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  FICHE DU BÂTIMENT 
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©Denis Tremblay, 2006
 
Hôtel Richelieu, rue Saint-Vincent, Montréal, Qc, vers 1890.Photographie par Wm. Notman & Son.
©Musée McCord d'histoire canadienne, Montréal, VIEW-1892. Collaboration spéciale dans le cadre d'une entente de partenariat.
 

photographie Denis Tremblay, 1998
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Édifice Séraphino-Giraldi

Autres appellations :
  • Club Jacques-Cartier
  • Édifice Le Devoir
  • Morgue de Montréal
Adresse civique :
  • 443, rue Saint-Vincent
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Ensemble :

Fait partie de : Hôtel Richelieu
comprenant aussi

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1858

Nom du propriétaire constructeur :
  • Séraphino Giraldi (aubergiste, marchand)
    (propriétaire du 1828-03-15 au 1869-05-31)

Commentaire sur les travaux

Date déterminée à l'aide des rôles d'évaluation. Plusieurs auteurs donnent 1861 comme année de construction, sans aucune source à l'appui sinon un renseignement fixant la fondation de l'hôtel Richelieu à 1861. Or, selon le Lovell, cet hôtel apparaît plutôt en 1858 sur le terrain voisin.

Selon le rôle d'évaluation de mai 1859, 60 % du bâtiment est loué; cinq cabinets d'avocats occupent la partie droite de l'immeuble, alors que la partie gauche demeure vacante.

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Histoire  

Histoire du bâtiment

L’homme d’affaires Séraphino Giraldi fait construire cet immeuble en 1858. Giraldi avait auparavant acquis cet emplacement en 1828 sur lequel se trouvaient des écuries. Le lot se situe au nord d’une autre de ses propriétés, la maison Edward-William-Gray.

L’édifice est d’abord occupé principalement par des bureaux d’avocats, dont ceux de Louis Bétournay, de Georges-Étienne Cartier, de Sévère Rivard et d’Antoine-Aimé Dorion. Le dernier étage est toutefois réservé à des logements. L’immeuble est demeuré aux mains des héritiers de Giraldi jusqu’en 1873.

L’immeuble change de vocation au milieu des années 1870 lors du changement de propriétaire. Le nouvel acquéreur, Isidore Brien dit Durocher, possède déjà l’hôtel Richelieu voisin. Il transforme l’immeuble de bureaux en établissement hôtelier en y aménageant une quarantaine de chambres et l’intègre à son exploitation. Bien que Durocher cède la propriété du bâtiment à la famille Saveuse de Beaujeu vers 1890, il continue d’y diriger l’établissement hôtelier pendant une dizaine d’années. Après la fermeture de l'Hôtel Richelieu en 1902, le Club Jacques-Cartier (Club Cartier), associé au parti Conservateur, occupe durant près d’une décennie tout l’édifice. À la suite de deux incendies survenus en 1912 et 1913, l’immeuble est rénové. Le toit à deux versants est remplacé par une fausse mansarde ajoutant ainsi un étage au bâtiment et la terrasse est vraisemblablement supprimée. Le journal Le Devoir s'y installe en 1914, puis quitte dix ans plus tard lorsque le gouvernement du Québec acquiert l’immeuble pour y aménager les bureaux du coroner, la morgue et le laboratoire de recherches médico-légales. Lorsque ces services judiciaires sont relocalisés en 1969 sur la rue Parthenais, l'immeuble est de nouveau modifié pour accueillir un restaurant au rez-de-chaussée et des bureaux aux étages supérieurs. En 2008, l’édifice, redevenu exclusivement un immeuble de bureaux, faisait l’objet de travaux de restauration.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Isidore Brien dit Durocher (hôtelier)
    (propriétaire de 1875 à environ 1890)
  • succession Saveuse de Beaujeu
    (propriétaire de environ 1890 à environ 1910)
  • Gouvernement du Québec (ministère des Travaux publics)
    (propriétaire de 1925 à 1969)
Autres occupants marquants
Locataires :
  • George-Étienne Cartier (avocat)
    (locataire de 1860 à 1873)
  • Sévère Rivard (avocat, politicien, promoteur)
    (locataire de 1861 à 1875)
  • Antoine-Aimé Dorion (avocat, politicien)
    (locataire de 1866 à 1875)
  • Michel Laurent (architecte, promoteur)
    (locataire de 1874 à 1875)
  • Hôtel Richelieu (hôtel)
    (locataire de 1875 à 1902)
  • Club Jacques-Cartier (club privé)
    (locataire de 1902 à 1912)
  • Le Devoir (journal)
    (locataire de 1914 à 1924)
  • Morgue de Montréal
    (locataire de 1924 à 1969)
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 14 janvier 2009 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1875
    Fin des travaux : 1876
    Transformation de l'immeuble de bureaux en hôtel.

    Une terrasse est vraisemblablement aménagée au rez-de-chaussée en façade du bâtiment lors de ces travaux. Un article de L’Opinion Publique, daté du 29 juin 1876, souligne l’ouverture du nouvel Hôtel Richelieu qui comprendrait une quarantaine de nouvelles chambres.
     
  • Travaux 2
    Date des travaux : 1912
    Fin des travaux : 1914
    Modification à la volumétrie verticale du bâtiment.

    Ajout d'un ou de plusieurs étages au bâtiment.

    Ajout d'un quatrième étage par la transformation du toit à deux versants en fausse mansarde. Des lucarnes cintrées disparaissent lors de ces travaux. Ces modifications sont réalisées à la suite de deux incendies survenus en 1912 et 1913 qui semblent ne laisser que la structure intacte. Détruite lors du sinistre, la terrasse qui ornait la façade du bâtiment n’est pas reconstruite.

    Les plans d'assurance-incendie de 1912 et de 1916 montrent que l'élévation de l'immeuble passe de trois étages et demi à quatre étages.

     
  • Travaux 3
    Date des travaux : 1929
    Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.

    Ajout d'une annexe d'un étage de 22 pieds par 18 pieds à l'arrière.

    Suite aux plaintes des fonctionnaires concernant de l'exiguïté de la morgue, des travaux de 2 900 $ sont exécutés par l'entrepreneur Jean-Baptiste Gratton afin de construire un débarcadère pour les cadavres, à l'arrière du bâtiment. Il n'est question d'aucune modification intérieure, contrairement à ce qui est écrit dans le Répertoire d'architecture de la CUM. De plus, il y a erreur sur le numéro du permis du 30 juillet 1929; il s'agit du numéro 3301 et non 330. Rappelons qu'en 1924, le gouvernement avait modifié l'intérieur du bâtiment. Selon les journaux de l'époque, les travaux sont terminés en avril 1924. Par contre, aucun permis de construction dans le Prix Courant, ni aux archives de la ville de Montréal n'a été trouvé entre octobre 1923 et avril 1924.
     
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-56-6026-00

Propriété :

0040-56-6026

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 14 mai 2009