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FICHE DU SECTEUR
Cité-jardin du Tricentenaire (des Épinettes et des Chênes)

Identification  
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
 Nom du secteur :

Cité-jardin du Tricentenaire (des Épinettes et des Chênes)

Arrondissement ou ville :

Rosemont—La Petite-Patrie (Montréal)

Localisation :

Plan de localisation Plan de localisation

Ce secteur, témoin important du mouvement City Beautiful, se caractérise par un ensemble de bâtiments résidentiels avec des rues en cul-de-sac, des terrains spacieux et des maisons aujourd’hui enfouies sous la voûte des arbres. Une cité-jardin où domine l’habitation unifamiliale à un étage et demi, coiffée d’un toit à deux versants, dont le charme rustique évoque celui d’une maison de villégiature
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Avenue des Chênes, côté est vers le sud
©Ville de Montréal, 2004
 
Avenue des Chênes, côté ouest vers le sud
©Ville de Montréal, 2004
 
Avenue des Épinettes, cul-de-sac
©Ville de Montréal, 2004
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Un voisinage, son histoire  
 

1663-1899

   
Développement du milieu urbain

Au début du XVIIIe siècle, les sulpiciens, seigneurs de l’île de Montréal, ouvrent à la colonisation la côte de la Visitation. Les terres vouées à l’agriculture s’alignent en de longues bandes étroites de part et d’autre du chemin de la côte de la Visitation, lequel deviendra l’actuel boulevard Rosemont. Des habitations et des bâtiments de ferme occupent le secteur. Vers 1870, ces propriétés agricoles appartiennent notamment à des familles anglophones, comme celles d’Alexander Crawford et de George Kydd.

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1900-1939

   
Développement du milieu urbain

Dans la première décennie du XXe siècle, la construction des usines Angus entraîne le lotissement de la terre des Crawford. Le village de Rosemont est alors constitué et aussitôt annexé à la ville de Montréal, en 1906. Le secteur présenté ici reste toutefois inoccupé jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

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1940 à aujourd'hui

   
Développement du milieu urbain

En 1940, un audacieux projet de lotissement voit le jour, la Cité-Jardin du tricentenaire. Une association de citoyens, l’Union économique d’habitations (U.É.H.), vise à offrir à la classe ouvrière des résidences « coquettement construites et à des prix modiques ». En réalité, le projet attirera surtout des membres de la petite bourgeoisie professionnelle. Après avoir examiné divers emplacements, l’U.É.H. arrête son choix sur les champs situés au sud du boulevard Rosemont, entre les rues Sherbrooke, Viau et Dickson. En 1941, le groupe achète une partie des terrains de la succession Kydd et crée un organisme responsable de la construction, Les Cités-Jardins du Québec inc.

La forme définitive du plan de lotissement revient à l’architecte urbaniste Samuel Gitterman. Celui-ci adopte des principes innovateurs pour l'époque : il intègre des circulations piétonnes, privilégie les rues curvilignes et en cul-de-sac afin de protéger la quiétude des résidants, accorde une grande importance aux espaces verts et prévoit pour chaque rue la plantation d’une essence végétale particulière.

Les travaux débutent en 1941, avenue des Marronniers, et les premières maisons de la Cité-Jardin sont inaugurées en 1942, à l’occasion des fêtes du tricentenaire de Montréal. Le long des avenues des Épinettes et des Chênes, la construction commence en 1945. Les propriétaires ont une préférence pour la maison modèle « chalet suisse » ou encore pour la « maison canadienne ». En 1947, la Cité-jardin compte 167 résidences. Toutefois, on n’entreprendra pas l’autre phase du projet, qui devait s’étendre initialement jusqu’aux rues Sherbrooke au sud et Dickson à l’est. Des difficultés de financement, de gestion interne et de mise en marché limitent alors le projet.

Architecture

Maison isolée
 
Maison isolée
 
Maison isolée
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Bibliographie  
 

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Données mises à jour le 4 juin 2007