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FICHE DU SECTEUR
Île Sainte-Hélène

Identification  
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
 Nom du secteur :

Île Sainte-Hélène
(territoire correspondant au site patrimonial de l'Île Sainte-Hélène (cité))

Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Localisation :

Plan de localisation Plan de localisation

L’île Sainte-Hélène est un site remarquable, prisé des Montréalais comme des visiteurs. Une grande portion de l'île fait partie du parc Jean-Drapeau qui s'étend aussi sur l'île Notre-Dame voisine. Des bâtiments historiques et un grand boisé forment le parc Hélène-de-Champlain au centre de l'île. Les berges offrent des vues exceptionnelles sur le mont Royal, les édifices du centre-ville et le pont Jacques-Cartier.
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La tour de Lévis et la poudrière dans le parc Hélène-de-Champlain
©Ville de Montréal, 2006
 
Le stabile d'Alexander Calder dans le parc Jean-Drapeau
©Ville de Montréal, 2006
 
Vue du fleuve et du pont Jacques-Cartier, depuis l’île Sainte-Hélène
©Ville de Montréal, 2006
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Un voisinage, son histoire  
 

1611-1818

   
Développement du milieu urbain

En 1611, Samuel de Champlain arrive dans le havre de Montréal et note la présence de plusieurs îles au milieu du fleuve Saint-Laurent. Il nomme la plus grande île Sainte-Hélène, du nom de sa jeune épouse, Hélène Boullé. Vers 1630, François Lauzon reçoit, de la Compagnie de la Nouvelle-France que dirige son père, les droits de propriété de l’île Sainte-Hélène. À partir de 1657, une partie des terrains de l’île est louée par Charles LeMoyne puis, en 1665, c’est la totalité de l’île qui passe sous le contrôle de la famille LeMoyne de Longueuil.

À la fin du XVIIe siècle, l’île Sainte-Hélène fait partie de la seigneurie de Longueuil, située sur la rive sud du fleuve. La famille LeMoyne fait construire un manoir et un moulin sur l'île qui leur appartient jusqu’en 1818, année où une descendante des LeMoyne épouse le colonel anglais William Grant. C'est ainsi que les autorités britanniques obtiennent le site stratégique de l’île Sainte-Hélène. Ils en font un lieu défensif pour faire face à une éventuelle invasion américaine.

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1819-1907

   
Développement du milieu urbain

Les premières installations des militaires britanniques sur l'île sont deux postes de vigie, ou casemates, construits en bois pièce-sur-pièce. Entre 1820 et 1824, les Britanniques construisent le dépôt fortifié en forme de croissant comptant un arsenal, des casernes, une poudrière, une armurerie et un mur d'enceinte. Ils édifient également une autre casemate en 1845, année durant laquelle le dépôt fortifié est utilisé comme prison militaire. En 1848, un incendie dévaste une grande partie de l'arsenal et, en 1875, un autre incendie détruit les casernes à l'exception du rez-de-chaussée. Les ruines sont alors abandonnées. Un petit cimetière est utilisé sur l'île entre 1828 et 1870.

Architecture

Édifice militaire (bâtiment modifié pour accueillir un nouvel usage)
    
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1908-1964

   
Développement du milieu urbain

La Ville de Montréal acquiert l'île Sainte-Hélène en 1908. En 1930, le pont Jacques-Cartier, d’abord nommé pont du Havre, permet l’accès véhiculaire à l'île. En 1931, la Ville entreprend des travaux d'aménagement selon un plan d'ensemble préparé par l'éminent architecte-paysagiste Frederick G. Todd. Certains travaux de cet ambitieux projet furent réalisés dans le cadre des grands travaux publics lancés pour venir en aide aux chômeurs. En 1936, les bâtiments militaires sont restaurés et les sous-bois sont nettoyés. La Ville construit des routes, des sentiers et la tour de Lévis, qui sert de tour d'observation et de réservoir d'eau. Elle érige le pavillon des sports (l'actuel restaurant Hélène-de-Champlain), le chalet des baigneurs et de nombreux petits pavillons de services publics.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le dépôt fortifié de l’île Sainte-Hélène retourne sous le contrôle des militaires et l’arsenal redevient un lieu de détention. Entre 1956 et 1961, l’arsenal est converti en lieu public regroupant un musée et un théâtre de 180 places aménagé dans la poudrière.

Architecture

Centre communautaire / sportif
    
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1965 à aujourd'hui

   
Développement du milieu urbain

Au début des années 1960, l'idée d'organiser une exposition universelle au Canada est lancée afin de souligner le centenaire de la Confédération en 1967. En 1962, le Canada obtient l'Exposition et Montréal est promulguée ville hôtesse. L’Exposition doit accueillir 62 pays et 50 millions de visiteurs. Après de nombreux débats, le maire Jean Drapeau choisit de tenir l'événement sur les îles situées au milieu du fleuve Saint-Laurent.

De 1963 à 1967, on utilise des matériaux de remblais provenant des excavations du métro et du pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine pour aménager le site. La jetée Mackay, en face du port, est élargie ; l'île Notre-Dame est créée à partir d'une petite île en bordure de la voie maritime et l'île Ronde est fusionnée à l'île Sainte-Hélène. Le lac des Dauphins, des manèges et une marina sont aménagés à l'extrémité est de la nouvelle île Sainte-Hélène. Le lac des Cygnes et une vingtaine de pavillons thématiques et nationaux, dont celui des États-Unis, occupent l'autre extrémité.

Le site conserve l'exposition estivale Terre des Hommes, jusqu'en 1981. La plupart des pavillons de l'Expo, conçus comme des structures temporaires, sont démolis entre 1984 et 1989 et remplacés par des espaces verts. Les parcs Jean-Drapeau et Hélène-de-Champlain sont aujourd'hui dotés de deux musées importants, la Biosphère, d'Environnement Canada, aménagée dans l'ancien pavillon des États-Unis et le musée Stewart, qui occupe l'ancien dépôt fortifié de l'île Sainte-Hélène.

Architecture

Halle d'exposition
    
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Bibliographie  
 

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du secteur,
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Données mises à jour le 30 avril 2013