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  FICHE DU BÂTIMENT 
Identification  
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L'édifice vu du boulevard Saint-Laurent.
©Denis Tremblay, 2008
 
L'entrée principale, rue Saint-Jacques.
©Denis Tremblay, 2014
 
Murs arrières du bâtiment.
©Denis Tremblay, 2014
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Immeuble Thémis

Adresses civiques :
  • 10-12, rue Saint-Jacques
  • boulevard Saint-Laurent
    (façade latéralesans numéro civique)
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1927-1928

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Perrault & Gadbois
    (agence d'architectes)
Nom du propriétaire constructeur :
  • Immeuble Thémis ltée
    (propriétaire du 1927-04-07 au 1981-01-09)
Typologie d'origine :
  • gratte-ciel
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L'édifice sans corniche.
photographie Denis Tremblay, 1998
 
 
Histoire  

Histoire du bâtiment

L'Édifice Thémis est construit en 1927-1928. Le 5 avril 1927, l’architecte Jean-Julien Perrault acquiert quatre lots à l’angle des rues Saint-Laurent et Saint-Jacques. Deux jours plus tard, il vend le tout à Immeuble Themis ltée, une société qui entreprend les démarches pour construire un immeuble de bureaux. Elle engage à cette fin l’agence d’architectes Perrault et Gadbois dirigée par les architectes Joseph Roméo Gadbois et Jean-Julien Perrault. Tous les bâtiments sur le site sont détruits durant le printemps 1927 et le nouvel édifice est complété au début de l’année 1928.

Comme le nom de la société immobilière l’indique – Thémis est la déesse de la justice divine chez les Grecs –, l’édifice est d’abord occupé principalement par des bureaux d’avocats et d’autres services légaux. La fonction de l’immeuble n’a rien d’un hasard puisque le nouveau palais de justice, situé tous près sur la rue Notre-Dame, vient tout juste d’ouvrir ses portes (édifice Ernest-Cormier, 1922-1926). L’édifice Thémis conserve d’ailleurs cette vocation jusqu’à sa transformation en copropriété résidentielle en 2005; la corniche enlevée en 1966 est alors restaurée.

Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 7 février 2014 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 2005
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Conversion de l'immeuble en copropriété résidentielle. La corniche enlevée en 1966 est restaurée.


     
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Lecture architecturale  
Malgré sa construction tardive, l’édifice Thémis présente les principales caractéristiques du gratte-ciel montréalais du début du XXe siècle, notamment sa hauteur de dix étages caractéristique de la réglementation en vigueur de 1901 à 1924. Sis à l'intersection des prestigieuses rues Saint-Jacques et Saint-Laurent, l’édifice revêtu en brique et en pierre artificielle se rattache davantage au quartier administratif et institutionnel de Montréal qu’au centre financier plus à l’ouest. Il occupe en totalité un angle d'îlot composé de plusieurs parcelles formant un L, ce qui permet l’exposition de deux façades sur rues, la principale étant celle de la rue Saint-Jacques.

Les deux façades présentent une composition tripartite caractéristique des immeubles nord-américains du début du XXe siècle, mais d’une grande sobriété. La base composée de deux niveaux se distingue par le revêtement en pierre artificielle à bossages en table. Un simple bandeau sépare les sept niveaux de la partie médiane du dernier niveau, une corniche de métal (restaurée) couronnant l’édifice. En largeur, cette composition académique épurée comporte également une discrète division tripartite, les travées de fenêtres latérales étant séparées des autres par de plus larges trumeaux. L’emplacement de l’entrée principale aurait pu rendre l’ensemble symétrique suivant l’un des préceptes des beaux-arts, mais des considérations d’ordre fonctionnel ont dû prévaloir. Le décor architectural est quant à lui surtout concentré dans le portail à extrados en escalier orné d’une console et d’un lion ailé, ainsi que dans la corniche à mutules, des éléments qui rappellent la Renaissance italienne. Ce vaste immeuble de facture sévère présente en somme des caractéristiques de gratte-ciel tripartite nord-américain et il arbore sans ostentation un décor architectural de tradition classique.   

Les grandes vitrines des locaux du rez-de-chaussée laissent présager une fonction commerciale, mais ils auraient surtout servi pour des bureaux. La répétition régulière des étages supérieurs en brique expriment l'unique fonction des locaux (bureaux) et l’aspect rationnel du projet. Les locaux bénéficient d’un généreux éclairage supplémentaire grâce aux nombreuses baies donnant sur la cour arrière, les élévations latérales étant mitoyennes. Le grand portail sert d’accès à tout l’édifice, tandis qu’une porte cochère mène à l’arrière-cour.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1995-04-26) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-34-6884-00

Propriété :

0040-34-6884

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 18 juillet 2014