Nouvelle recherche
Base de données sur le patrimoine
  FICHE DU BÂTIMENT 
Identification  
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.
 

©Denis Tremblay, 2005
 
Le refuge Notre-Dame de la Merci, en 1925.
L'Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu au Canada, 1947, p.77
 
L'hospice de Notre-Dame de la Merci.
L'Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu au Canada, 1947, p.124
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Refuge Notre-Dame-de-la-Merci

Autre appellation :
  • Porte du Ciel
Adresse civique :
  • 459, rue Saint-Paul Est
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Ensemble :

Fait partie de : Porte du Ciel
comprenant aussi

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
haut de page
Construction  
Date de construction initiale :

1931

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Jean-Omer Marchand
    (architecte)
Nom du propriétaire constructeur :
  • Refuge Notre-Dame-de-la-Merci

Commentaire sur les travaux

Avant 1923, ce bâtiment aurait servi de brasserie, de pension pour les débardeurs et de fabrique de munitions.Cet immeuble du XIXe siècle a été modifié en 1931 à la suite d'un incendie. La volumétrie actuelle date de cette époque. Des travaux ont encore eu lieu plus tard, sous le contrôle de la Porte du Ciel (1957). Une plaque à l'entrée donne les dates 1957-1982.

haut de page
 
 

©Ville de Montréal, vers 1995.
 

photographie Denis Tremblay, 1998
 
Histoire  

Histoire du bâtiment

En 1930, le journaliste Olivar Asselin, alors secrétaire du Refuge de Notre-Dame-de-la-Merci, invite les bienfaiteurs à l'assemblée générale annuelle du Refuge. Cette œuvre charitable qui s'occupe d'hospitalisation et d'hébergement de la vieillesse indigente a été mise sur pied en 1915 par Achille David, « un communiste chrétien » selon Asselin, qui réussissait tant bien que mal à loger les malades particulièrement démunis. À cause du manque d'argent chronique, ceux-ci étaient expulsés régulièrement de ces locaux de fortune. En 1923, Achille David loue de la succession Molson deux étages de l'immeuble situé au 459 de la rue Saint-Paul Est. Il y installe ses pensionnaires mais rapidement, il lui devient impossible de payer le loyer.

En 1925, Olivar Asselin, qu'Achille David avait rencontré par hasard l'année précédente, devient la cheville ouvrière du renouveau de cette œuvre en prenant la responsabilité de secrétaire du Refuge Notre-Dame-de-la-Merci. Il sensibilise le public à cette cause, met sur pied un conseil d'administration composé de personnes influentes et demande aux Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu de prendre en charge cette institution. Ceux-ci arrivent en 1927 en provenance de Lyon. Grâce à cette nouvelle équipe, les finances sont remises sur pied et on peut même acheter l'édifice. À cette même époque, le conseil d'administration doit louer la maison de pierre voisine pour loger les Frères. Cette maison délabrée est alors rénovée et leur sert de premier noviciat.

Au Refuge, les demandes d'admission se multiplient et les places deviennent de plus en plus restreintes. On projette donc en 1929 de construire l'hôpital Notre-Dame-de-la-Merci sur le boulevard Gouin à Rivière-des-Prairies. Cet édifice, oeuvre des architectes J.-Omer Marchand et de Joseph Sawyer, sera terminé en 1932 et pourra accueillir 400 vieillards nécessiteux. Au moment où les Oeuvres de Notre-Dame-de-la-Merci sont en pleine expansion, en février 1931 un incendie endommage sérieusement l'édifice de la rue Saint-Paul.On profitera de l'occasion pour rendre l'édifice à l'épreuve du feu et on fait encore appel à l'architecte J.-Omer Marchand. Il proposera des transformations majeures qui lui donneront son apparence actuelle. L'édifice pourra alors loger plus de 200 hommes dans le besoin, vieillards, invalides ou infirmes.

En 1956, le cardinal Paul-Émile Léger confie aux Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu la direction et l'organisation de l'hôpital Saint-Charles-Borromée. Le Refuge cède alors sa place à l'hôpital Porte du ciel, nom donné par le cardinal. L'année suivante, les Servantes de Marie-Immaculée prendront en charge cet édifice pour desservir cette fois-ci une clientèle de femmes âgées et démunies. Elles inaugurent leur prise de possession par une corvée faisant appel à des plâtriers, menuisiers, plombiers et électriciens bénévoles qui apportent leurs outils pour faire un grand ménage dans l'édifice. Une chapelle, quatre grandes salles et les étages supérieurs accueilleront les femmes malades et indigentes.

haut de page
Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
haut de page
Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

haut de page
Numéros de référence  
Bâtiment :

0041-70-5003-02

Propriété :

0041-70-5003

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
Droits réservés, 2002-2017
Données mises à jour le 20 mars 2006