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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Grand Séminaire de Montréal
©Ville de Montréal, 2002
 
Grand Séminaire de Montréal
©Ville de Montréal, 2002
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Grand Séminaire de Montréal

Adresse civique :
  • 2065, rue Sherbrooke Ouest
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Ensemble :

Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal
comprenant aussi

Secteur d'intérêt patrimonial :

Fort de la Montagne

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1854-1857

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • John Ostell
    (architecte)
    Né à Londres, John Ostell (1813-1892) s'établit à Montréal en 1834 après avoir reçu une formation d’architecte et d’arpenteur en Angleterre. Dès son arrivée à Montréal, il mène de front ces deux métiers pour devenir, d’une part, l’arpenteur des sulpiciens et, d’autre part, l’un des architectes les plus importants de Montréal durant les années 1836-1856. Outre le Grand Séminaire, il conçoit un grand nombre d’édifices montréalais comme la maison des douanes de la place Royale, 150 Saint-Paul Ouest (1836-1838) et l’immeuble de la faculté des arts du McGill College, 805 Sherbrooke Ouest (1839-1843). Durant la seconde partie de sa vie active, il délaisse l’architecture et devient un homme d’affaires prospère.
Nom du propriétaire constructeur :
  • Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
    (propriétaire de 1854 à aujourd'hui)
    La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est créée en France en 1641. À l’origine, la vocation des sulpiciens est principalement orientée vers la formation des prêtres par la mise sur pied de séminaires. Le sulpicien Jean-Jacques Olier, étroitement lié à l’histoire de Montréal malgré qu’il n’ait jamais foulé le sol de la Nouvelle-France, est l’un des fondateurs de la Société de Notre-Dame de Montréal. Celle-ci est à l’origine de la fondation de Ville-Marie en 1642. La paroisse de Notre-Dame est desservie par les sulpiciens à partir de 1657, qui deviennent ensuite propriétaires de la seigneurie de l’île de Montréal en 1663. Leur statut de seigneurs permet aux sulpiciens d’être actifs dans le développement de l’île de Montréal en construisant notamment des infrastructures routières et des moulins. C’est à la demande de monseigneur Ignace Bourget, en 1840, que les sulpiciens renouent avec leur vocation d’origine en acceptant la responsabilité de la formation des futurs prêtres du diocèse de Montréal.
Typologie d'origine :
  • Édifice religieux
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Histoire  

Évolution du bâtiment

Les sulpiciens occupent ce site dès 1676. D'abord simple mission vouée à l’évangélisation des Amérindiens, elle deviendra à partir de 1685 un ensemble architectural englobant un ouvrage défensif avec courtines et tours, ainsi que des habitations, une chapelle et des installations agricoles. La mission amérindienne quitte le site en 1692 pour s’établir au Sault-au-Récollet. Dès lors, le fort des Messieurs de Saint-Sulpice devient un lieu de repos pour les sulpiciens.

Grâce à l’entente conclue en 1840 entre l’évêque du diocèse de Montréal, monseigneur Ignace Bourget, et les sulpiciens, ces derniers obtiennent la responsabilité de la formation des futurs prêtres du diocèse. Les séminaristes sont accueillis dans un nouvel édifice érigé en 1854 d’après les plans de John Ostell, dans l’enceinte démantelée de l’ancien fort des sulpiciens, dont seulement deux tours subsistent encore aujourd'hui.

En 1875, on procède au prolongement du corps principal du séminaire vers l’ouest par la construction d’une nouvelle aile, et on modifie le profil de la toiture en adoptant le toit à la Mansart. Ces modifications sont effectuées selon les plans de l’architecte Henri-Maurice Perrault. L’aile ouest est de nouveau prolongée en 1900. En 1903, l’ancienne chapelle des séminaristes de 1864 est remplacée par une nouvelle chapelle plus spacieuse, dessinée par les architectes Marchand et Haskell. Une nouvelle aile, nommée l’aile du Centenaire, est construite à l’arrière du séminaire en 1940.

Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 8 avril 2005 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1875
    Fin des travaux : 1877
    Toit à deux versants remplacé par un toit mansardé.

    Concepteur de la transformation :
    Henri-Maurice Perrault (architecte)
     
  • Travaux 2
    Date des travaux : 1903
    Fin des travaux : 1907
    Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.

    Reconstruction et transformation de la chapelle des séminaristes

    Concepteur de la transformation :
    Marchand et Haskell (architectes)
     
  • Travaux 3
    Date des travaux : 1990
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Restauration de la chapelle du Grand Séminaire et ajout d’un nouvel orgue

    Concepteur de la transformation :
    Claude Beaulieu et Gilles Lavigueur (architectes)
     
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Lecture architecturale  
Étant fortement inspiré par le courant néoclassique en vogue depuis le début du XIXe siècle au Canada, John Ostell reprend les principales caractéristiques de ce style pour la construction du Grand Séminaire. L’édifice original est parfaitement symétrique, avec un corps central et des pavillons latéraux qui forment un plan en forme de U autour d’un jardin.

Construit en pierre grise de Montréal, le Grand Séminaire affiche la sobriété et l’austérité caractéristiques du néoclassicisme. L’édifice de trois étages sur rez-de-chaussée possède un comble mansardé qui a remplacé le toit à deux versants d’origine. Les baies sont sobrement encadrées de chambranles de pierre, les arêtes sont ornées de chaînages d’angle, et un bandeau en pierre de taille marque chacun des étages, soulignant ainsi l’horizontalité de l’édifice. La travée centrale et les murs pignons de chaque aile latérale possèdent un fronton dont le tympan est percé d’un œil-de-bœuf.

La chapelle du Grand Séminaire, agrandie et transformée en 1903, est un élément très important de ce complexe architectural. Située dans l’aile est du séminaire, elle a été prolongée de près de douze mètres tout en conservant la même composition architecturale à l’extérieur. Il faut souligner la grande qualité du décor intérieur de style Beaux-Arts, avec ses stalles en chêne disposées de chaque côté de l’allée centrale et sa voûte enrichie par une toile marouflée de Joseph Saint-Charles.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par les statuts suivants :
  • Situé dans le site patrimonial du Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice (classé) (2012-10-19).
    Anciennement un site historique classé (1982-05-26) (juridiction provinciale)
  • Situé dans l'aire de protection des Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice depuis le 1975-05-12 (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

9839-12-6740-03

Propriété :

9839-12-6740

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 6 décembre 2016