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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Façade principale, rue Notre-Dame Ouest
© Photographie de Normand Rajotte réalisée pour l'ouvrage L'histoire du Vieux-Montréal à travers son patrimoine, 2004
 
L'édifice de La Sauvegarde vu de la rue Notre-Dame Est.
©Denis Tremblay, 2014
 
Édifice La Sauvegarde. Photographie par Wm. Notman & Son, 1914 (détail).
©Musée McCord d'histoire canadienne, Montréal, VIEW-13662. Collaboration spéciale dans le cadre d'une entente de partenariat.
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Édifice de La Sauvegarde

Adresses civiques :
  • 150-152, rue Notre-Dame Est
  • rue Saint-Vincent
    (façade latéralesans numéro civique)
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1912-1913

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Saxe & Archibald
    (firme d'architectes)
Nom du propriétaire constructeur :
  • La Sauvegarde (compagnie d'assurance)
    (propriétaire de 1912 à 1974)
Typologie d'origine :
  • gratte-ciel

Détail des travaux

Commentaire sur les travaux

La compagnie La Sauvegarde occupe elle-même une partie de l'immeuble tant qu'elle est propriétaire et encore deux ans après avoir vendu.

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Élévation, rue Notre-Dame Est.
©Ville de Montréal, vers 1995.
 
Élévation latérale, rue Saint-Vincent.
©Ville de Montréal, vers 1995.
 
L'édifice de La sauvegarde vu du nord-est, rue Notre-Dame Est.
©Denis Tremblay, 2014
 
Histoire  

Histoire du bâtiment

En 1913, la compagnie d’Assurance-Vie La Sauvegarde inaugure son nouveau siège social, un immeuble de dix étages situé sur la rue Notre-Dame Est, mis en chantier l'année précédente. Le projet de construction a nécessité, en 1912, la démolition de quelques bâtiments dont deux petites maisons de pierre qui avaient été utilisées comme magasin au XIXe siècle. Les architectes Saxe & Archibald conçoivent un immeuble qui souligne la réussite de l’entreprise fondée par Guillaume-Narcisse Ducharme en 1901.

La proximité du Palais de justice influence grandement la nature des premiers occupants : en 1915, on compte en effet 13 cabinets d'avocats et cinq bureaux de notaires sur la trentaine de locataires présents. La Sauvegarde occupe le 7e étage ainsi qu’une partie du 8e étage de l’immeuble durant plus de 60 ans. Au rez-de-chaussée, on note la présence du C.P.R. Telegraph et d’une institution bancaire qui s’y installe au tournant des années 1920, remplacée ensuite par une autre qui sera présente jusqu'au début des années 1960.

Absorbée par le Mouvement Desjardins en 1962, La Sauvegarde vend l’immeuble en 1974 et le quitte en 1976 pour s’installer au Complexe Desjardins. La vente de l’immeuble et l’ouverture du nouveau Palais de justice coïncident avec un changement de clientèle : le nombre de bureaux d’avocats diminue et ils sont remplacés par des entreprises non reliées au domaine juridique. Dans les années 1980, l’immeuble a fait l’objet de travaux de rénovation. Les façades sont nettoyées et la corniche restaurée au début des années 2010.

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Détail de la façade.
©Denis Tremblay, 214
 
La corniche.
©Denis Tremblay, 2014
 
Détail de l'élévation latérale.
©Denis Tremblay, 2014
 
Lecture architecturale  
L’édifice de dix étages avec sa structure d’acier et son toit plat constitue un bel exemple de gratte-ciel montréalais du début du XXe siècle. Excentré par rapport au centre financier plus à l’ouest, il occupe un emplacement au cœur du quartier administratif et institutionnel de Montréal. Sa silhouette, distincte dans l’environnement immédiat, se dresse sur un angle d'îlot qui permet l’exposition de deux façades sur rues en pierre, les autres élévations étant en brique. L'édifice de plan rectangulaire avec une étroite façade principale ayant front sur la rue Notre-Dame profite d'une grande visibilité étant donné le net recul du Vieux palais de justice qui lui fait face.

L’édifice présente une composition tripartite typique du gratte-ciel nord-américain de l’époque. La partie inférieure apparaît comme une suite de piliers supportant un entablement et un étage attique, suivie d’une partie médiane regroupant six étages avec des fenêtres inscrites dans de hautes arcades cintrées et une partie supérieure marquée par une large corniche en métal supportée par des consoles géantes. Une autre forme courante de division tripartite s’ajoute à cette composition académique d’esprit beaux-arts. Dans chaque façade, les travées en forme d’arcade - une seule en façade principale – forment une section centrale inscrite entre celles, plus massives, des extrémités. Malgré un certain élan vertical et bien qu’on devine une ossature en acier, le décor architectural classique reste prédominant. Les consoles à feston surdimensionnées donnent un caractère baroque au couronnement suivant une mode française qui perdure jusqu’à la Première Guerre mondiale – à New York on parle du Modern French Style. Le couronnement contraste par ailleurs avec la simplicité presque austère des piliers et de l’entablement des premiers niveaux – le décor de métal, plus élaboré, y demeure en retrait. Tout compte fait, il s’agit d’un gratte-ciel tripartite nord-américain au décor classique dominé par un couronnement néo-baroque.  

L'ornementation et les grandes vitrines de la base constituent un décor invitant pour le public, ce que confirmait à l’origine l’ouverture d’un comptoir de service de télégraphie puis l’installation d’une succursale bancaire après quelques années. Les étages supérieurs bien éclairés par les baies des façades sur rues présentent comme à l'habitude un décor répétitif d’étages pour bureaux, à l'exception des deux derniers étages plus élaborés réservés à la compagnie de La Sauvegarde. Un éclairage d'appoint atteint également des locaux pour bureaux via le fenêtrage inséré dans la partie en retrait de l'élévation latérale gauche. Par ailleurs, les deux entrées identiques de la rue Notre-Dame suggèrent, à gauche, une entrée menant au hall d’ascenseurs, tandis que l’autre, à droite, est réservée à un grand local de type bancaire. Une dernière entrée, rue Saint-Vincent  assure l’accès à des commerces au sous-sol qui, grâce à la dénivellation du terrain, possèdent des soupiraux.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-56-3534-00

Propriété :

0040-56-3534

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 21 juillet 2014