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  FICHE DU BÂTIMENT 
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L'édifice vu de la rue Saint-François-Xavier
©Denis Tremblay, 2014
 
Dessin publié lors de la construction.
Montreal Star, 6 septembre 1900.
 
La façade sur la rue de l'Hôpital et l'élévation latérale, vues depuis la rue Notre-Dame Ouest.
©Denis Tremblay, 2014
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Édifice du C. P. R. Telegraph

Autre appellation :
  • Édifice Telegraph Chambers
Adresses civiques :
  • 204, rue de l' Hôpital
  • 444, rue Saint-François-Xavier
    (façade latérale)
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1900-1901

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Hutchison and Wood
    (agence d'architectes)
Nom du propriétaire constructeur :
  • Richard B. Angus
    (propriétaire de 1900 à 1922)
  • Thomas Shaughnessy
    (propriétaire de 1900 à 1922)
Typologie d'origine :
  • gratte-ciel
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Détails de l'entrée du bureau de télégraphie du CPR.
©Denis Tremblay, 2014
 
Entrée des anciens bureaux locatifs, rue de l'Hôpital.
©Denis Tremblay, 2005
 
Le décor intérieur, dans le hall d'entrée.
Photographie Guy Mongrain, 2007
 
Histoire  

Histoire du bâtiment

En 1900-1901, la compagnie ferroviaire Canadien Pacifique confie à l’agence d’architectes Hutchison and Wood la construction de cet édifice de huit étages afin de loger entre autres certaines de ses divisions, notamment son service de télégraphie. Deux membres de la haute direction de l’entreprise, le nouveau président Thomas Shaughnessy et Richard B. Angus, font d’abord l’acquisition de deux propriétés sur la rue de l’Hôpital en mai 1900. La première appartenait à George-Casimir Dessaulles, ancien maire de Saint-Hyacinthe pendant près de 25 ans, la seconde à la succession John James Arnton. Au début de l’été 1900, on démolit les bâtiments sur ces terrains et on débute la construction. Terminé vers le début du printemps 1901, le bâtiment se classe parmi les plus hauts édifices montréalais, aucun ne dépassant huit étages à cette époque.

En 1901, plusieurs services du Canadien Pacifique s’installent dans l’édifice. Les bureaux du C.P.R. Telegraph occupent une partie du rez-de-chaussée et son central télégraphique le huitième étage. Le Montreal Club, club privé prestigieux d’hommes d’affaires qui occupait auparavant l’immeuble de la succession Arnton, est un autre locataire important : il occupe tout le septième étage et une partie du huitième étage entre 1901 et 1912. Quant aux locaux de bureaux, ils attirent des courtiers, mais surtout des entreprises comme la Laurentide Paper Company, présidée par William Van Horne, ou la Lake of the Woods Milling Co.

Angus et Shaughnessy cèdent les titres de propriété en 1922 au Canadien Pacifique, lequel occupe l’édifice jusqu’à sa vente en 1980. Des promoteurs lancent alors un projet d’envergure : la transformation de l’immeuble en copropriété. Terminé en 1981, ce projet est l’un des premiers du genre dans le Vieux-Montréal. En 1999-2000, l’édifice a fait l’objet d’importants travaux de restauration.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Chemin de fer Canadien Pacifique
    (propriétaire de 1922 à 1980)
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 13 juin 2014 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1980
    Fin des travaux : 1981
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Conversion de l'édifice en immeuble résidentiel en copropriété. Une subvention a été versée pour les composantes restaurées.



    Concepteur de la transformation :
    S. Chander Chopra (architecte)
     
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Élévation rue de l'Hôpital.
©Ville de Montréal, vers 1995.
 
Élévation, rue Saint-François-Xavier.
©Ville de Montréal, vers 1995.
 
Le mur arrière.
©Denis Tremblay, 2014
 
Lecture architecturale  
L’édifice du C. P. R. Telegraph est un immeuble de bureaux de plan rectangulaire de huit étages avec une structure d’acier. Coiffé d’un toit plat, l’édifice occupe la totalité d’un lot d’angle avec deux façades sur rues formant à leur intersection un étroit pan oblique. Sur la façade principale de la rue de l’Hôpital et la façade de la rue Saint-François-Xavier, un parement de grès chamois est utilisé pour la partie inférieure et les éléments décoratifs, tandis que la brique couvre les étages supérieurs. La même brique est utilisée pour le mur latéral dégagé par un petit passage et pour le mur arrière.

L’édifice apparaît a priori divisé en deux parties qui se distinguent par les matériaux et le traitement. Les premiers niveaux en pierre semblent former un socle qui supporte les autres étages en brique. Les proportions et la composition créent un effet de solidité autant que de hauteur. Des piliers amorcés au rez-de-chaussée se prolongent en effet entre les arcades segmentaires dans lesquelles s’inscrivent des fenêtres. L’étage supérieur au traitement différencié et sa corniche débordante couronnent une composition qui annonce l’archétype du gratte-ciel montréalais tripartite du début du XXe siècle. Le vocabulaire architectural, lui-même classique jusque dans les moulures à l’antique ornées d’oves et de dards, rappelle la Renaissance italienne tardive, l’architecture baroque et les beaux-arts français, avec des éléments tels les bossages un-sur-deux des portails, les clefs surdimensionnées au sommet des ouvertures, les cartouches très ornés et les consoles à festons. Il s’agit de l’un des premiers édifices en hauteur montréalais à s’inscrire dans le nouveau courant académique nord-américain.

L’étroite et haute façade oblique de l’entrée du bureau de télégraphie, face à la bourse, attire d’abord le regard pour qui arrive par la rue Saint-François-Xavier. Apparaît ensuite la façade de la rue de l’Hôpital, presque aussi large que haute, avec en son centre l’entrée des bureaux et, à l’extrémité, une entrée secondaire. Les deux entrées principales menaient entre autres aux bureaux ouverts au public dotés de grandes fenêtres au rez-de-chaussée. Les inscriptions au-dessus de l’entrée de la rue de l’Hôpital (« Telegraph Chambers » et « Can Pacific R’Y »), celle inscrite dans le grillage décoratif de l’entrée du pan oblique (« Telegraph Office ») et le monogramme « CPR » au-dessus de celle-ci rappellent les différentes entités.

Intérieur partiellement visible de l’entrée

De l’entrée principale, rue de l’Hôpital, les intérieurs visuellement accessibles comprennent un petit vestibule suivi par un hall d’ascenseurs. Leur décor reprend des éléments décoratifs d’inspiration classique, très élaborés. Les murs du vestibule et du hall d’entrée, comme les planchers, sont revêtus de marbre que surplombent un entablement décoratif et une arcade ornée de rosaces. Les plafonds à caissons, celui du hall des ascenseurs en particulier, sont richement décorés avec des feuilles de laurier en frise, des rosaces, des denticules et des arabesques peintes en fausse pierre et dorées. Les ascenseurs menant aux anciens étages locatifs, aujourd’hui résidentiels, possèdent encore les indicateurs d’étage d’origine. Situés de part et d’autre du hall d’entrée, les locaux logeant anciennement le C.P.R. Telegraph ont conservé les plafonds et les colonnades d’origine.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-31-4347-00

Propriété :

0040-31-4347

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 13 juin 2014