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  FICHE DU BÂTIMENT 
Identification  
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La façade de la rue Saint-Antoine.
©Denis Tremblay, 2010.
 
L’édifice vu de la rue Notre-Dame.
©Denis Tremblay, 2010.
 
Le palais de justice vu de l’autre extrémité du Champ-de-Mars.
Photographie : Ville de Montréal, Réjean Martel.
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Palais de justice de Montréal

Adresses civiques :
  • 1, rue Notre-Dame Est
  • 701, boulevard Saint-Laurent
    (façade latérale)
  • 10, rue Saint-Antoine Est
    (façade secondaire)
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1965-1971

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • David et Boulva
    (firme d'architectes)
  • Archibald
    (architecte -- architecte associé)
  • Illsley
    (architecte -- architecte associé)
  • Templeton
    (architecte -- architecte associé)
Nom du propriétaire constructeur :
  • Ministère des travaux publics (Québec)

Typologie d'origine :
  • gratte-ciel

Détail des travaux

Commentaire sur les travaux

Le ministère des Travaux publics est le maître d'oeuvre de cet édifice pour le ministère de la Justice du gouvernement du Québec. L’agence David, Barott et Boulva a conçu le projet initial, mais le projet final a été créé après le décès de Peter Temple Murray Barott; Jacques L. David et Pierre J. Boulva sont alors les seuls associés. Les excavations ont lieu en 1965-1966 puis le chantier arrête; la construction proprement dite commence en 1968.

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L’entrée principale : 1, rue Notre-Dame Est.
©Denis Tremblay, 2008.
 
Les lanterneaux de l’atrium.
Photographie Gina Garcia, 2006.
 
La salle des pas perdus vue d’une mezzanine.
©Denis Tremblay, 2010.
 
Histoire  

Histoire du bâtiment

Le palais de justice de Montréal, mis en chantier en 1965 et inauguré en 1971, est construit par le Gouvernement du Québec à la demande du Barreau pour regrouper dans un seul immeuble toute l’administration de la justice du district de Montréal. Le vieux palais, son annexe et le « nouveau » palais ouvert en 1926 ne fournissent plus en effet à la tâche et sont jugés désuets. Le site choisi en 1961 couvre un vaste quadrilatère qui comprend de nombreux bâtiments anciens. Les démolitions autorisées fin 1961 s’achèvent au début de l’année 1964 alors même que l’on crée l’arrondissement historique du Vieux-Montréal. L’arrondissement s’arrêtant alors à la rue Notre-Dame, le nouveau projet n’est pas assujetti aux règles le concernant. Des tronçons des rues Saint-Gabriel et Saint-Jacques et de la ruelle des Fortifications disparaissent également, de même que les vestiges des anciennes fortifications dégagés en cours d’excavation.

Entre-temps l’agence d'architectes David, Barott et Boulva est retenue en 1962 pour concevoir et diriger le projet. Il est question en 1963 d’un gratte-ciel de 40 étages. La Commission Viger, nouvellement mise sur pied afin de protéger le Vieux-Montréal, et les « Amis du Vieux-Montréal » s’y objectent. Des étudiants en architecture manifestent. Un nouveau projet est annoncé fin 1963, qui doit comprendre une tour de 30 étages au centre du site. La première pelletée de terre a lieu en juin 1965 et les excavations ont lieu en 1965-1966, mais le projet demeure contesté. À la faveur d’un changement de gouvernement, tout s’arrête en 1966. Les nouveaux plans soumis en 1967 par David et Boulva – Peter T.M. Barott est décédé en 1964 – donnent au projet l’allure que nous connaissons, dont plusieurs aspects semblent induits par les pressions à l’encontre du projet initial. La construction proprement dite commence en 1968 et l’immeuble est inauguré le 8 septembre 1971.

Lors de son inauguration, l’édifice loge les cours de première instance ou d’appel, qu’elles soient criminelles ou civiles, ainsi que des bureaux de juge. On y regroupe différents bureaux gouvernementaux reliés à l'administration de la justice ainsi que ceux du ministère du Revenu, tandis que les palais plus anciens sont désormais utilisés à d’autres fins. En 2005, la cour d’appel quitte les lieux pour retourner dans le palais des années 1920 entièrement restauré.

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L’atrium logeant la traditionnelle salle des pas perdus.
Photographie Gilles Lauzon, 2008.
 
L’entrée du boulevard Saint-Laurent, derrière un muret-fontaine.
©Denis Tremblay, 2005.
 
L’entrée de la rue Saint-Antoine Est.
©Denis Tremblay, 2008.
 
Lecture architecturale  
Le palais de justice de Montréal occupe toute la partie ouest du secteur administratif et judiciaire traditionnel de la ville. Il comprend un volume horizontal implanté légèrement en retrait et une tour de près 20 étages. La partie horizontale comprend une section de quatre étages, incluant le rez-de-chaussée et un étage-attique, ainsi qu’une section sans attique de trois étages qui permet une percée visuelle vers le dôme du vieux palais à partir de la rue Saint-Jacques. La structure de l’édifice est en béton armé, enveloppée par des murs-rideaux en métal brun et en verre. Des murs aveugles en béton recouvert de granit gris légèrement rosé contribuent au contreventement structural.

Les façades sont largement tributaires des volumes. Rue Notre-Dame Est, on fait face à un immeuble horizontal que dominent deux étages très fenêtrés en forte saillie. L’étroite et longue tour placée en retrait possède sa propre façade principale, rue Saint-Antoine Est, revêtue d’un mur-rideau. Les façades latérales asymétriques mettent surtout en valeur les puissants murs aveugles en pierre. Les tensions entre volumes horizontaux et verticaux, entre massifs de pierre et murs-rideaux légers, sont résolument modernes, tout comme le traitement dépouillé, exempt d’ornementation. Des efforts relatifs d’intégration à la vieille trame urbaine issus de la contestation, qui révèlent une certaine réaction au modernisme, sont toutefois mis en oeuvre. Ainsi, les épais murs aveugles en pierre évoquent les murailles des anciennes fortifications. L’édifice fait donc partie du mouvement moderne international, à son apogée dans les années 1960, tout en révélant des efforts nouveaux d’intégration et d’évocation du passé.

La monumentalité de l’édifice suggère d’emblée son caractère institutionnel dans un secteur associé à la Justice, la fonction de « Palais de justice », étant d’ailleurs inscrite en lettres de métal près de chaque entrée. De grandes entrées rendent d’ailleurs l’immeuble très accessible de tous côtés, tandis que les portes de garage qui flanquent l’entrée de la rue Saint-Antoine mènent aux services policiers et aux cellules de détention. La tour apparaît quant à elle comme un imposant immeuble de bureaux, sans trahir la présence de ses salles d’audience.

Intérieur accessible au public

Un axe central offre un parcours monumental qui mène de la rue Notre-Dame Est à la salle des pas perdus et à son comptoir d’information. Cette salle éclairée le jour par des lanterneaux constitue un atrium entouré de deux niveaux de galeries. Au centre de la salle, un axe perpendiculaire placé dans l’alignement de la rue Saint-Jacques mène aux entrées latérales du boulevard Saint-Laurent et de l’Allée des huissiers (du côté du vieux palais). L’axe central se prolonge quant à lui au-delà de la salle des pas perdus jusque dans la tour desservie par des ascenseurs et des escaliers bien mis en évidence. À ce niveau comme aux autres étages, les corridors de la tour, parallèles à la rue Saint-Antoine Est, donnent accès aux salles d’audience. Ce plan répond toujours aux préceptes traditionnels des beaux-arts, mais dans un esprit fonctionnaliste plutôt qu’académique.

Les intérieurs du palais de justice rappellent la facture moderne de son extérieur. Du granit recouvre les piliers et les principaux murs, notamment ceux des vestibules. Le verre dépoli et le métal brun foncé confèrent un caractère de neutralité qui balance entre transparence et opacité tout autour de la salle des pas perdus, notamment. Les pièces de bois verni ajoutent de la chaleur aux éléments tactiles que sont les hautes poignées, les garde-corps, le comptoir et les sièges. Les grands lampadaires de facture moderne contribuent à donner à l’atrium de la salle des pas perdus une allure de place publique. À noter que les corridors d’accès aux salles d’audience ont été rénovés tout en conservant une facture dépouillée.

La signalisation constitue comme à l’extérieur la seule forme de communication intégrée à l’architecture. La très neutre police de caractères Helvetica, créée en Suisse en 1957, est employée à cette fin. Enfin, une inscription gravée dans le granit d’un mur de l’atrium commémore l’inauguration de l’édifice le 8 septembre 1971.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1995-04-26) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-35-8365-00

Propriété :

0040-35-8365

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 30 avril 2010