Nouvelle recherche
Base de données sur le patrimoine
  FICHE DU BÂTIMENT 
Identification  
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.
 
Façade nord
©Ville de Montréal, 2007
 
Façade sud
©Ville de Montréal, 2007
 
Façade nord
©Ville de Montréal, 2007
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Numéro d'ouvrage :

3780

Nom du bâtiment :

Atelier du domaine du Bois-de-la-Roche

Adresse civique :
  • 295, chemin Senneville
Arrondissement ou ville :

Senneville

Ensemble :

Fait partie de : Parc agricole du Bois-de-la-Roche
comprenant aussi

Secteur d'intérêt patrimonial :

Chemin de Senneville

Localisation :
haut de page
Propriété municipale d'intérêt patrimonial  
Catégorie : Bâtiments
Statut de propriété : Propriétaire
Profil : Industriel
Usage principal actuel : Atelier
Intérêt patrimonial : Bâtiment municipal d'intérêt patrimonial
Type de bâtiment : Atelier / entrepôt / usine / garage
haut de page
Construction  
Date de construction initiale :

vers 1902

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Edward et William S. Maxwell
    (architectes)
    Après son apprentissage au sein de la firme de l’architecte Alexander Francis Dunlop de Montréal, Edward Maxwell (1867-1923) s’installe à Boston en 1886 et travaille pour plusieurs firmes d’architectes. Il revient à Montréal en 1891 dans le but d’ouvrir son propre bureau. Dès lors, il devient l’un des architectes les plus réputés de cette ville avec la réalisation de nombreuses résidences du Mille carré doré. En 1902, il s’associe avec son frère William Sutherland Maxwell pour former la raison sociale de Edward et W. S. Maxwell, architectes, association qui durera jusqu’à sa mort en 1923.
Nom du propriétaire constructeur :
  • Louis-Joseph Forget
    (propriétaire de environ 1902 à 1911)
    Louis-Joseph Forget (1853-1911) est une figure dominante du monde de la finance du Canada à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Né à Terrebonne, il fait ses études au collège Masson et devient commis en 1873 dans une maison de courtage de Montréal. Dès 1876, il fonde sa propre maison de courtage, L. J. Forget et cie. Louis-Joseph Forget occupe ensuite la direction de plusieurs compagnies importantes, notamment la Montreal Light, Heat and Power et la Compagnie de chemin de fer urbain de Montréal, et est nommé sénateur en 1896. Il meurt le 7 avril 1911 à Nice, en France.
haut de page
Évolution du bâtiment  

Histoire de la thématique du groupe ciblé

Dans une volonté de conserver, de mettre en valeur et de rendre accessible le patrimoine naturel et culturel montréalais, la Communauté urbaine de Montréal acquièrent plusieurs grands espaces naturels de l’île de Montréal entre 1970 et 1992 dans le but de créer un réseau de parcs régionaux. Ces neuf grands parcs comprennent au total 657 hectares de bois, 448 hectares de champs et 233 hectares de friches et offrent aux visiteurs une diversité d’activités éducatives et récréatives favorisant le contact avec la nature.

Situé à l’extrême ouest de l’île de Montréal, dans la municipalité du village de Senneville, le parc agricole du Bois-de-la-Roche est issu de l’ancienne ferme du sénateur Louis-Joseph Forget. Ce «gentleman farmer» constitue son domaine à partir des années 1880 en achetant plusieurs terres agricoles situées dans la partie est du village de Senneville. Au début du XXe siècle, le domaine de Louis-Joseph Forget comprend la pointe Forget où est érigée sa résidence secondaire (maison Louis-Joseph Forget, construite en 1899-1900 selon les plans de l’architecte Edward Maxwell), la pointe Boyer et la ferme du Bois-de-la-Roche. En plus de l’élevage d’un cheptel d’animaux de race, notamment des chevaux d’équitation et des vaches laitières, Louis-Joseph Forget développe un modèle de ferme de multiculture permettant d’approvisionner ses employés, les membres de sa famille et ses invités. À cette époque, la ferme, exploitée par plusieurs employés, comprend des vergers, des vignes, des champs de céréales et de fourrages, un grand potager, ainsi que plusieurs bâtiments de ferme conçus ou modifiés par les architectes montréalais de renom Edward et William Sutherland Maxwell, notamment une écurie, une grange étable, un atelier et un caveau à légume. Après le décès du sénateur Forget en 1911, son domaine est exploité par ses descendants jusqu’en 1991 alors qu’une partie de celui-ci (excluant la pointe Forget et la pointe Boyer) est vendue à la Communauté urbaine de Montréal afin de créer le parc agricole du Bois-de-la-Roche. La CUM s’engage alors à respecter un concept d’exploitation agricole fonctionnelle et polyvalente proposé par l’écologiste Pierre Dansereau. Certains bâtiments sont aujourd’hui loués à des fins de résidence et un projet de réaménagement du parc à des fins éducatives est à l’étude.

Érigé vers 1902 selon les plans des architectes de renom Edward et William Sutherland Maxwell, ce bâtiment sert à l’origine d’atelier de peinture et de menuiserie. Laissé à l’abandon depuis plusieurs années, il est actuellement utilisé pour de l’entreposage.

Points d'intérêt

L’atelier du domaine du Bois-de-la-Roche, qui comprenait à l’origine un atelier de peinture et un atelier de menuiserie, est érigé vers 1902 sur la ferme du sénateur Louis-Joseph Forget. Il est une excellente illustration historique témoignant de l’exploitation de domaines agricoles dans l’ouest de l’île par des «gentlemen farmer» qui acquéraient plusieurs terres afin de constituer de grands domaines. Conçu selon les plans des architectes montréalais de renom Edward et William Sutherland Maxwell, ce bâtiment témoigne, par la qualité de son architecture, de l’aisance financière de son propriétaire.

L’atelier mécanique du domaine du Bois-de-la-Roche possède un degré d’authenticité très élevé et a conservé l’ensemble de ses caractéristiques architecturales d’origine. Il représente un spécimen exceptionnel de bâtiment associé à l’exploitation d’une ferme en raison de la qualité de sa composition architecturale et de la renommée de leurs concepteurs.

L’environnement immédiat de l’atelier, situé en retrait sur une bute surplombant le chemin, est de qualité exceptionnelle et l’aménagement du terrain sur lequel est implantée le bâtiment a conservé ses caractéristiques d’origine. De plus, son cadre environnant, composé de champs encore exploités, d’autres bâtiments de la ferme du Bois-de-la-Roche conçus ou modifiés par les frères Maxwell et d’un boisé longeant le lac des Deux-Montagnes, conserve encore aujourd’hui son caractère rural.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Communauté urbaine de Montréal
    (propriétaire de 1991 au 2001-12-31)
    Créée en 1970, la Communauté urbaine de Montréal, regroupe toutes les municipalités de l’île. Fournisseur de services à caractère régional, elle exerce diverses compétences dans de nombreux domaines, comme la police et le transport en commun. Entre 1970 et 1992, la CUM se porte acquéreur de plusieurs terrains afin de créer des grands parcs régionaux.
  • Ville de Montréal
    (propriétaire du 2002-01-01 à aujourd'hui)
    À la suite des fusions municipales et la réorganisation administrative de 2002, les bâtiments implantés dans les parcs régionaux appartenant à la CUM deviennent propriétés de la Ville de Montréal.
haut de page
Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
haut de page
Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

haut de page
 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
Droits réservés, 2005-2024
Données mises à jour le 4 février 2010