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  FICHE DU BÂTIMENT 
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L'édifice vu de la place d'Armes.
©Denis Tremblay, 2008
 
L'édifice vu de la rue Saint-François-Xavier.
©Denis Tremblay, 2006
 
L'édifice vue de la rue Saint-Antoine.
©Denis Tremblay, 2008
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Édifice du Siège-social-de-la-Banque-de-Montréal

Autre appellation :
  • Bank of Montreal Building
Adresses civiques :
  • 129-155, rue Saint-Jacques
  • rue Saint-François-Xavier
    (façade latéralesans numéro civique)
  • 160, rue Saint-Antoine Ouest
    (façade secondaire)
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Ensemble :

Fait partie de : Banque de Montréal
comprenant aussi

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1958-1960

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Barott, Marshall, Merrett et Barott
    (firme d'architectes)
  • B. H. White
    (architecte -- architecte associé)
Nom du propriétaire constructeur :
  • Banque de Montréal
    (propriétaire de 1954 à aujourd'hui)
Typologie d'origine :
  • gratte-ciel

Commentaire sur les travaux

La démolition de l’ancien bureau de poste commence en novembre 1957 ; l’excavation et les fondations sont réalisées en 1958, la structure de métal érigée en 1959, l’édifice complété et inauguré en 1960 ; il reste alors à compléter l’aménagement du nouveau bureau de poste.

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Luminaires et panneaux-grilles décoratifs.
©Denis Tremblay, 2006
 
Le portail principal.
©Denis Tremblay, 2006
 
Les portes du vestibule donnant sur le hall.
©Denis Tremblay, 2010
 
Histoire  

Histoire du bâtiment

La Banque de Montréal fait construire cet immeuble de 1958 à 1960 pour loger son siège social, tout en conservant l’édifice voisin qui demeure la succursale principale de Montréal. L’immeuble remplace un ancien bureau de poste monumental construit au XIXe siècle et agrandi au début du XXe. La Banque de Montréal l’acquiert en 1954 et commence sa démolition en 1957. La conception du nouvel immeuble est confiée à l’agence d’architectes Barott, Marshall, Merett & Barott, le responsable du projet étant probablement Lorne Marshall. Le nouveau siège social est inauguré en grandes pompes le 3 décembre 1960.

La banque utilise la majeure partie de l’immeuble pour ses besoins, mais elle met aussi quelques étages en location. Une dizaine de locataires s’y installent dès 1961. En cette même année, le bureau de poste se réinstalle au rez-de-chaussée, à l’angle de la rue Saint-François-Xavier. La banque fait aussi construire pour les successeurs du vendeur de journaux Albert Kernan un kiosque à journaux en acier inoxydable et en granit de facture très moderne : le Albert’s News Stand – aujourd’hui disparu.

En 1977, alors que la Banque de Montréal utilise encore la majeure partie de l’immeuble tout en ayant toujours quelques locataires, la plupart de ses activités de direction sont déplacées à Toronto. Le siège social légalement constitué demeure néanmoins à Montréal. La banque occupe même de plus en plus d’espace jusqu’à utiliser tous les étages de bureaux à compter du milieu des années 1980. En 1990, elle récupère aussi l’espace du bureau de poste qui vient de quitter les lieux. La Banque de Montréal (BMO) occupait en 2009 l’immeuble entier.

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Le hall de l'édifice.
©Denis Tremblay, 2010
 
Le hall des ascenseurs.
©Denis Tremblay, 2010
 
Bas-reliefs en pierre artificielle Coade, attribués à John Flaxman, de Londres, datés de 1819.
©Denis Tremblay, 2010
 
Lecture architecturale  
À proximité de la place d’Armes, l’édifice de la rue Saint-Jacques jouxte son vieux siège social, à l’emplacement même de son ancien immeuble de 1819. La banque demeure ainsi au cœur du centre d’affaires qu’elle a elle-même lancé. L’immeuble occupe toute la largeur de l’îlot, un passage étant cependant percé pour la ruelle des Fortifications. La tour, dont la structure est en acier et le revêtement en calcaire (de l’Ontario), compte 14 étages incluant le rez-de-chaussée, ce à quoi s’ajoutent les étages de soubassement (recouverts de granit du Québec) et trois petits étages au sommet de la tour des ascenseurs. La hauteur du bâtiment correspond à ce que permet alors la réglementation.

La composition asymétrique de la façade principale est tributaire de trois volumes. Une partie horizontale basse couvre tout le site, en continuité avec la vieille banque voisine. Un volume vertical s’encastre dans cette partie basse et forme une avancée, rue Saint-Jacques. Enfin, le volume qui comprend entre autres les cages d’ascenseurs s’emboîte partiellement dans le précédent. L’édifice apparaît ainsi comme un jeu de volumes d’esprit moderne, tandis que deux langages architecturaux se croisent. Sur la partie basse, un vocabulaire classique stylisé relie l’immeuble à son voisin néoclassique, comme en témoignent les chambranles moulurés en façade principale. Dans les autres façades, les premiers niveaux apparaissent comme des colonnades posées sur un socle et couronnées par une corniche. Les lignes verticales du haut volume reprennent ce motif de colonnade surmonté d’un entablement plus épuré (voir en particulier la photographie de la rue Saint-Antoine). Pour le reste, le vocabulaire est essentiellement moderne, comme par exemple les fenêtres carrées des grands pans latéraux de la tour dépourvues de tout ornement. La composition architecturale tient donc à la fois du classicisme moderne (stylisé), en lien avec l’édifice voisin, et du modernisme, ce dernier prenant le dessus.

Le petit gratte-ciel bien fenêtré apparaît d’abord comme un immeuble de bureaux mais les éléments plus monumentaux et classiques des premiers niveaux indiquent une présence institutionnelle. Le grand portail est placé devant la cage des ascenseurs de la tour, tout en étant en relation avec l’ancienne banque. Un autre portail à l’angle de la rue Saint-François-Xavier rappelle le bureau de poste qu’il desservait jusqu’en 1989. Enfin, des entrées de service pour le personnel et les véhicules se font discrètes à l’arrière.

Éléments décoratifs extérieurs significatifs

Deux plaques de métal placées de part et d’autre de l’entrée annoncent au visiteur la fonction de l’édifice et son propriétaire : « Banque de Montréal – siège social »/ « Bank of Montreal – head office ». Derrière la partie supérieure de la verrière du portail principal apparaît une version moderne, colorée et de grande taille, des armoiries de la banque qui comprennent deux personnages amérindiens de grande dimension. Le visiteur curieux peut aussi remarquer sur l’étage-attique en retrait des copies des bas-reliefs néoclassiques qui ornaient autrefois le premier immeuble de la banque. Enfin, le logo de la BMO apparaît sur deux côtés du sommet de la tour. Le nom complet de la banque y apparaissait en 1960 sur les quatre élévations, deux fois dans chaque langue.

Intérieur accessible au public

Du grand portail, le visiteur traverse un vestibule qui l’amène à un hall de forme carrée puis aux ascenseurs. Ce parcours croise un axe secondaire important qui conduit vers la grande succursale bancaire, à droite, et vers ce qui était le bureau de poste (de 1961 à 1989), à gauche. La clarté des axes directionnels n’est pas sans rappeler le plan de l’ancienne banque agrandie au début du XXe siècle suivant les préceptes beaux-arts. Les espaces et les parcours sont ici plus restreints, mais la hauteur des volumes et la qualité du décor contribuent à une monumentalité certaine.

Le décor architectural moderne est d’ailleurs parfaitement compatible avec le classicisme de l’ancienne banque voisine. Par exemple, la symétrie du hall d’ascenseur et la verticalité de ses lignes de force peuvent rappeler un atrium bordé de colonnades. La richesse du décor tient par ailleurs largement aux matériaux nobles utilisés, tels les traditionnels marbres verts et beiges et l’acier inoxydable moderne – le bronze est aussi utilisé pour certains éléments décoratifs. Les marbres sans moulures sont par ailleurs de facture aussi résolument moderne que les profilés et panneaux de métal.

Des horloges carrées dominent les portes tournantes du vestibule, mais sitôt ces portes franchies, le regard est attiré au fond du hall des ascenseurs par une reproduction grand format de la charte de la banque. Les bas-reliefs néo-classiques créés en 1819 pour orner le premier immeuble de la banque sont par ailleurs mis en valeur dans le corridor qui relie l’édifice à son voisin plus ancien. Des bas-reliefs modernes, au-dessus des portes d’ascenseurs, représentent divers secteurs économiques, comme ceux de 1819, mais des ouvriers ont remplacé les personnages allégoriques féminins. Modernité et tradition classique se côtoient constamment.
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L'ancien bureau de poste central, tel que modifié au XXe siècle, démoli pour l'édifice moderne de la Banque de Montréal.
©Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Albums de rues E.Z. Massicotte, 6-88-c.
 
 
Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1995-04-26) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-23-2008-02

Propriété :

0040-23-2008

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

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Données mises à jour le 30 avril 2010