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  FICHE DU BÂTIMENT 
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©Denis Tremblay, 2005
 

©Ville de Montréal, vers 1995.
 

©Denis Tremblay, 2005
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Magasin-entrepôt Tracey-Wilson

Adresse civique :
  • 105, rue Saint-Paul Ouest
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1853-1854

Nom du propriétaire constructeur :
  • Charles Wilson (négociant et homme politique)

  • Ann Tracey (propriétaire foncier, épouse de Charles Wilson)
    (propriétaire du 1853-03-05 au 1876-05-02)
Typologie d'origine :
  • magasin-entrepôt

Commentaire sur les travaux

Un immeuble nouveau est construit sur ce terrain en 1853-1854, les rôles d'évaluation en témoignent. Mais une photographie de 1859, qui montre le toit dans une vue d'ensemble, permet d'affirmer qu'il y a alors trois étages plutôt que quatre. Reconstruction après 1859 ou ajout d'étage? Les sources documentaires n'offrent pas de réponse certaine, mais l'analyse architecturale suggère fortement l'ajout d'étage après 1859.

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©Denis Tremblay, 2005
 
Vue de la rue Saint-Paul à partir de l'Ouest vers 1890.
Catalogue d'iconographies anciennes dans le Vieux-Montréal MAC/Ville.
 
Histoire  

Histoire du bâtiment

Ann Tracey et son mari Charles Wilson font probablement ériger ce bâtiment en 1853-1854 sur un terrain acquis un an plus tôt. À cet endroit, se trouvait auparavant une maison-magasin qui a été détruite lors de l’important incendie du 6 juin 1852. La première entreprise à prendre place dans l’immeuble, et à l’occuper en entier, est Brown, Swan & Co., une compagnie spécialisée dans la vente en gros de dry goods (tissus, articles de mercerie et peut-être d’autres produits). Elle n’y demeure pas très longtemps, soit trois ans, de 1854 à 1857.

Le doute quant à la date de construction provient du fait que l’immeuble semble n’avoir eu que trois étages à l’origine, alors qu’il en a quatre, comme aujourd’hui, lors de sa vente en 1876. Il y a possiblement eu reconstruction après un autre incendie ou, plus probablement, ajout d’un étage vers 1860. Au cours de son histoire, il est rare que le magasin-entrepôt accueille plus d’un occupant à la fois. Après les premières occupations du bâtiment par des marchands de dry goods, l’espace est occupé, dans les années 1880 et 1890, par une importante fonderie ontarienne, A.A. McClary Manufrg Co., qui y vend ses poêles et ses fournaises. Au tournant du XXe siècle, une entreprise liée au secteur alimentaire s’installe dans le bâtiment. Elle y torréfie le café et y transforme les épices pour ensuite les vendre. Vers le milieu des années 1940, une entreprise liée au secteur des produits chimiques occupe le bâtiment et ce, jusque vers 1970. Après ce qui semble être une courte période d’inoccupation, une entreprise de vente de fontaines s’installe dans le magasin-entrepôt.

En 1987, des travaux de restauration sont réalisés. Par la suite, une galerie d'art s'installe, suivie d'un commerce de chaises : importation, vente en gros et au détail. Cette dernière utilise en 2005 la majeure partie de l'immeuble, le reste étant occupé par des bureaux.

Autres occupants marquants
Locataires :
  • A.A. McClary Manufrg Co. (fonderie)
    (locataire de environ 1885 à environ 1895)
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 21 mars 2005 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : entre 1859 et 1876
    Modification à la volumétrie verticale du bâtiment.

    Ajout d'un ou de plusieurs étages au bâtiment.

    Ajout d'un étage.

    Les sources documentaires ne donnent aucune indication claire quant à la date exacte entre 1859 et 1876. Mais l'analyse architecturale suggère que ces travaux ont lieu peu après 1859, donc vers 1860.
     
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Lecture architecturale  
Ce magasin-entrepôt occupe le lot entier, avec accès à un passage commun à l’arrière. Il compte quatre étages, incluant le rez-de-chaussée et le dernier étage construit peu après les autres. Il est recouvert d’un toit plat. Les murs mitoyens des côtés et de l’arrière sont en brique.

La façade est constituée d’une ossature en pierre de taille conçue pour un fenêtrage optimal. De fines composantes verticales séparent l’ensemble en trois travées évoquant des arcades. Le rez-de-chaussée, muni de pilastres et d’un entablement qui encadrent de larges vitrines (à carreaux à l’origine), reste très semblable à celui des maisons-magasins construites au cours des décennies précédentes. En 1854, la nouveauté est au-dessus : les hauts pilastres laissent les fenêtres voler la vedette, une adaptation des nouvelles architectures de fonte et de verre en vogue en Angleterre et aux États-Unis. Ce magasin-entrepôt ferait partie des premiers immeubles de ce type montréalais nouveau, ce qui ne l’empêche pas de s’inscrire dans l’esprit néoclassique des décennies antérieures. Les arcs du dernier étage, construit après 1859, correspondent à l’architecture plus animée des années 1860, mais dès 1856 on trouve rue Le Moyne des arcades semblables, conçues par l’architecte James H. Springle. Les châssis en bois des fenêtres des étages intermédiaires, qui se marient très bien à ceux des grands arcs supérieurs, ont peut-être été changés lors de l’ajout d’étage; assurément, ils sont d’époque.

On sait que ces larges fenêtres peuvent notamment servir à éclairer des salles d’exposition des produits vendus en gros, tandis que les vitrines du rez-de-chaussée se prêtent à la vente au détail. L’entrée centrale unique rappelle qu’on prévoit à l’origine louer à un seul occupant. Enfin, les colonnes intérieures, en fonte au rez-de-chaussée et à l’étage au-dessus, en bois aux autres étages, rendent inutiles les cloisons porteuses, ce qui donne une grande flexibilité d’aménagement.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-42-8759-00

Propriété :

0040-42-8759

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 31 mai 2010