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FICHE DU SECTEUR
La pointe Monk

Identification  
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
 Nom du secteur :

La pointe Monk

Arrondissement ou ville :

L'Île-Bizard—Sainte-Geneviève (Montréal)

Localisation :

Plan de localisation Plan de localisation

La pointe Monk est située à l’extrémité ouest de l’île Bizard, à la jonction de la rivière des Prairies et du lac des Deux-Montagnes. Le chemin Monk, donnant accès à la pointe, est bordé de champs et de boisés mais aussi de grandes résidences et de quelques anciennes maisons de ferme qui contribuent à donner un caractère rural au secteur.
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La rivière des Prairies
©Ville de Montréal, 2007
 
Chemin Monk, vers l'ouest
©Ville de Montréal, 2007
 
Propriété aux abords du chemin Monk
©Ville de Montréal, 2007
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Un voisinage, son histoire  
 

1678-1764

   
Développement du milieu urbain

En 1678, le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis de Buade comte de Frontenac, concède une seigneurie au Major Jacques Bizard. Il s'agit de l'île Bonaventure (aujourd'hui nommée l’île Bizard), située au nord-ouest de la seigneurie de l'île de Montréal.

Jacques Bizard choisit le secteur de la pointe Monk en vue d'y établir son domaine seigneurial et d'y implanter un poste de traite. Son projet n'est toutefois pas réalisé et l'île reste inoccupée jusqu'en 1735, alors que les premières terres sont concédées.

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1765-1839

   
Développement du milieu urbain

En 1765, Pierre Foretier, un important homme d'affaires montréalais, achète la seigneurie. En 1772, il rencontre ses obligations en faisant construire un moulin afin de desservir la population de l'île qui se chiffre à environ 500 personnes en 1813. À sa mort en 1815, sa seigneurie fait l'objet d'un long litige qui perdure jusqu'en 1842, alors que la seigneurie revient à sa fille Marie-Amable Foretier et son mari, Denis-Benjamin Viger.

À cette époque, le secteur fait partie des terres de l'île qui sont progressivement défrichées et utilisées pour l'agriculture.

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1840-1952

   
Développement du milieu urbain

En 1840, une église est érigée au sud de l'île; à l'est du secteur, juste en face du village de Sainte-Geneviève. Le noyau villageois se développe autour de cette église tandis que le reste de l'île demeure rural.

La seigneurie appartient à Denis-Benjamin Viger de 1842 à 1861, et à son successeur, Côme-Séraphin Cherrier, de 1861 à 1885. Elle passe ensuite aux mains de Frederick Debartzch Monk, un éminent avocat et politicien qui épouse Marie-Louise Sénécal, la petite-fille de Cherrier. Les héritiers font construire un manoir en pierre (aujourd'hui démoli) au bout de la pointe. La famille Monk habite l'extrémité ouest du secteur tandis que la portion à l'est est occupée par des maisons de ferme.

Après la mort de Frederick Debartzch Monk en 1914, sa fille Marie-Caroline continue d'habiter le manoir de la pointe pendant la saison estivale. En 1937, l'ancien domaine seigneurial passe aux mains du vicomte de Roumefort, venu de France pour occuper le poste de président du Crédit franco-canadien.

Architecture

Maison isolée
 
Maison isolée
  
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1953 à aujourd'hui

   
Développement du milieu urbain

En 1953, l'ancien domaine de la famille Monk est vendu à John Alexander Laing qui fait démolir le manoir de la pointe Monk et divise la propriété en plusieurs lots. Les parcelles sont vendues à des particuliers et de grandes résidences sont construites à l'extrémité nord-ouest du secteur, au bord des plans d'eau. La pointe Monk préserve toutefois son environnement naturel boisé et exceptionnel.

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Bibliographie  
 

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du secteur,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Données mises à jour le 20 novembre 2007