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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Le bain Hushion
©C. Boucher, 2006
 
Le Bain Hushion dans son environnement immédiat
©C. Boucher, 2006
 
Détails décoratifs au niveau de la porte principale
©C. Boucher, 2006
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Numéro d'ouvrage :

306

Nom du bâtiment :

Bain Hushion

Autre appellation :
  • Bain Huschion
Adresse civique :
  • 757, rue des Seigneurs
Arrondissement ou ville :

Le Sud-Ouest (Montréal)

Localisation :
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Propriété municipale d'intérêt patrimonial  
Catégorie : Bâtiments
Statut de propriété : Propriétaire
Profil : Sportif
Usage principal actuel : Piscine intérieure
Intérêt patrimonial : Bâtiment municipal d'intérêt patrimonial
Type de bâtiment : Bain public
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Construction  
Date de construction initiale :

1914

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Alphonse Piché
    (architecte -- concepteur)
    Alphonse Piché, architecte, (1874-1938)
    Alphonse Piché est admis à l’Association des architectes de la Province de Québec (AAPQ) en 1898. Son œuvre est considérable et est surtout associée au domaine institutionnel montréalais. L’architecte participe à la réalisation de plusieurs écoles dont notamment le Collège Jean-de-Brébeuf, 3200 chemin de la côte Ste-Catherine (1927-1928), en collaboration avec Dalbé Viau et Alphonse Venne et le Collège Saint-Ignace, 2919 de Bellechasse (1929). On lui doit également l’ancien hôtel de ville de Sainte-Cunégonde, 530 Vinet (1904) (actuellement le poste d’incendie no. 22) de même que des crèches, orphelinats et hôpitaux dont plusieurs étaient propriétés des Sœurs Grises. Mentionnons notamment l’orphelinat Notre-Dame de Liesse (1912-1914) et la Crèche d’Youville (1913-1914).
Nom du propriétaire constructeur :
  • Ville de Montréal
    (propriétaire de 1914 à aujourd'hui)
    La construction de l’édifice s’inscrit dans le programme des travaux entrepris par la Ville de Montréal afin de pallier aux déplorables conditions de salubrité, notamment dans les quartiers ouvriers les plus densément peuplés de la métropole. C’est dans ce contexte qu’en 1914, sous l’instigation de William-James Hushion, échevin du quartier Saint-Joseph au conseil municipal de Montréal (1914 à 1928), que le directeur du Service des travaux publics reçoit le mandat de préparer les plans pour la construction d’un bain public sur la rue des Seigneurs.
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Évolution du bâtiment  

Histoire de la thématique du groupe ciblé

L’histoire des bains publics à Montréal remonte au début du XIXe siècle. À l’époque où l’eau n’était pas propriété municipale, quelques établissements privés offrent au public la possibilité de prendre un bain moyennant un prix d’entrée.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, l’un des objectifs des autorités municipales est d’assurer des conditions d’hygiène satisfaisantes sur son territoire afin d’offrir aux citoyens de ses divers quartiers une meilleure qualité de vie. Le contexte d’urbanisation quasi effréné qui règne au début du siècle contraint les habitants de plusieurs quartiers de la ville à s’entasser dans des logements exigus qui ne possèdent ni baignoire ni eau chaude. La construction de plusieurs bains publics vient pallier cette situation en rendant accessible l’hygiène pour tous.

En 1883, la construction de bains publics flottants constitue la première installation municipale pour mettre en applications les nouvelles tendances hygiénistes de l’époque. Ces bains sont constitués de bassins immergés directement dans les cours d’eau existants, dont le canal Lachine (bain Wellington) et le fleuve Saint-Laurent (premier bain Hochelaga). En 1904, Montréal possède cinq bains publics municipaux gratuits et saisonniers (Wellington, Hochelaga, Gallery, Saint-Gabriel, Saint-Louis). Il faut attendre 1908 pour fréquenter un édifice chauffé ouvert à l’année.

La construction des bains publics à Montréal connaît deux vagues importantes : une première dans les années 1910 où une dizaine d’établissements sont construits, et une seconde qui survient dans les années 1930 durant la Crise économique. En raison de la généralisation de la baignoire dans les habitations, leur vocation s’est graduellement transformée. Érigés à l’origine pour des raisons strictement hygiéniques (ces lieux comprennent une piscine, des cabinets d’aisance, des douches et parfois même des bains privés), ils servent rapidement à des fins sportives et récréatives. Plusieurs de ces établissements sont d’ailleurs devenus des piscines publiques ou ont été réaffectés à d’autres usages.

À l’approche des années 1940, la vocation des bains publics, que l’on nomme dorénavant des piscines, devient entièrement récréative. On assiste alors à la construction de centres multifonctionnels (piscine, bibliothèque, centre communautaire, clinique médicale, etc.) et de piscines extérieures de grandes dimensions.

Le Bain Hushion se rattache à la première phase de construction des bains publics à Montréal. L’édifice, construit en 1914, témoigne de la volonté de la ville de doter ce quartier ouvrier d’un bain, et ce, pour des raisons strictement hygiéniques. Le bain est nommé Hushion en l’honneur de William-James Hushion, échevin du quartier Saint-Joseph de 1914 à 1928. Aujourd’hui désaffecté, l’ancien bain se trouve en mauvais état et a longtemps été menacé de démolition.

Points d'intérêt

Construit en 1914, le Bain Hushion vient clore la première phase de construction de bains publics montréalais réalisés dans les années 1910 avec le Bain Maisonneuve, 1875 avenue Morgan (1914-1916) et le Bain Rubenstein, 1189 Jeanne-Mance (1916, aujourd’hui démoli). Il témoigne de la croissance démographique du quartier Saint-Joseph (l’actuelle Petite-Bourgogne) et constitue, avec l’église St-Joseph, 540 Richmond (1861-1862), l’un des seuls bâtiments publics anciens encore existants dans le quartier Saint-Joseph ayant résisté aux démolitions massives instaurées dans les années 1960. L’édifice est malheureusement ravagé par un incendie criminel en 1988, ce qui entraîne sa fermeture définitive.

Le bain Hushion a conservé sa fonction de bain public jusqu’au moment de sa fermeture définitive en 1988. Depuis, plusieurs projets de réhabilitation ont été proposés sans qu’aucun ne se concrétise. L’édifice a conservé la majorité de ses caractéristiques architecturales extérieures telles que sa volumétrie, le rythme et l’ordonnance de ses façades, ses matériaux d’origine ainsi que ses éléments décoratifs. En général, l’édifice possède un bon degré d’authenticité, surtout à l’extérieur, et ce, malgré les dommages causés par l’incendie de 1988.

Le bain Hushion est représentatif des bains publics montréalais de ce début de XXe siècle. Ces édifices sont construits selon les particularités stylistiques propres aux différents concepteurs. L’édifice, l’un des derniers témoins de la croissance démographique du quartier Saint-Joseph au début du XXe siècle, possède une façade aux proportions soignées relevée de détails ornementaux de qualité et une architecture sobre mais distinctive qui fait de lui un bon spécimen au sein de la production courante des bains montréalais.

Au point de vue fonctionnel, le bâtiment est représentatif de sa fonction. Comme d’autres bains publics de l’époque, il combine, lors de sa construction, une piscine ainsi que plusieurs installations reliées aux fonctions hygiéniques, tels des douches et des bains privés, ce qui contribue à améliorer les conditions d’hygiène de la population du quartier.

Le bain Hushion est familier à l’échelle du voisinage. L’édifice fait partie du paysage urbain de la Petite-Bourgogne depuis 1914. Bien qu’il ait cessé de servir de bain public depuis 1988, sa présence physique au sein du quartier n’est pas sans rappeler l’époque où le quartier Saint-Joseph était l’un des endroits les plus animés de Montréal.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Ville de Montréal
    (propriétaire de 1914 à aujourd'hui)
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 30 janvier 2008 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1958
    Fin des travaux : 1958
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Rénovations (remplacement des vieilles cabines par une salle de déshabillage et installation d’un plafond de liège)

    Concepteur de la transformation :
    Shorey, Ritchie & Douglas (architectes)
     
  • Travaux 2
    Date des travaux : 1969
    Fin des travaux : 1969
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Rénovations.

    Concepteur de la transformation :
    Concepteur inconnu
     
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

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Données mises à jour le 3 septembre 2012