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FICHE DU SECTEUR
Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

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 Nom du secteur :

Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

Arrondissement ou ville :

Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce (Montréal)

Localisation :

Plan de localisation Plan de localisation

Le cimetière catholique Notre-Dame-des-Neiges est le plus grand cimetière en Amérique du Nord. Il est aménagé sur la montagne et partage ce site exceptionnel avec le cimetière protestant Mount-Royal et le parc du mont Royal. L'entrée par les portes du chemin de la Côte-des-Neiges donne accès à la partie la plus ancienne. Les monuments funéraires, de véritables joyaux d'architecture et de sculpture, sont alignés le long de sentiers étroits bordés d'arbres. Le côté nord du cimetière est plus escarpé et les chemins sont plus sinueux.
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Monument funéraire dans l'axe d'un sentier
©Ville de Montréal, 2004
 
Alignement de caveaux de famille
©Ville de Montréal, 2004
 
Un sentier bordé d'une chapelle
©Ville de Montréal, 2004
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Un voisinage, son histoire  
 

1663-1849

   
Développement du milieu urbain

En 1663, les sulpiciens deviennent seigneurs de l'île de Montréal et planifient le développement du territoire pour l'ouvrir à la colonisation. Ils divisent l'île en côtes, un ensemble de terres comptant une série de concessions. Celles-ci sont des bandes parallèles étroites et profondes destinées à l’agriculture. D'abord riveraines, les côtes sont ensuite établies à l'intérieur de l'île.

Le chemin de la Côte-des-Neiges est tracé sur un sentier sinueux qui traverse le mont Royal mais au-delà de la montagne, dans sa partie nord-ouest, le chemin est rectiligne. Les terres de cette portion du chemin sont partagées en 1698. Comme l'exigent leur devoirs seigneuriaux, les sulpiciens y construisent un moulin à farine autour duquel se développe le petit hameau de Côte-des-Neiges. Jusqu'au début du XXe siècle ce territoire est consacré à l'agriculture et seules quelques habitations et des tanneries bordent le chemin de la côte.

Architecture

Maison isolée
    
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1850-1906

   
Développement du milieu urbain

Vers 1850, le cimetière Saint-Antoine, situé sur l'actuel emplacement du carré Dominion, est devenu trop étroit. Il doit être relocalisé. En 1854, la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal achète la terre du docteur Pierre Beaubien sur la montagne et y aménage un cimetière selon les plans de l'architecte Henri-Maurice Perrault. La première partie, la partie centrale, est inaugurée en 1855. Cette même année, on construit un grand charnier néo-classique dans l'axe de l'entrée du chemin de la Côte-des-Neiges et le monument à Ludger Duvernay, fondateur de la société Saint-Jean-Baptiste. En 1858, on érige un autre monument patriotique, le monument aux Victimes de 1837-1838. La chapelle de la Résurrection apparaît déjà sur un plan de Montréal de F.N.Boxer, datant de 1859.

En 1875, le cimetière est agrandi du côté nord, toujours selon les plans de H.-M. Perrault. Malgré son tracé sinueux, son aménagement paysager s'apparente à celui de la partie antérieure, composée sur une trame orthogonale. Contrairement au cimetière protestant voisin, les monuments et les plantations ne forment pas de tableaux pittoresques idéalisés. Les pierres tombales du cimetière catholique sont alignées sur des îlots entourés de rangées d'arbres. Cette disposition austère rappelle la mortalité de l'homme.

Architecture

Édifice religieux
 
Élément d'aménagement paysager
 
Édifice religieux

Édifice de culte
    
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1907 à aujourd'hui

   
Développement du milieu urbain

En 1907, le cimetière est encore agrandi par l'acquisition de terres situées au sud de la partie originale. Entre 1908 et 1945, des écuries et des bâtiments de service sont installés sur le plateau nord, en bordure de la propriété de l'Université de Montréal. De 1945 à 1960, la zone de services est consolidée. Un vaste complexe de serres est aménagé.

En 1976, un ensemble composé d'un crématorium et d'une chapelle est implanté sur le plateau, adjacent à la zone de services. Un premier mausolée est construit en 1978 et trois autres de 1980 à 1990. En 1994 le charnier, dans l'axe de l'entrée principale, est transformé en mausolée et en 1996 un autre mausolée est érigé à proximité.

Architecture

Édifice d'administration publique
    
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Bibliographie  
 

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Données mises à jour le 21 février 2008