Nouvelle recherche
Base de données sur le patrimoine
  FICHE DU BÂTIMENT 
Identification  
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.
 
 
Maison du chauffeur
©Ville de Montréal, 2007
 
Façade sud et mur pignon est
©Ville de Montréal, 2007
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Numéro d'ouvrage :

3782

Nom du bâtiment :

Maison du chauffeur

Adresse civique :
  • 9185, boulevard Gouin Ouest
Arrondissement ou ville :

Ahuntsic-Cartierville (Montréal)

Ensemble :

Fait partie de : Parc régional du Bois-de-Saraguay
comprenant aussi

Secteur d'intérêt patrimonial :

Village de Saraguay (Bois de Saraguay)

Localisation :
haut de page
Propriété municipale d'intérêt patrimonial  
Catégorie : Bâtiments
Statut de propriété : Propriétaire
Profil : Loisir communautaire
Usage principal actuel : Guérite
Intérêt patrimonial : Bâtiment municipal d'intérêt patrimonial
Type de bâtiment : Atelier / entrepôt / usine / garage
haut de page
Construction  
Date de construction initiale :

vers 1931

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Robert et Francis Findlay
    (architectes)
    Robert Findlay débute la pratique de son métier lors d’un apprentissage en Écosse. Il s’installe à Montréal en 1885 et travaille dans des agences, dont celle d’A. F. Dunlop, jusqu’en 1890 alors qu’il ouvre sa propre agence. Son fils Francis Robert devient son associé en 1913 et leur agence reste active jusqu’en 1941. Robert Findlay fait surtout sa marque dans les projets de résidences cossues de la bourgeoisie anglo-montréalaise mais il conçoit également des bâtiments publics et des places d’affaires.
Nom du propriétaire constructeur :
  • William Watson Ogilvie
    (propriétaire de 1931 à environ 1965)
    Membre de la famille Ogilvie, une riche famille bourgeoise anglophone de Montréal ayant notamment fondée une des plus importantes entreprises meunières du Canada, William Watson Ogilvie (ne pas confondre avec le fondateur de la Ogilvie Milling Company William Watson Ogilvie (1835-1900)), fait construire en 1930 une somptueuse résidence d’été (appelé le manoir Ogilvie) conçue selon les plans de l’architecte de renom Robert Findlay et implantée sur sur le bord de la rivière des Prairies à Saraguay. L’année suivante, William Watson Ogilvie mandate à nouveau Robert Findlay pour la construction d’une maison pour son chauffeur à l’entrée de son domaine. Propriété des héritiers de William Watson Ogilvie (décédé vers 1965) jusqu’en 1973, le manoir Ogilvie est incendié puis démoli en 1985.
haut de page
Évolution du bâtiment  

Histoire de la thématique du groupe ciblé

Dans une volonté de conserver, de mettre en valeur et de rendre accessible le patrimoine naturel et culturel montréalais, la Communauté urbaine de Montréal acquièrent plusieurs grands espaces naturels de l’île de Montréal entre 1970 et 1992 dans le but de créer un réseau de parcs régionaux. Ces neuf grands parcs comprennent au total 657 hectares de bois, 448 hectares de champs et 233 hectares de friches et offrent aux visiteurs une diversité d’activités éducatives et récréatives favorisant le contact avec la nature.

Situé dans dans le nord de l’île de Montréal, le parc régional du Bois-de-Saraguay correspond à une partie de l’ancien village de Saraguay et est composé de la forêt de Saraguay, décrétée «arrondissement naturel» par le gouvernement du Québec en 1981, des anciens domaines Ogilvie et Molson-MacDougall et de l’île aux Chats, une île inhabitée dans la rivière des Prairies, au large du domaine Ogilvie. Ce secteur constitue une partie de l’ancienne côte Saint-Louis ou du Bois-Franc dont les terres sont concédées pendant la première moitié du XVIIIe siècle. Contrairement aux autres côtes de l’île de Montréal desservies par un chemin longeant le bord de l’eau, la côte Saint-Louis est desservie par un chemin situé à une vingtaine ou une trentaine d’arpents à l’intérieur des terres (correspondant à l’actuel chemin du Bois-Franc). Les fonds de terre longeant la rivière des Prairies, demeurent boisés jusqu’au début du XXe siècle alors que la partie nord des terres est morcelée et que les premières maisons sont construites sur le bord du chemin traversant le boisé. À cette époque, cette partie de l’île devient un lieu prisé par de riches propriétaires montréalais à la recherche de sites enchanteurs pour y ériger leur résidence secondaire. La municipalité du village de Saraguay est incorporée en 1914. Parmi les familles résidant à Saraguay durant la saison estivale, on retrouve notamment les Ogilvie, les McLennan, les MacEachran, les MacDougall et les Paton. Dans les années 1930, William Watson Ogilvie et Mary Dorothy Molson, épouse de Hartland Brydges MacDougall, font érigé dans le secteur deux somptueuses résidences sur le bord de la rivière, à proximité de la forêt de Saraguay. En 1981, celle-ci est décrétée «arrondissement naturel» par le gouvernement du Québec et est acquise par la Communauté urbaine de Montréal qui achète également les terrains sur lesquels sont implantées le manoir Ogilvie et la maison Mary Dorothy Molson afin de créer un parc régional. Suite à un incendie, le manoir Ogilvie est démoli en 1985. Le parc régional du Bois-de-Saraguay, actuellement non accessible au public, devient la propriété de la Ville de Montréal avec les fusions municipales et la réorganisation administrative de 2002.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, les secteurs de l’ouest et du nord de l’île, notamment Senneville, Baie d’Urfé, Beaconsfield, Dorval et Saraguay, sont investis par l’élite économique montréalaise qui acquiert des terres afin d’y aménager une résidence secondaire. Plusieurs de ces riches propriétaires faisaient construire des maisons plus modestes afin de loger certains de leurs employés, notamment leur chauffeur, leur gardien et leur jardinier.

La maison du chauffeur de la famille Ogilvie, combinant un logement et un garage, est érigée vers 1931 à l’entrée du domaine de William Watson Ogilvie. La composition architecturale de style château de cette maison s’apparentait à celle du manoir Ogilvie, érigé en 1930 au nord de celle-ci. Le site est acquis par la Communauté urbaine de Montréal en 1981 et le manoir est démoli en 1985 suite à un incendie. La maison du chauffeur, abandonnée depuis plusieurs années, devient la propriété de la Ville de Montréal à la suite des fusions municipales et la réorganisation administrative de 2002.

Points d'intérêt

Érigée à la même période que d’autres maisons d’employé situées dans l’ouest de l’île de Montréal, la maison du chauffeur est une excellente illustration historique témoignant du mode de vie des riches propriétaires de l’ouest de l’île de Montréal et de leurs employés. Plusieurs de ces propriétaires faisaient construire sur leur propriété des maisons plus modestes afin de loger certains de leurs employés. Implantée à l’entrée de l’ancien domaine des Ogilvie, la maison du chauffeur est un exemple exceptionnel de ce type d’habitation en raison de la qualité de sa composition architecturale inspirée de celle de la résidence secondaire de la famille Ogilvie.

La maison du chauffeur possède un très haut degré d’authenticité et n’a pas subi de transformation majeure au cours des années. Cette maison, tout comme le manoir Ogilvie aujourd’hui démoli, est l’œuvre des architectes de renom Robert et Francis Findlay qui ont surtout leur marque dans les projets de résidences cossues de la bourgeoisie montréalaise anglophone. Ce bâtiment, qui combine à la fois un logement et un garage, est un bon spécimen parmi les maisons d’employé érigées au cours des années 1920 et 1930 et se distingue de celles-ci par sa composition architecturale inspirée du style château, la plupart des autres constructions du genre étant de facture plus modeste ou plus simple.

L’aménagement du terrain sur lequel est érigée la maison du chauffeur est de bonne qualité. Le bâtiment est implanté dans un boisé encerclé par une clôture métallique limitant pour l’instant l’accès du public au site. Circonscrit dans l’arrondissement naturel du Bois-de-Saraguay et implantée sur un terrain situé entre le boulevard Gouin Ouest et la rivière des Prairies, la maison du chauffeur renforce, par la qualité de son architecture, le caractère de cet ancien secteur de villégiature pour les riches propriétaires, autrefois le village de Saraguay. Ce secteur a conservé son charme d’autrefois et ses principales caractéristiques, notamment grâce à la création de l’arrondissement naturel du Bois-de-Saraguay par le gouvernement du Québec.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Communauté urbaine de Montréal
    (propriétaire de 1981 au 2001-12-31)
    Créée en 1970, la Communauté urbaine de Montréal, regroupe toutes les municipalités de l’île. Fournisseur de services à caractère régional, elle exerce diverses compétences dans de nombreux domaines, comme la police et le transport en commun. Entre 1970 et 1992, la CUM se porte acquéreur de plusieurs terrains afin de créer des grands parcs régionaux.
  • Ville de Montréal
    (propriétaire du 2002-01-01 à aujourd'hui)
    À la suite des fusions municipales et la réorganisation administrative de 2002, les bâtiments implantés dans les parcs régionaux appartenant à la CUM deviennent propriétés de la Ville de Montréal.
haut de page
Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
haut de page
Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

haut de page
 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
Droits réservés, 2005-2022
Données mises à jour le 3 septembre 2012