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  FICHE DU BÂTIMENT 
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L'édifice Versailles, rue Saint-Jacques.
©Denis Tremblay, 2006
 

Illustraded Montreal Old and New, 1915, p.250
 
Détail d’une carte postale, vers 1925.
©Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Collection de cartes postales, CP 023132 CON
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Édifice Versailles

Adresse civique :
  • 60, rue Saint-Jacques
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1913-1914

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Ross & MacFarlane
    (firme d'architectes)
Nom du propriétaire constructeur :
  • Joseph Versailles
    (propriétaire de 1912 à 1951)
Typologie d'origine :
  • gratte-ciel
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Les deux premiers niveaux de la façade.
©Denis Tremblay, 2006
 
Panneau sculpté.
©Denis Tremblay, 2006
 
L'élévation latérale gauche.
©Denis Tremblay, 2014
 
Histoire  

Histoire du bâtiment

En 1913-1914, un nouveau gratte-ciel de dix étages est érigé sur la rue Saint-Jacques, tout juste à l’arrière de l’édifice de la New York Life Assurance. Son propriétaire, Joseph Versailles, a acquis l’emplacement en 1910 dans le but d’y faire construire un immeuble locatif. Pour ce faire, on doit démolir un bâtiment de trois étages utilisé alors comme auberge. La conception de l’immeuble de bureaux est confiée aux architectes Ross et MacFarlane.

Le nouvel immeuble de bureaux accueille de nombreux occupants. La firme de courtage de Joseph Versailles y occupe d’abord les locaux du rez-de-chaussée jusqu’aux années 1930 et ensuite un bureau au 2e étage jusque dans les années 1950. De grands bureaux d’avocats et de notaires canadiens-français forment jusqu’aux années récentes la majeure partie de la clientèle. Quelques locataires viennent ici et là nuancer ce profil général. À titre d’exemple, l’Association catholique de la Jeunesse canadienne-française (ACJC), dont Versailles a fait partie, occupe des locaux de la fin des années 1910 aux années 1930.

L’immeuble demeure la propriété de Joseph Versailles et de ses héritiers jusqu’au début des années 1950 même si l’homme d’affaires a recommandé à son épouse de le vendre après son décès, survenu en 1931. L’édifice Versailles changera de propriétaire plusieurs fois par la suite.

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Lecture architecturale  
L'édifice Versailles présente les principales caractéristiques du gratte-ciel montréalais du début du XXe siècle, notamment les dix étages permis par la réglementation municipale. L’édifice de plan rectangulaire ne possède qu’une façade sur rue, en pierre, faisant front à la rue Saint-Jacques. Un passage pratiqué entre l’édifice Versailles et l’immeuble voisin à gauche permet cependant l'exposition d’un autre mur en pierre – habituellement, on utilise la brique pour les élévations secondaires. L'élévation arrière, qui jouit aussi d’un passage d’accès, est en brique

La composition tripartite de l’édifice ressort clairement, les cinq niveaux très dépouillés de la partie médiane laissant la vedette aux parties inférieure et supérieure plus élaborées. L’étroitesse relative de la façade principale renforce l’analogie avec une colonne classique (base, fût et chapiteau), une approche académique développée aux États-Unis, d’esprit beaux-arts. Le décor architectural s’inscrit avec sobriété dans la tradition classique, avec des piliers latéraux à bossages aux premiers niveaux, une frise à triglyphes doriques, des chambranles à crossettes au troisième niveau et des pilastres à panneaux au sommet, la Renaissance italienne étant sans doute la principale époque de référence commune de ces éléments. Les trois panneaux décoratifs surmontant les ouvertures du rez-de-chaussée – ornés de festons, de rubans et de candélabres – constituent la touche la plus délicate de ce gratte-ciel tripartite nord-américain au décor sobrement classique.

Le décor élaboré de la partie inférieure témoigne du prestige que l'on veut accorder à ses occupants. Bien que les hautes fenêtres évoquent une utilisation commerciale conventionnelle, il s’agissait plutôt d’assurer la visibilité pour ses clients de la firme de courtage Versailles, Vidricaire et Boulais. Aux étages supérieurs, la répétition régulière suggère des valeurs locatives uniformes jusqu’au sommet. Malgré une implantation avec une seule façade sur rue, les locaux  bénéficient d'un fenêtrage abondant sur trois côtés, un avantage réservé normalement aux immeubles en tête d'îlot. Des passages à gauche et à l’arrière de l’édifice permettent les baies dans ces élévations. Quant au portail décentré avec son imposte vitrée, il s'agit de l'unique entrée de l'édifice desservant à l’origine l'entreprise de courtage et les bureaux des étages supérieurs.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1995-04-26) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-33-1793-00

Propriété :

0040-33-1793

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 5 février 2014