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FICHE DU SECTEUR
Angus

Identification  
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
 Nom du secteur :

Angus

Arrondissement ou ville :

Rosemont—La Petite-Patrie (Montréal)

Localisation :

Plan de localisation Plan de localisation

Le secteur des Ateliers Angus, mis en opération par la compagnie du Canadien Pacifique, a déjà formé l’un des plus grands ensembles industriels de Montréal. Des bâtiments élevés dans la première phase de ce vaste projet ont été conservés comme la locoshop, l’édifice administratif et la caserne de pompiers. Depuis 1998, ces installations industrielles de brique rouge à structure d’acier, ont été recyclées et le site entièrement redéveloppé.
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Rue Rachel côté nord vers l’est
©Ville de Montréal, 2004
 
La locoshop
©Ville de Montréal, 2004
 
Mur de la locoshop
©Ville de Montréal, 2004
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Un voisinage, son histoire  
 

1663-1901

   
Développement du milieu urbain

Dès la fin du XVIIe siècle, les sulpiciens, seigneurs de l’île de Montréal, accordent les premières concessions. Elles s’étendent depuis le fleuve Saint-Laurent jusqu’aux confins du territoire d’alors, soit l’actuel boulevard Saint-Joseph. Faisant d’abord partie de la côte Sainte-Marie, puis du village d’Hochelaga à partir de 1870, le présent secteur forme une section de la propriété de H. Hoogan & Beaufort en 1879. Traversé par la voie ferrée du Canadian Pacific Railway (CPR), ce territoire est rattaché à la ville de Montréal au moment de l’annexion d’Hochelaga en 1883.

Dès 1892, la direction du CPR songe à construire à Montréal une usine moderne destinée à la réparation et à la fabrication de matériel ferroviaire. Dans les dix années suivantes, elle acquiert les terrains nécessaires et notamment la terre Hoogan & Beaufort.

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1902-1945

   
Développement du milieu urbain

Le Canadian Pacific Railway procède à la construction des usines Angus entre 1902 et 1904. Au nord de la rue Rachel (anciennement Nolan), le vaste complexe industriel de près de 48 hectares s’étend de la voie du CP à l’ouest jusqu’à la rue Bourbonnière à l’est. On y compte alors 68 bâtiments dont une série d’ateliers de fabrication ou de réparation, une fonderie et une forge. Parmi les ateliers, on trouve notamment le plus vaste des bâtiments de l’ensemble, la « locoshop », caractéristique de l’industrie lourde. On compte également l’édifice administratif et la station de police et de pompiers. Tous de brique rouge, ces édifices sont caractéristiques de l’architecture industrielle.

En 1912, les usines Angus roulent à plein régime et emploient près de 6 000 personnes. Doté d’un centre des loisirs, d’une bibliothèque, de services médicaux, d'une succursale de la Banque de Montréal et de terrains de jeux, le site industriel est une véritable cité ouvrière. Le nombre d’employés atteint même 12 000 pendant les deux guerres mondiales. Les ateliers produisent alors des moteurs de paquebot, des chars d’assaut et des pièces d’artillerie.

Architecture

Atelier / entrepôt / usine / garage
 
Bâtiment commercial ou de bureaux
 
Caserne de pompiers
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1946 à aujourd'hui

   
Développement du milieu urbain

Après la Seconde Guerre mondiale, les usines Angus enregistrent un ralentissement dans la production. L’apparition du diesel et la concurrence du camion ébranlent l’industrie ferroviaire. On cesse entre autres de construire des locomotives et une partie des usines est démantelée à partir du milieu des années 1960. Toute activité cesse en 1992.

Un projet de recyclage des édifices et de redéploiement du site voit le jour en 1995. On décide alors qu’une partie de l’ancien site industriel sera réservée à l’habitation, tandis que l’autre conservera un caractère industriel. Cette partie du projet, portée par la nouvelle Société de développement Angus, vise à reconvertir le site en « technopôle » ouvert aux entreprises de la nouvelle économie et de l’économie sociale. En 1998, débute notamment le recyclage de la « locoshop ». On y trouve aujourd’hui une douzaine d’entreprises et un supermarché. L’ancien bâtiment administratif des usines Angus est lui aussi réaménagé pour accueillir des bureaux et l’ancienne caserne de pompiers loge une succursale de la Société des Alcools du Québec.

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Bibliographie  
 

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veuillez consulter les sources suivantes :

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Données mises à jour le 4 juin 2007