Nouvelle recherche
Base de données sur le patrimoine
  FICHE DU BÂTIMENT 
Identification  
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.
 
La façade.
©Denis Tremblay, 2006
 
L'arrière.
©Denis Tremblay, 2015
 
Détail de la façade.
©Denis Tremblay, 2015
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Maison Pierre-Berthelet [1822]

Adresse civique :
  • 177-179, rue Saint-Paul Ouest
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
haut de page
Construction  
Date de construction initiale :

1822

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Joseph Godard dit Lapointe
    (maçon et entrepreneur)
Nom du propriétaire constructeur :
  • Pierre Berthelet (marchand)
    (propriétaire du 1784-09-25 au 1830-01-02)
Typologie d'origine :
  • maison-magasin

Commentaire sur les travaux

Marché de construction (notaire N.B. Doucet, 9 février 1822).

haut de page
 
Détail de la devanture et de la voisine.
©Denis Tremblay, 2015
 
Élévation rue Saint-Paul.
©Ville de Montréal, vers 1995.
 
Élévation arrière.
©Ville de Montréal, vers 1995.
 
Histoire  

Histoire du bâtiment

La majeure partie de ce bâtiment est construite en 1822. À la suite d'un incendie, Pierre Berthelet, propriétaire de l'emplacement depuis 1784, engage le maçon et entrepreneur Joseph Godard dit Lapointe pour rebâtir deux maisons en pierre de trois étages. Celle-ci se trouve du côté droit (nord-est) du lot. Le marchand Isidore Malo en devient vraisemblablement le premier locataire. L'utilisation du terme « maison » pour désigner l'immeuble ainsi que la présence d'un magasin mentionné dans un bail de 1824 suggèrent une utilisation mixte des lieux, résidentielle et commerciale. Malo tient sans doute son commerce au rez-de-chaussée et habite au-dessus. On ne connaît toutefois pas l'apparence d'origine du rez-de-chaussée commercial. Les vitrines datent probablement de rénovations effectuées dans les années 1840, ce qui donne au bâtiment l'allure typique des maisons-magasins alors en vogue. Il faut par ailleurs imaginer en lieu et place du dernier étage un toit en pente percé de lucarnes.

Le rôle foncier de 1849 montre que la maison-magasin conserve encore cette double vocation. Dès 1855 toutefois, alors qu'elle est occupée par un marchand de cuir, elle ne sert plus qu'à des fins commerciales. Jusqu'au début du XXe siècle, les locataires, surtout des marchands, s'y succèdent. La famille Berthelet en demeure propriétaire jusqu'en 1907.

Ovide Tremblay achète l'immeuble en 1908 après que des travaux aient été réalisés en cette même année, possiblement dans le cadre d'une entente entre Tremblay et le propriétaire qui détient l'immeuble pendant moins d'un an avant lui. Un étage serait ajouté sous la direction de la firme d'architectes MacVicar & Heriot Tremblay y établit un hôtel, un restaurant et, au troisième étage, sa résidence. Le quatrième étage est habité par certains de ses employés. Un incendie survient en 1917 et endommage l'intérieur de l'immeuble. Un manufacturier de fourrures s'y installe après la rénovation. Tremblay, devenu marchand, loue aussi une partie de son immeuble à un restaurateur dans les années 1920, mais la confection de vêtements de fourrure devient la principale activité a y être exercée jusqu'au milieu des années 1960.

Au cours des dernières décennies du XXe siècle, l'immeuble retrouve sa mixité d'origine, combinant habitation et commerce, un dépanneur étant présent en 1980. Des bureaux d'affaires s'installent également. Des fenêtres à volets sont installées en façade alors que les escaliers de secours du début du XXe siècle sont conservés. D'autres travaux de rénovation réalisés au tournant du siècle sont surtout perceptibles à l'arrière. En 2015, la mixité retrouvée perdure.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Ovide Tremblay (hôtelier)
    (propriétaire du 1908-09-04 au 1933-04-26)
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 23 décembre 2015 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : vers 1840
    Reconstruction probable de la devanture commerciale. Une telle devanture dotée d'une vitrine (certainement à grands carreaux à l'origine) et de facture classique n'est pas tout à fait impossible en 1822 dans le Vieux-Montréal, mais très improbable. Si tel était le cas, ce serait la plus ancienne encore en place.


     
  • Travaux 2
    Date des travaux : 1908
    Modification à la volumétrie verticale du bâtiment.

    Ajout d'un ou de plusieurs étages au bâtiment.

    Remplacement d'un toit en mansarde ou d'un toit plat par un autre type de toiture.

    Le bâtiment est rehaussé d'un étage et est coiffé d'un toit plat.


    Quoique le dossier d'inventaire de 1980 situait ces travaux vers 1860, et ce, peut-être à cause de la facture victorienne des linteaux décoratifs, l'augmentation de la valeur du bâtiment dans les rôles fonciers et une indication de travaux dans Le Prix Courant révèle plutôt des modifications en 1908. Louis Eustache Masson, propriétaire pendant un peu plus d'un an, fait faire ces travaux, probablement dans la cadre d'une entente privée avec Ovide Tremblay à qui il revend en septembre 1908.


    Concepteur de la transformation :
    MacVicar & Heriot (architectes)
     
haut de page
Lecture architecturale  
Les trois premiers niveaux de la façade présentent les caractéristiques d'une maison-magasin typique. Cette apparence tient d'abord, chronologiquement parlant, aux deux niveaux médians en pierre taillée. L'aspect plus ou moins régulier des pierres équarries (dont certaines paraissent piquées) de même que les encadrements et les chaînes d'angle encore distincts du reste du parement, aident à situer cette façade au début des années 1820 tandis que la devanture commerciale dotée d'une vitrine, de facture résolument classique − une suite de pilastres supportant un entablement −, trahit une modification réalisée vers 1840 alors que le modèle de la maison-magasin est bien établi. Le dernier étage révèle enfin une modification majeure plus tardive. Les linteaux décoratifs d'esprit victorien apparaissent comme une fantaisie sur ce nouvel étage par ailleurs très simple, revêtu de pierre taillée uniforme. D'un point de vue fonctionnel les entrées ont sans doute été modifiées au fil du temps, mais on peut supposer qu'il y en ait eu deux à l'origine, une pour le commerce et l'autre pour les étages habités − sans entrée cochère grâce à un ancien accès à l'arrière par la rue Saint-François-Xavier.
haut de page
Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
haut de page
Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

haut de page
Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-41-4825-00

Propriété :

0040-41-4825

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
Droits réservés, 2002-2017
Données mises à jour le 23 décembre 2015