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  FICHE DU BÂTIMENT 
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La façade-vestige, rue Saint-Sulpice, devant la façade latérale de la basilique Notre-Dame.
©Denis Tremblay, 2008
 
Détail de la devanture commerciale.
©Denis Tremblay, 2014
 
Le bâtiment avant l'intégration de la façade à un nouveau projet résidentiel.
Photographie Denis Tremblay, 1998
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Maisons-magasins de l'Hôtel-Dieu

Autres appellations :
  • Édifice C.X. Tranchemontagne Inc
  • La vieille maison à l'ombre de Notre-Dame
  • Les Galeries de la place D'Armes
Adresses civiques :
  • 457-459, rue Saint-Sulpice
  • rue De Brésoles
    (façade latéralesans numéro civique)
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1843

Nom du propriétaire constructeur :
  • Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph
    (propriétaire de 1644 au 1944-12-29)
Typologie d'origine :
  • maison-magasin

Commentaire sur les travaux

Quoiqu'une inscription gravée dans le pilastre de la porte du 457, rue Saint-Sulpice indique la date de 1829 correspondant à l'année de construction d'un hangar en pierre rue Saint-Sulpice par les religieuses, aucun document n'a pu confirmer la localisation précise de ce hangar sur le terrain ni vérifier si ce dernier aurait pu être converti en magasins. Les documents consultés signalent la construction de six magasins d'avril à septembre 1843 et ne mentionnent en aucun temps la présence d'un hangar (Registre des recettes et dépenses des pauvres de l'Hôtel-Dieu de Montréal 1827-1852; notaire P. Lamothe, 30 octobre 1843).

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Histoire  

Histoire du bâtiment

Les maisons-magasins de l'Hôtel-Dieu, dont il ne reste plus que des vestiges, sont construites en 1843. À partir des années 1820, les Religieuses hospitalières de Saint-Joseph de l'Hôtel-Dieu de Montréal décident de faire bâtir des immeubles locatifs à la périphérie de leur terrain pour soutenir financièrement leurs œuvres au cœur du Vieux-Montréal. À l'été 1843, elles font ainsi construire six maisons-magasins de deux étages et un étage de comble, rue Saint-Joseph (rue Saint-Sulpice). Les maisons-magasins actuellement aux 457-459, rue Saint-Sulpice représentent les deux unités les plus proches de la place d'Armes et les seules survivantes de cette rangée d'immeubles. Le commissaire-priseur Thomas-Henry Bridge loue en octobre 1843 un premier magasin avec le logement en haut et, six mois plus tard, il devient le locataire du second magasin avec les étages au-dessus. Cette double vocation commerciale et résidentielle ne subsiste que brièvement. Des locataires, principalement des marchands, occupent l'un ou l'autre des magasins à des fins uniquement commerciales dès 1855.

Vers 1910 (entre 1909 et 1914), l'immeuble est rehaussé d'un étage revêtu de pierre en façade, qui remplace l'ancien comble, ainsi que d'un autre étage coiffé d'un toit plat, mais muni d'un brisis de comble mansardé (il semble que le brisis soit modifié avant 1940 et devienne plus purement décoratif). En 1941, C.X. Tranchemontagne & Cie Limitée, oeuvrant dans le domaine des textiles, achète des religieuses le magasin au 459, rue Saint-Sulpice où se trouve son siège social depuis 1913. Trois ans plus tard, l'entreprise acquiert le 457, rue Saint-Sulpice, loué à la compagnie Samuel Fisher Registered.

À la suite d'un incendie survenu en 1992 et ayant endommagé les bâtiments aux 451, 457, 459 et 461 rue Saint-Sulpice, connu sous le nom Les Galeries de la place D'Armes, l'immeuble est rénové. En 2004-2005, les façades des 457 et 459 sont intégrées à un nouveau projet de copropriété résidentielle, le projet Orléans. À toutes fins utiles, il s'agit désormais d'un vestige des maisons-magasins de 1843 modifiées vers 1910.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • C. X. Tranchemontagne & Cie Ltée (marchand en gros de draperie et de lainage)
    (propriétaire du 1944-12-29 à 1984)
Autres occupants marquants
Locataires :
  • Samuel Fisher Registered (fournisseur de plomberie et de chaudronnerie)
    (locataire de environ 1913 à 1948)
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 20 février 2015 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : entre 1909 et 1914
    Modification à la volumétrie verticale du bâtiment.

    Ajout d'un ou de plusieurs étages au bâtiment.

    L'immeuble est rehaussé d'un étage revêtu de pierre ainsi que d'un autre étage coiffé d'un toit plat, mais muni d'un brisis de comble mansardé (possiblement modifié avant 1940 pour devenir purement décoratif).


     
  • Travaux 2
    Date des travaux : 2004
    Fin des travaux : 2005
    Démolition totale ou partielle du bâtiment.

    Démolition de la partie arrière du bâtiment dont la façade est préservée et intégrée dans un nouvel immeuble de résidences en copropriété.


     
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Lecture architecturale  
Ce vestige conservé et mis en valeur présente toujours les caractéristiques fondamentales de maisons-magasins, en faisant abstraction de l'implantation du bâtiment, car il ne reste que les façades anciennes. Les grandes vitrines du rez-de-chaussée – restaurées avec des châssis à grands carreaux à la manière des années 1840 – en constituent la première caractéristique fondamentale. Le parement uniforme et les fenêtres régulières des deux étages suivants sont également typiques de la partie résidentielle des maisons-magasins, bien que, dans ce cas-ci, l'un de ces étages soit plus tardif. L'effet de fausse-mansarde créé par le brisis décoratif percé de lucarnes évoque d'une certaine façon le comble d'origine, mais de façon indirecte. Les caractéristiques fondamentales et authentiques des façades d'origine sont donc concentrées aux deux premiers niveaux, incluant le sobre décor d'esprit néoclassique que constituent les pilastres et l'entablement de la devanture commerciale. Il y a tout lieu de penser que les entrées et vitrines sont toujours situées comme à l'origine. Il y aurait donc eu deux unités ne comportant chacune qu'une porte en façade pour desservir à la fois le magasin et le logement au-dessus; le bâtiment était alors également accessible par l'arrière. Aujourd'hui les appartements des étages sont reliés à un édifice contigu.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-33-9940-00

Propriété :

0040-33-9940

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 20 février 2015