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Monastère des carmélites
©Ville de Montréal, 2002
 
Chapelle du monastère des Carmélites.
©Ville de Montréal, 2009
 
Monastère des carmélites
©Ville de Montréal, 2002
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Monastère des carmélites

Autres appellations :
  • Carmel de Montréal
  • Le Carmel
  • Monastère de Notre-Dame-de-Mont-Carmel
Adresse civique :
  • 301-371, avenue du Carmel
Arrondissement ou ville :

Le Plateau-Mont-Royal (Montréal)

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1895-1896

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Alfred Préfontaine
    (architecte -- concepteur)
    Alfred Fournier, dit Préfontaine, (1865-1945) est formé par son beau-frère, Victor Bourgeau, architecte reconnu pour la conception de nombreux bâtiments religieux. Il est principalement actif entre 1888 et 1910, alors qu’il conçoit des édifices conventuels, religieux et municipaux ainsi que plusieurs maisons bourgeoises dans la région de Montréal. On lui doit notamment l’Académie Saint-Georges et la villa Préfontaine de Longueuil de même que le presbytère et le couvent de Boucherville. À partir de 1913, il délaisse la pratique privée et devient inspecteur en bâtiment pour la Ville de Longueuil.
  • Adéline Lucas, Mère Séraphine du Divin Cœur de Jésus

    Mère Séraphine (1816-1888) est religieuse au Carmel de Reims avant de fonder le Carmel de Montréal en 1875. Détentrice des savoirs propres aux prescriptions de l’ordre, elle est ici la gardienne de la tradition monastique des Carmélites déchaussées. Elle étudie les plans des monastères français et espagnols afin d’élaborer un modèle architectural montréalais. Ainsi, elle s’assure que l’ensemble architectural du futur monastère de Montréal soit conforme à la règle et elle assure la filiation, qui lui est chère, avec les premiers Carmels européens.
  • Père Joseph Télesphore Savaria

    Le père Savaria (1856-1916) est le chapelain du Carmel. À la suite du décès de mère Séraphine et à la demande de celle-ci, il assure la transmission de la tradition. C’est en suivant les instructions de cette dernière et en utilisant les outils qu’elle a laissés qu’il dirige les travaux de construction du Carmel.
Nom du propriétaire constructeur :
  • Corporation des Moniales Carmélites Déchaussées
    (propriétaire à une date inconnue)
    Les Carmélites, dites déchaussées, doivent leur formation et leur spécificité à Thérèse d’Avila, qui entreprend en 1562 la réintroduction des règles primitives et la fondation de plusieurs monastères. Ces carmélites se distinguent par des vœux de pauvreté, d’humilité, de silence et de clôture. Au XIXe siècle, au Québec, l’évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget (1799-1885), développe son diocèse et voit à la fondation et à la venue de plusieurs congrégations religieuses. Lorsque les six sœurs fondatrices du Carmel de Montréal arrivent en 1875, il s’agit du premier ordre monastique voué à la contemplation et à l’oraison à s’établir au Québec. Mère Séraphine est désignée à la direction, en plus de dresser les plans du premier monastère et d’en diriger la construction en respectant en tous points la règle des Carmélites déchaussées.
Typologie d'origine :
  • Édifice religieux
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Histoire  

Évolution du bâtiment

Les Carmélites aménagent d’abord à Hochelaga en 1879, sur la rue Notre-Dame, entre les futures rues Joliette et Nicolet, avant de s’établir dans le monastère actuel. Ce premier bâtiment (démoli en 1929-1930) est temporaire, car il ne peut être limité par un mur d’enceinte tel que l’exigent les règles de l’ordre. De plus, certains problèmes engendrés par la crue du Saint-Laurent le rendent rapidement insalubre. Le père Savaria, devenu le second porteur de la tradition à la suite du décès de mère Séraphine en 1888, trouve l’emplacement actuel et en fait l’achat en 1892. Les alentours sont peu développés à ce moment.

Alfred Préfontaine est nommé à titre d’architecte, bien que le père Savaria coordonne l’ensemble du projet, qui est une copie presque conforme du premier monastère. Le mandat est clair : respecter les prescriptions de l’ordre, sans prétention esthétique ou décor superflu. Là où l’architecte intervient davantage, c’est dans la cohérence de l’ensemble, dans les aspects constructifs et dans la finesse de la réalisation.

Dès sa construction en 1895-1896, le Carmel de Montréal revêt l’apparence qu’on lui connaît aujourd’hui. Le monastère, la chapelle publique, la maison du chapelain et les ermitages sont érigés au même moment. Au fil du temps, quelques modifications mineures ont lieu sur le bâtiment, sans toutefois entraver son authenticité. D’abord, un clocher est construit en 1901. Puis, vers 1950, un jubé et des escaliers s’ajoutent à l’intérieur de la chapelle, qui est alors redécorée. Plus tard, les portes de même que la maison du gardien subissent quelques changements. Les plus grands travaux apportés aux bâtiments originaux sont récents : toutes les fenêtres sont remplacées en 2000-2001 et, à partir de 2007, le mur d’enceinte, si important à cet ordre religieux, est restauré.

Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 27 mai 2009 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1901
    Fin des travaux : 1901
    Ajout d’un deuxième clocher.

    Ajout d’un deuxième clocher pour contenir deux cloches

    Concepteur de la transformation :
    George et François Paccard
     
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Lecture architecturale  
Le monastère des Carmélites suit un plan carré et s’inscrit dans la pure tradition médiévale. On y trouve le carré claustral avec préau fonctionnel attenant à la chapelle. Érigé d’un seul tenant, il se conforme aux lois de la clôture monastique décrétées par le Concile de Trente. Il est le premier monastère et le seul du genre au Québec. La chapelle, pièce maîtresse de l’ensemble, arbore une architecture néogothique avec ses ouvertures ogivales et ses contreforts. Comme les autres composantes de l’ensemble, elle est revêtue de pierre grise et d’ardoise.

De nature simple et régulière, les plans du Carmel de Montréal sont conçus par mère Séraphine, en respect des traditions de l’ordre. Elle va jusqu’à concevoir des maquettes pour les portes, le mobilier, les grilles, les loquets, etc. Il en découle un ensemble homogène en pierre ceinturé d’un mur de moellon mesurant jusqu’à 7,5 mètres de hauteur.

Un peu en retrait de la rue et se fondant dans la trame urbaine, le Carmel de Montréal est conforme aux besoins de ses propriétaires, pour qui la tranquillité et l’isolement sont primordiaux. La sobriété de l’ensemble, sans ornementation ni prétention esthétique, reflète également l’importance que les Carmélites accordent à la simplicité et à la pauvreté. À l’intérieur de l’enceinte, l’ensemble est composé de divers espaces, tous en règle avec la tradition : la chapelle, le préau, les jardins et les ermitages respectent l’architecture traditionnelle en suivant un plan strict et cohérent.

Ce lieu hors du commun, qui s’inscrit dans la tradition de l’architecture monastique européenne, possède un état d’authenticité exemplaire et constitue un ensemble religieux unique au Québec.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par les statuts suivants :
  • Immeuble patrimonial classé sous le nom de Carmel de Montréal
    Anciennement un monument historique classé (2006-05-18) (juridiction provinciale)
  • Situé dans l'aire de protection du Monastère des carmélites depuis le 2007-02-15 (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

9742-39-0183-01

Propriété :

9742-39-0183

 
Avertissement :

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Données mises à jour le 21 janvier 2013