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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Ancienne Bibliothèque centrale de Montréal, façade nord
©Ville de Montréal, 2006
 
Ancienne Bibliothèque centrale de Montréal, façade nord
©Ville de Montréal, 2006
 
Ancienne Bibliothèque centrale de Montréal, façade ouest
©Ville de Montréal, 2006
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Numéro d'ouvrage :

285

Nom du bâtiment :

Bibliothèque Centrale de Montréal

Autre appellation :
  • Édifice Gaston-Miron
Adresses civiques :
  • 1210, rue Sherbrooke Est
  • 2207-2225, rue Montcalm
    (façade latérale)
  • 2224, rue Beaudry
    (façade latérale)
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Rue Sherbrooke Est (entre Amherst et des Érables)

Localisation :
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Propriété municipale d'intérêt patrimonial  
Catégorie : Bâtiments
Statut de propriété : Propriétaire
Profil : Culturel
Usage principal actuel : Bibliothèque
Intérêt patrimonial : Bâtiment municipal d'intérêt patrimonial
Type de bâtiment : Bibliothèque
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Construction  
Date de construction initiale :

1914-1917

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Eugène Payette
    (architecte)
    Né à Montréal, Eugène Payette (1874-1959) est apprenti de 1889 à 1893 à l’atelier de William McLea Walbank. En 1896, il devient membre de l’Association des Architectes de la Province de Québec, dont il sera le président en 1922. De 1896 à 1902, il est dessinateur au bureau de Joseph Venne et de 1902 à 1907, il s’associe à l’architecte Joseph-E. Huot. Par la suite, il pratique seul jusqu’à sa retraite, en 1947. Parmi les diverses réalisations d’Eugène Payette, on retrouve, outre la Bibliothèque centrale, la bibliothèque Saint-Sulpice, 1700 Saint-Denis (1912), l’église Sainte-Clothilde de Montréal (1909), l’ancien refuge Meurling, 435 Champ-de-Mars (1913-1914), le collège André-Grasset, 1001 Crémazie Est (1929), ainsi que plusieurs résidences privées.
Nom du propriétaire constructeur :
  • Ville de Montréal
    (propriétaire de 1914 à aujourd'hui)
    La Bibliothèque centrale de Montréal est érigée entre 1914 et 1917. À ses débuts, la clientèle n’avait pas accès directement aux livres, les rayons étant fermés. Toutefois, au fil des années, cette institution publique s’est développée en une bibliothèque moderne gratuite et accessible à tous. Malheureusement, ne répondant plus à la demande et nécessitant d’importantes rénovations, la bibliothèque centrale a été fermée au début des années 2000. Grand nombre de livres ont alors été acquis par la Bibliothèque nationale du Québec pour enrichir sa collection universelle de prêt, dorénavant accessible à la Grande bibliothèque ouverte en 2005 sur le boulevard De Maisonneuve. Néanmoins, la bibliothèque centrale des jeunes occupe encore des locaux dans le soubassement de l’ancienne bibliothèque municipale, accessibles par la rue Montcalm.
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Ancienne Bibliothèque centrale de Montréal, façade ouest
©Ville de Montréal, 2006
 
 
Évolution du bâtiment  

Histoire de la thématique du groupe ciblé

À l’instar de plusieurs grandes villes d’Amérique du Nord, la vie culturelle à Montréal est en pleine redéfinition au tournant du XXe siècle. Alors que la culture était jusqu’alors pratiquement exclusive à un groupe restreint d’individus bien nantis, elle devient accessible à un plus grand nombre de personnes, au même titre que certains sports et loisirs.

En 1903, l’avènement d’une première bibliothèque publique francophone à Montréal est le fruit d’une longue et difficile bataille. Les tenants d’une telle bibliothèque ont dû faire face à la méfiance tenace des membres du clergé et à l’indifférence des anglophones du conseil municipal, la communauté anglophone étant déjà bien desservie par d’autres bibliothèques, privées ou publiques, dont la bibliothèque municipale de Westmount, ouverte en 1898. Scientifique et technique à ses débuts, la bibliothèque voit rapidement sa collection s’enrichir de livres liés aux domaines historique, artistique et littéraire. Installée dans le Monument national, elle n’est que temporaire et l’espace vient à manquer rapidement, tout particulièrement lorsque la Ville acquiert la collection de 12 500 volumes de Philéas Gagnon en 1910. La Ville de Montréal s’engage finalement, grâce à la détermination de l’échevin Victor Morin, notamment, à construire une véritable bibliothèque sur la rue Sherbrooke, dont la capacité totale d’entreposage atteint les 400 000 livres.

Au fil des années, l’essor de la Bibliothèque centrale est freiné par le manque d’intérêt des autorités municipales et provinciales qui accordent peu de subventions et, de ce fait, la tarification des services devient nécessaire. Par conséquent, la lecture demeure une activité inaccessible pour beaucoup de Montréalais durant la Crise des années 1930, particulièrement pour les francophones, car en ce qui concerne les anglophones, la bibliothèque du Fraser Institute est gratuite et doit refuser des lecteurs. À partir de 1941, diverses mesures sont mises de l’avant afin d’accroître le nombre d’utilisateurs. Tout d’abord, une section pour enfant et une cinémathèque sont aménagées et la bibliothèque demeure ouverte durant la saison estivale. Par ailleurs, le dépôt obligatoire pour le prêt est aboli, ce qui a pour effet de quadrupler le nombre d’abonnés. Enfin, dès 1947, des bibliothèques de quartier sont instaurées pour former un véritable réseau dans toute la ville.

En 1959, la Loi sur les bibliothèques publiques est adoptée. Au cours des décennies suivantes, le ministère des Affaires culturelles fait la promotion des livres et de l’accessibilité à la lecture pour tous. Toutefois, dès le début des années 1960, la Bibliothèque centrale voit son développement retardé en raison du manque d’espace. Certains services et collections sont relocalisés, mais les besoins sont toujours criants. En 1975, un rapport commandé par le ministère des Affaires culturelles démontre la nécessité de construire une nouvelle bibliothèque centrale à Montréal. Néanmoins, il faut attendre les années 1990 avant que la décision d’ériger une nouvelle Grande bibliothèque soit enfin prise.

Points d'intérêt

L’ancienne Bibliothèque centrale de Montréal, construite en 1914-1917, est l’œuvre de l’architecte Eugène Payette (1874-1959), qui a également conçu la bibliothèque Saint-Sulpice quelques années auparavant. Exemple exceptionnel d’architecture civique, cet édifice offre une colonnade monumentale sur la rue Sherbrooke ainsi que des intérieurs d’une qualité et d’une authenticité exceptionnelles, tant au niveau de la forme que des matériaux et des éléments décoratifs. Joyau de l’architecture Beaux-Arts à Montréal, la Bibliothèque centrale emploie le langage classique caractéristique de ce style, avec ses dix colonnes monolithiques légèrement galbées à chapiteau composite, son entablement et sa corniche ainsi que son parapet et sa balustrade. L’immeuble a conservé la majorité de ses éléments d’origine, dont les parements et les éléments de décor en pierre. L’annexe de la rue Montcalm, bien que d’architecture différente, date de la même époque que le corps principal.

La Bibliothèque centrale est la première bibliothèque publique et gratuite de langue française de Montréal. Elle témoigne de la démocratisation de la culture et de la lecture au début du XXe siècle, phénomène qui n’a cessé de croître depuis cette époque. L’immeuble est un point de repère dans le quartier en raison de son fort gabarit et de sa localisation, face au parc La Fontaine, qui lui donnent une grande visibilité. Par ailleurs, la Bibliothèque centrale constitue un équipement culturel majeur, voire emblématique, de Montréal. Bien qu’elle ait perdu sa vocation d’origine, elle est considérée comme un symbole de la vie culturelle et est connue de tous les Montréalais.

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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
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Données mises à jour le 3 septembre 2012