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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Aile ouest du Grand Séminaire de Montréal
©Ville de Montréal, 2002
 
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Aile ouest du Grand Séminaire

Adresse civique :
  • 2065, rue Sherbrooke Ouest
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Ensemble :

Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal
comprenant aussi

Secteur d'intérêt patrimonial :

Fort de la Montagne

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1875-1877

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Henri-Maurice Perrault
    (architecte)
    Fils de menuisier, Henri-Maurice Perrault (1828-1903) rejoint la firme d’architecte de son oncle, l’architecte John Ostell, pour une collaboration qui durera six ans (1850 à 1856). Durant cette période, il apprend les rudiments du métier d’architecte, notamment sur le chantier du palais de justice de Montréal (1851). Il aura par la suite une importante production architecturale, parmi laquelle on compte l’hôtel de ville de Montréal, 275 Notre-Dame Est (1874-1878), et le bureau de poste de la rue Saint-Jacques (1873, démoli). Son fils, Maurice Perrault, et son associé, Albert Mesnard, reprendront à leur compte la firme d’Henri-Maurice Perrault en 1880.
Nom du propriétaire constructeur :
  • Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
    (propriétaire de 1854 à aujourd'hui)
    La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est créée en France en 1641. À l’origine, la vocation des sulpiciens est principalement orientée vers la formation des prêtres par la mise sur pied de séminaires. Le sulpicien Jean-Jacques Olier, étroitement lié à l’histoire de Montréal malgré qu’il n’ait jamais foulé le sol de la Nouvelle-France, est l’un des fondateurs de la Société de Notre-Dame de Montréal. Celle-ci est à l’origine de la fondation de Ville-Marie en 1642. La paroisse de Notre-Dame est desservie par les sulpiciens à partir de 1657, qui deviennent ensuite propriétaires de la seigneurie de l’île de Montréal en 1663. Leur statut de seigneurs permet aux sulpiciens d’être actifs dans le développement de l’île de Montréal en construisant notamment des moulins. C’est à la demande de monseigneur Ignace Bourget, en 1840, que les sulpiciens renouent avec leur vocation d’origine en acceptant la responsabilité de la formation des futurs prêtres du diocèse de Montréal.
Typologie d'origine :
  • Édifice religieux
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Histoire  

Évolution du bâtiment

Grâce à l’entente conclue en 1840 entre l’évêque du diocèse de Montréal, monseigneur Ignace Bourget, et les sulpiciens, ces derniers obtiennent la responsabilité de la formation des futurs prêtres du diocèse. Les séminaristes sont accueillis dans un nouvel édifice érigé en 1854 d’après les plans de John Ostell, dans l’enceinte démantelée de l’ancien fort des sulpiciens, dont seulement deux tours subsistent encore aujourd'hui.

En 1875-1877, on procède au prolongement du corps principal du séminaire vers l’ouest par la construction d’une nouvelle aile de 31 mètres, et l’on modifie le profil de la toiture en adoptant le toit à la Mansart. Ces modifications sont effectuées selon les plans de l’architecte Henri-Maurice Perrault. L’aile ouest est de nouveau prolongée de 24 mètres en 1900-1902 d’après les plans de Maurice Perrault.

Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 8 avril 2005 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1900
    Fin des travaux : 1902
    Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.

    Agrandissement de l’aile vers l’ouest

    Concepteur de la transformation :
    Maurice Perrault (architecte)
     
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Lecture architecturale  
Henri-Maurice Perrault (aile de 1875-1877) et Maurice Perrault (agrandissement de 1900-1902) respectent l’ordonnance et la composition architecturale établies par John Ostell pour le Grand Séminaire. Comme dans le cas de l’édifice original, l’architecture de l’aile ouest s’inspire du courant néoclassique, qui se caractérise par une symétrie rigoureuse du plan et des élévations ainsi que par l’utilisation d’éléments de l’architecture classique tels que les pilastres et les frontons. L’édifice est construit en pierre grise de Montréal extraite à même la propriété. Il est constitué de trois étages sur rez-de-chaussée et est coiffé d’un comble à la Mansart, seule entorse à la rigueur néoclassique de l’ensemble. Ce type de toiture, issu du courant Second Empire popularisé dans les années 1870, permet l’utilisation maximale de l’espace sous les combles, tout en conférant une certaine élégance au bâtiment, puisqu’il donne davantage de monumentalité à son couronnement.

Lors de la construction de l’aile ouest, Henri-Maurice Perrault modifie par la même occasion le profil de toutes les toitures existantes du Grand Séminaire afin d’harmoniser l’ensemble. Les toitures à versants à faible pente sont donc entièrement remplacées par des toitures mansardées percées de lucarnes à pignon, ce qui créé une synthèse intéressante entre l’architecture néoclassique et le style Second Empire.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par les statuts suivants :
  • Situé dans le site patrimonial du Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice (classé) (2012-10-19).
    Anciennement un site historique classé (1982-05-26) (juridiction provinciale)
  • Situé dans l'aire de protection des Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice depuis le 1975-05-12 (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

9839-12-6740-09

Propriété :

9839-12-6740

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 3 septembre 2012