse civique :
  • 5085, avenue Decelles
Arrondissement ou ville :

Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

vers 1840

Nom du propriétaire constructeur :
  • Simon Lacombe
    (propriétaire de 1814 à 1848)
    Simon Lacombe, tanneur et cultivateur, fait partie d’une des familles de tanneurs du village de la Côte-des-Neiges. Celui-ci acquiert la propriété en 1814 par donation de son frère, Joseph Lacombe.
Typologie d'origine :
  • Maison isolée

Commentaire sur la construction

Des recherches historiques effectuées en 2009 ont permis de réviser la date de construction initiale de la maison, auparavant établie entre 1751 et 1781. En effet, le recensement de 1825 mentionne la présence d’une maison en bois sur la propriété, alors que l’acte notarié de 1848 mentionne une maison en pierre, situant ainsi la construction de celle-ci entre 1825 et 1848. La date inscrite, « vers 1840 », est une date médiane approximative.

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Histoire  

Évolution du bâtiment

La maison de la Côte-des-Neiges est à l’origine implantée en bordure du chemin de la Côte-des-Neiges. L’architecte Grattan D. Thompson l’achète en 1924, la restaure et ajoute un porche en bois à la façade avant. En 1956, le projet d’élargissement du chemin de la Côte-des-Neiges prévoit l’expropriation de la maison et sa démolition. Bénéficiant de l’intervention de la Commission des monuments historiques, la maison est démantelée et déménagée sur un terrain appartenant au cimetière catholique Notre-Dame-des-Neiges, à l’angle de l’avenue Decelles et du chemin Queen-Mary. L’extérieur de la maison est reconstruit en 1957 sous la direction de l’architecte Victor Depocas et selon les relevés faits par Grattan D. Thompson. La structure et les intérieurs du bâtiment n’ont cependant pas été conservés. La maison sert par la suite de résidence au directeur général du cimetière.

Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 7 mai 2010 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1924
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Restauration du bâtiment et ajout d’un porche

    Concepteur de la transformation :
    Grattan D. Thompson (architecte)
     
  • Travaux 2
    Date des travaux : 1956
    Démolition totale ou partielle du bâtiment.

    Démantèlement de la maison
     
  • Travaux 3
    Date des travaux : 1957
    Reconstruction partielle ou totale du bâtiment.

    Déménagement et reconstruction de la maison

    Concepteur de la transformation :
    Victor Depocas (architecte)
     
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Lecture architecturale  
La maison Simon-Lacombe est représentative d’une typologie architecturale issue de la première moitié du XIXe siècle : la maison en pierre à murs-pignons découverts. Ce type de maison, populaire entre 1820 et 1840 en milieu rural dans la région de Montréal, est caractérisé entre autres par la présence de murs-pignons s’élevant au-dessus de la toiture et surmontés de cheminées doubles. Selon certaines sources, ces éléments puisent leur influence de l’architecture urbaine de l’époque. En effet, une ordonnance émise par l’intendant de la Nouvelle-France en 1727 pour contrer la propagation des incendies interdit la construction en bois à l’intérieur des murs des villes et exige que soient dressés de hauts murs de refend en pierres entre les bâtiments. Même si elles ne sont pas situées dans un contexte justifiant de tels murs de refend, plusieurs maisons rurales telles que la maison Simon-Lacombe présentent des murs-pignons rappelant cet élément caractéristique. On peut aussi remarquer les souches de cheminées massives qui surmontent les murs-pignons de la maison, son toit percé de lucarnes et recouvert de fer blanc disposé « à la canadienne » ainsi que la façon dont les saillies du mur-pignon sont supportées par des corbeaux en pierre de taille.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par les statuts suivants :
  • Immeuble patrimonial classé sous le nom de Maison Jarry-Dit-Henrichon
    Anciennement un monument historique classé (1957-08-12) (juridiction provinciale)
  • Situé dans le site patrimonial du Mont-Royal (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique et naturel (2005-03-09) (juridiction provinciale)
  • Situé dans le site patrimonial du Mont-Royal (cité) (2012-10-19).
    Anciennement un site du patrimoine (1987-12-18) (juridiction municipale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

9640-40-3228-01

Propriété :

9640-40-3228

 
Avertissement :

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Données mises à jour le 21 janvier 2013