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  FICHE DU BÂTIMENT 
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La façade de la rue Notre-Dame, vue du boulevard Saint-Laurent.
©Denis Tremblay, 2008
 
L’édifice dans une publication de 1909. Il était alors situé sur la rue Saint-Jacques et logeait entre autres la Banque d’Ottawa.
Montreal the Imperial City of Canada (...) , Montreal Board of Trade, The Trade Review Publishing Company, 1909, p. 88.
 
Étages supérieurs traités comme une colonnade.
©Denis Tremblay, 2005
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Édifice Métropole

Autre appellation :
  • Édifice Bank of Ottawa
Adresses civiques :
  • 4, rue Notre-Dame Est
  • 477, boulevard Saint-Laurent
    (façade latérale)
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1928-1929

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Howard Colton Stone
    (architecte -- conception, 1904)
  • Frank R. Foster
    (architecte -- reconstruction, 1928-1929)
Nom du propriétaire constructeur :
  • Charles Duranceau

  • Wilfrid Lajeunesse

  • Alexandre Duranceau
    (propriétaire du 1928-02-18 au 1958-12-17)
Typologie d'origine :
  • gratte-ciel

Commentaire sur les travaux

Érigé en 1903-1904, cet édifice est déplacé de son emplacement d’origine (angle Saint-Jacques et Dollard) et reconstruit à l’identique à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent en 1928-1929.

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Chapiteaux des pilastres du rez-de-chaussée.
photographie Gilles Lauzon, 2011
 
Le décor des étages supérieurs.
photographie Gilles Lauzon, 2011
 
Histoire  

Histoire du bâtiment

L’histoire de cet édifice est étonnante. Érigé en 1903-1904, il est déplacé de son emplacement d’origine et reconstruit à l’identique à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent en 1928-1929.

En 1903-1904, la Banque d’Ottawa fait ériger ce gratte-ciel de dix étages sur la rue Saint-Jacques d’après les plans de l’architecte d’origine américaine Howard Colton Stone. En 1926, la Banque d’Ottawa et tous les autres bâtiments du quadrilatère sont démolis afin de permettre à la Banque Royale de construire un gratte-ciel de 22 étages. Cependant, les matériaux des façades de la Banque d’Ottawa et la structure d’acier sont conservés en vue d’une reconstruction. En 1928, trois entrepreneurs, Wilfrid Lajeunesse, Charles Duranceau et Alexandre Duranceau, font reconstruire l’édifice à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent sur un terrain vacant qu’ils viennent d’acquérir. L’architecte Frank R. Foster supervise la curieuse opération et refait totalement les plans pour les intérieurs. En raison de la dénivellation du terrain, le soubassement est rehaussé et atteint presque la hauteur d’un étage à l’arrière de l’édifice.  

Le «nouvel» édifice est baptisé Métropole dès son ouverture. Proche voisin du nouveau palais de justice (édifice Ernest-Cormier, 1922-1926), il héberge principalement des bureaux d’avocats et de notaires. Il loge aussi, des années 1930 aux années 1960, des services gouvernementaux provinciaux aux étages inférieurs. Dans les années 2000, il abrite toujours de nombreux bureaux reliés au domaine des affaires légales.

Avertissement

Érigé en 1903-1904, cet édifice est déplacé de son emplacement d’origine (angle Saint-Jacques et Dollard) et reconstruit à l’identique à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent en 1928-1929.

Autres occupants marquants
Locataires :
  • Gouvernement du Québec (services gouvernementaux)
    (locataire de environ 1935 à environ 1965)
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Lecture architecturale  
L’édifice Métropole – littéralement déménagé en 1928-1929 – est situé, comme à l’origine, sur un lot d’angle et présente deux façades sur rues. Construit selon un plan rectangulaire et occupant la quasi-totalité du lot, ses façades sur rues sont recouvertes respectivement de granit gris aux étages inférieurs et probablement de grès chamois de l’Ohio aux étages supérieurs. Un parement en brique est utilisé pour les autres élévations.  Il est le premier gratte-ciel montréalais qui, en 1904,  atteint dix étages, soit le nombre maximum permis par la réglementation municipale de 1901. Il constitue le premier véritable exemple du gratte-ciel montréalais du début du XXe siècle, voire le premier exemple canadien qui prend pour modèle ce type de gratte-ciel élaboré aux États-Unis.

L’édifice affiche une composition tripartite claire que renforce l’emploi du granit à bossages en table aux premiers niveaux. L’étroitesse relative de la façade principale ainsi que la nette lisibilité des travées, de la base au sommet, créent un effet de hauteur qui correspond bien à l’analogie avec une colonne classique (base, fût et chapiteau), une approche académique d’esprit beaux-arts développée aux États-Unis. Tout le vocabulaire architectural contribue au classicisme de la composition. L’ornementation des pilastres  des premiers niveaux et les chapiteaux ioniques à chutes des colonnes engagées du sommet, surmontés de têtes de lion, ajoutent des touches d’esprit baroque dans une composition plutôt sobre. Il s’agit en somme d’un gratte-ciel nord-américain tripartite, au décor classique avec un accent néo-baroque.

Les grandes baies et le caractère monumental du rez-de-chaussée rappellent la présence d’une banque. Contrastant avec la partie médiane réservée aux bureaux, le couronnement suggère par son raffinement et la forme différente de ses fenêtres des locaux plus prestigieux. Les locaux reçoivent un généreux éclairage des façades principales et d’une élévation secondaire étroite au sud-est, tandis que les ascenseurs et autres équipement sont concentrés du côté du mur mitoyen aveugle. Une seule entrée, le portail de la rue Notre-Dame, assurait en 1904 l’accès à la succursale bancaire et au hall d’ascenseurs. Il demeure l’entrée principale lors de la reconstruction de la fin des années 1920, ce que la discrète entrée secondaire qu’on aménage dans la façade latérale ne remet pas en cause.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-44-4680-00

Propriété :

0040-44-4680

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 15 juillet 2014