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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Maison James-Monk
©Ville de Montréal, 2002
 
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Maison James-Monk (Villa Maria)

Autres appellations :
  • Monklands
  • Villa Maria
Adresse civique :
  • 4245, boulevard Décarie
Arrondissement ou ville :

Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Villa-Maria

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1803

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Gilbert Duchatel
    (maçon)
  • Jean-Baptiste Séné
    (maçon)
  • Pierre Poitras
    (charpentier)
Nom du propriétaire constructeur :
  • James Monk
    (propriétaire de 1795 à 1826)
    L’avocat et juge James Monk (vers 1746-1826) est né à Boston. Il occupe plusieurs postes importants au cours de sa carrière, dont celui de solliciteur général de la Nouvelle-Écosse de 1774 à 1776 et celui de procureur général de la Province de Québec de 1776 à 1789. Il est nommé juge en chef du Bas-Canada pour le district de Montréal en 1794. C’est en 1795 qu’il achète d’un ancien associé, William Dummer Powell, la propriété qu’il nomme Monklands.
Typologie d'origine :
  • Maison isolée
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Histoire  

Évolution du bâtiment

James Monk achète la propriété appartenant à l’avocat William Dummer Powell en 1795 et y édifie sa résidence en 1803. Le ministère des Travaux publics du Canada-Uni loue la maison à partir de 1844 et l’agrandit pour en faire la résidence officielle du gouverneur général. Deux nouvelles ailes latérales et une annexe arrière sont alors construites selon les plans de George Browne, architecte des Travaux publics. Trois gouverneurs généraux, Lord Metcalfe, Lord Cathcart, puis Lord Elgin habiteront tour à tour la résidence. En 1849, Montréal cesse d’être la capitale du Canada suite à l’incendie du parlement. La maison James-Monk perd alors sa fonction de résidence vice-royale et est transformée par Sébastien Compain en un hôtel. La Congrégation de Notre-Dame fait l’achat de la propriété des héritiers de James Monk en 1854. Elle ouvre un pensionnat pour filles nommé Villa Maria et fait construire des ajouts qui viennent se greffer à la maison de 1844. La maison James-Monk appartient encore aujourd’hui à la congrégation et est en excellent état de conservation.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Congrégation de Notre-Dame
    (propriétaire de 1854 à aujourd'hui)
    La Congrégation de Notre-Dame est fondée par Marguerite Bourgeoys (1620-1700) et obtient ses lettres patentes en 1671. La maison-mère de cette communauté vouée à l’enseignement s’établit aux environs de la rue Saint-Paul et de l’actuel boulevard Saint-Laurent dès 1657. En 1854, la congrégation fait l’acquisition de la propriété Monklands sur le mont Royal et y établit le pensionnat Villa Maria. La maison-mère s’installe sur cette propriété en 1880, à côté du pensionnat, mais les édifices sont détruits par un incendie en 1893.
Autres occupants marquants
Locataires :
  • Lord Metcalfe
    (locataire de 1844 à 1845)
    L’administrateur colonial Charles Theophilus Metcalfe (1785-1846) est né à Calcutta en Inde. Il est le gouverneur en chef de l’Amérique de Nord britannique de 1843 à 1845. Durant son mandat, il établit la capitale du Canada-Uni à Montréal et négocie une amnistie générale pour les rebelles de 1837-1838. Atteint par la maladie, il quitte Montréal pour l’Angleterre en 1845.

  • Lord Cathcart
    (locataire de 1846 à 1847)
    L’officier et scientifique amateur Charles Murray Cathcart (1783-1859) est né en Angleterre. Il est le commandant des forces britanniques en Amérique du Nord de 1845 à 1847 lors du litige entre les États-Unis et la Grande-Bretagne concernant la frontière avec l’Oregon. Il exerce la fonction de gouverneur général en chef du Canada-Uni de 1846 à 1847.

  • Lord Elgin
    (locataire de 1847 à 1849)
    L’administrateur colonial James Bruce (1811-1863), huitième comte d’Elgin, est né à Londres. Il est le gouverneur général du Canada-Uni de 1846 à 1854 et est chargé notamment de l’établissement du gouvernement responsable pour les provinces de l’Amérique du Nord britannique. En 1849, il donne son assentiment au projet de loi pour l’indemnisation des pertes dues aux rébellions de 1837 et 1838. L’incendie du parlement qui s’ensuit le force à quitter la résidence officielle de Monklands.

Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 23 novembre 2004 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1844
    Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.

    Ajout des ailes latérales et d’une annexe à l’arrière

    Concepteur de la transformation :
    George Browne (architecte)
     
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Lecture architecturale  
La résidence que le juge James Monk fait construire sur sa propriété à l’écart de la ville est d’influence néo-palladienne et exprime le prestige social de son occupant. Le style néo-palladien, inspiré des œuvres de l’architecte italien Andrea Palladio (1508-1580), apparaît en Angleterre au XVIIIe siècle. Il est introduit au Québec au début du XIXe siècle et demeure en vogue jusqu’aux années 1830. Le soubassement exhaussé de la maison, l’horizontalité de sa composition, sa façade symétrique ornée d’un portique central et sa toiture à croupes sont des éléments caractéristiques de ce style d’esprit classique.

Les modifications apportées à la maison James-Monk en 1844 pour la transformer en résidence du gouverneur général lui donnent l’apparence plus éclectique qu’on lui connaît aujourd’hui. Le pavillon isolé est alors flanqué de deux ailes basses à colonnade toscane, un nouveau balcon surmonte le portique, et une annexe est ajoutée à l’arrière du bâtiment. La niche à fronton triangulaire, les lucarnes à arc en plein cintre et les hautes souches de cheminée qui parent le toit sont vraisemblablement ajoutés au milieu du XIXe siècle et donnent un accent vertical à la composition de la façade.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par les statuts suivants :
  • Immeuble patrimonial classé sous le nom de Maison James-Monk
    Anciennement un monument historique classé (1976-01-30) (juridiction provinciale)
  • Situé dans l'aire de protection de la Maison James-Monk depuis le 1978-01-20 (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

9537-67-8252-01

Propriété :

9537-67-8252

 
Avertissement :

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Données mises à jour le 21 janvier 2013