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  FICHE DU BÂTIMENT 
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La façade en pierre de l'ancienne maison-magasin.
©Ville de Montréal, 2007
 
Piliers traités comme des pilastres sous un entablement à deux fasces.
©Denis Tremblay, 2015
 
Avant les travaux de restauration.
©Ville de Montréal, 1998
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Maison-magasin Paschal-Persillier-Lachapelle I

Adresse civique :
  • 358-364, rue Saint-Paul Ouest
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Ensemble :

Fait partie de : Immeubles Joseph-Ward
comprenant aussi

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1841

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Michel Brault dit Pomminville
    (maçon et entrepreneur)
  • François-Xavier Boucher
    (maçon et entrepreneur)
Nom du propriétaire constructeur :
  • Paschal Persillier dit Lachapelle père (bourgeois)
    (propriétaire du 1837-08-04 à environ 1850)
Typologie d'origine :
  • maison-magasin

Détail des travaux

Commentaire sur les travaux

Marché de construction (notaire J.A. Labadie, 7 novembre 1840).

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Histoire  

Avertissement

La façade de cette maison-magasin est considérée ici comme un vestige faisant partie de l'immeuble Beaver (ou Joseph-Ward II).

Histoire du bâtiment

Paschal Persillier dit Lachapelle fait bâtir cette maison-magasin en 1841. En décembre 1836, il devenait propriétaire, conjointement avec son fils Paschal, de cet emplacement allant de la rue Saint-Paul à la rue des Commissaires (place D’Youville), avec une maison de deux étages et une écurie en bois. Devenu le seul propriétaire dès 1837, Paschal Persillier dit Lachapelle père engage les maçons entrepreneurs Michel Brault dit Pomminville et François-Xavier Boucher pour construire le bâtiment de trois étages ainsi que deux ailes à l’arrière. Conçu à l’instar des autres maisons-magasins pour servir à des fins commerciales et résidentielles, l’immeuble est occupé en 1842 en partie par les épiciers James Mathewson et Thomas Rattray et en partie par Robert Armour, marchand en gros de dry goods (tissus, mercerie et peut-être autres produits). En 1842, Persillier-Lachapelle fait également construire un immeuble similaire, ailes comprises, donnant sur la rue de la Commune (place D'Youville), avec une porte-cochère qui dessert l'étroite et longue cour commune de l'ensemble.

La double vocation de l'immeuble est de courte durée. Il cesse d’être occupé comme résidence au début des années 1850, mais continue d’être loué essentiellement à des marchands. Les espaces voués au départ à l’habitation sont rapidement utilisés à des fins d’entreposage et de fabrication. À partir des années 1880, l’immeuble abrite de façon quasi ininterrompue des manufacturiers et marchands de fourrures.

En 1907, l’emplacement devient la propriété de Joseph Ward (il l'a d'abord possédé en commun avec un associé, à compter de 1904). La cour commune est alors recouverte d'une verrière (possiblement mise en place dès 1905, elle apparaît sur un plan de 1909). Certains locataires commencent à occuper des locaux dans les deux bâtiments d'origine, notamment le commerce de vêtements de fourrures J.A. Alexandor Limited, arrivé en 1903. Vers 1910-1915, l'ancien étage de comble est démoli et remplacé par un étage recouvert d'un toit plat. (Pour l'histoire de ce bâtiment unifié, voir l'immeuble Beaver ou Joseph-Ward II).

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Joseph Ward (marchand)
    (propriétaire du 1907-03-02 au 1922-04-04)
Autres occupants marquants
Locataires :
  • J.A. Alexandor Limited (fabricant et marchand en gros et au détail de vêtements de fourrures)
    (locataire de 1903 à 1925)
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 26 janvier 2016 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : entre 1909 et 1916
    Modification à la volumétrie verticale du bâtiment.

    Ajout d'un ou de plusieurs étages au bâtiment.

    Remplacement d'un toit en mansarde ou d'un toit plat par un autre type de toiture.

    Ancien comble à deux versants remplacé par un nouvel étage en brique recouvert d'un toit plat.

    En comparant une version originale du plan Goad de 1909 et une planche réimprimée en 1912 et corrigée en 1916, il appert que le nouvel étage est mis en place entre 1909 et 1916. Dès avant 1909, une verrière recouvre la cour commune arrière; probablement entre 1904 (acquisition par Ward et Clunie, son associé) et 1909 (plan Goad où elle apparaît), possiblement en 1905-1906 alors que Ward fait construire un imposant immeuble neuf sur l'emplacement voisin.



     
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Lecture architecturale  
Ce bâtiment en pierre, intégré dans un immeuble plus grand comme en fait foi l'étage de brique ajouté, présente les caractéristiques majeures des maisons-magasins de son époque. Il est implanté en bordure de la rue, suivant l'usage, avec une cour à l'arrière. De façon plus fondamentale, le bâtiment comporte un rez-de-chaussée commercial très fenêtré (on peut imaginer les vitrines à grands carreaux d'origine). On reconnaît par ailleurs les étages résidentiels d'origine à leurs fenêtres régulières et au parement de pierre taillé à joints maigres, constitué d'assises de bonne hauteur − les fenêtres à carreaux mises en place lors des travaux de restauration rappellent toutefois la seconde moitié du XIXe siècle. Il faut enfin imaginer une toiture à deux versants percée de lucarnes, démolie au début du XXe siècle.

Les pilastres ainsi que l'entablement qui ornent la façade rappellent quant à eux l'esprit néoclassique dominant à l'époque de la construction. Le rythme très régulier des huit travées de la composition et l'équilibre des vides et des pleins sont ici particulièrement remarquables. Il faut souligner également que les fenêtres du troisième niveau sont de même hauteur qu'au deuxième, alors qu'un dernier niveau de hauteur moindre est plus courant. Enfin, de petits corbeaux ajoutent une discrète touche décorative sous les appuis de fenêtre de ce niveau, un élément fréquent à l'époque de la construction.

Les emplacements des trois entrées actuelles peuvent être d'origine. Avant les travaux récents, il y en a eu une autre (troisième travée à partir de la droite). Il est plausible qu'il y en ait eu quatre dès la construction, deux pour les commerces et deux pour les étages habités. Le bâtiment disposait également d'un accès à l'arrière grâce à une entrée cochère donnant sur l'ancienne rue des Commissaires (place D'Youville), et dont il subsiste la trace.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0039-38-7893-01

Propriété :

0039-38-7893

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 26 janvier 2016