Nouvelle recherche
Base de données sur le patrimoine
  FICHE DU BÂTIMENT 
Identification  
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.
 
 
Église de la Visitation du Sault-au-Récollet
©Ville de Montréal, 2002
 
Église de la Visitation du Sault-au-Récollet
©Ville de Montréal, 2002
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Église de la Visitation du Sault-au-Récollet

Autres appellations :
  • Église de la Visitation De La Bienheureuse Vierge Marie
  • Église du Sault-au-Récollet
Adresse civique :
  • 1847, boulevard Gouin Est
    Note : ce bâtiment n'a pas d'accès à la rue
Arrondissement ou ville :

Ahuntsic-Cartierville (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Ancien village de Sault-au-Récollet

Localisation :
haut de page
Construction  
Date de construction initiale :

1749-1752

Nom du propriétaire constructeur :
  • Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
    (propriétaire de 1749 à aujourd'hui)
    La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est créée en France en 1641. À l’origine, en France, la vocation des sulpiciens est principalement orientée vers la formation des prêtres par la mise sur pied de séminaires. Le sulpicien Jean-Jacques Olier, étroitement lié à l’histoire de Montréal malgré qu’il n’ait jamais foulé le sol de la Nouvelle-France, est l’un des fondateurs de la Société de Notre-Dame de Montréal. Celle-ci est à l’origine de la fondation de Ville-Marie en 1642. La paroisse de Notre-Dame est desservie par les sulpiciens à partir de 1657, qui deviennent ensuite propriétaires de la seigneurie de l’île de Montréal en 1663. Leur statut de seigneurs permet aux sulpiciens d’être actifs dans le développement de l’île de Montréal en construisant notamment des moulins. C’est à la demande de monseigneur Ignace Bourget, en 1840, que les sulpiciens renouent avec leur vocation d’origine en acceptant la responsabilité de la formation des futurs prêtres du diocèse de Montréal.
Typologie d'origine :
  • Édifice de culte
haut de page
Histoire  

Évolution du bâtiment

L’actuelle église de la Visitation remplace l'ancienne église qui était située dans l'enceinte du fort Lorette, construit par Vachon de Belmont, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice, vers 1700. La construction de l’église est commencée en 1749 par le maître-maçon Charles Guilbault et par le charpentier Joseph Valade, et elle est terminée en 1752. De cette construction, il nous reste les épais murs latéraux et la charpente du toit de l'église. Dès 1755, on doit installer des contreforts pour corriger un problème structural, celui de l'écartement des murs latéraux. En 1761, on construit une sacristie à l'arrière du chœur.

Les principaux apports ultérieurs sont de deux ordres : il s’agit de travaux liés à la décoration intérieure, puis de travaux de réfection et d'agrandissement. Successivement, plusieurs sculpteurs apportent leur contribution pour créer un intérieur richement orné. Le sculpteur Philippe Liébert (1732-1804) réalise le retable en 1772 et le tabernacle du maître-autel en 1792. Louis-Amable Quévillon fabrique les deux tombeaux latéraux ainsi que le maître-autel en 1806. David-Fleury David réalise l'ornementation des voûtes en 1817 et la corniche intérieure en 1820 dans la continuité stylistique du retable de Philippe Liébert.

Le clocher est démoli et reconstruit en 1814, et la sacristie est agrandie vers l’arrière en 1844. Mais le changement le plus significatif est l'allongement de la nef par l'avant et la construction d’une nouvelle façade réalisés en 1850-1852 selon les plans de l’architecte John Ostell. La construction des deux clochers n’est complétée qu’en 1868-1870. Une salle paroissiale est construite en 1964 à l'arrière de la sacristie.

Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 18 novembre 2004 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : 1761
    Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.

    Extension de l'église vers l'arrière par la construction de la sacristie
     
  • Travaux 2
    Date des travaux : 1814
    Modification à la volumétrie verticale du bâtiment.

    Remplacement du clocher et réfection de la toiture
     
  • Travaux 3
    Date des travaux : 1844
    Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.

    Agrandissement de la sacristie vers l'arrière

    Concepteurs de la transformation :
    Joseph Corbeil (charpentier-menuisier)
    François Lepage (maçon)
     
  • Travaux 4
    Date des travaux : 1850
    Fin des travaux : 1852
    Transformation majeure de la façade.

    Agrandissement de l'église et érection d'une nouvelle façade

    Concepteur de la transformation :
    John Ostell (architecte)
     
  • Travaux 5
    Date des travaux : 1868
    Fin des travaux : 1870
    Modification à la volumétrie verticale du bâtiment.

    Construction des deux clochers. Travaux prévus dès 1850-1852

    Concepteur de la transformation :
    John Ostell (architecte)
     
  • Travaux 6
    Date des travaux : 1964
    Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.

    Construction d'une salle paroissiale et d'un bureau à l'arrière de la sacristie. Remplacement des contreforts en pierres par des contreforts en béton.

    Concepteur de la transformation :
    Crevier, Lemieux, Mercier et Caron (architectes)
     
haut de page
Lecture architecturale  
Malgré qu’on lui ait appliqué une façade néoclassique au milieu du XIXe siècle, l'église de la Visitation demeure un lieu de culte typique du Régime français. L’église adopte un plan dit récollet, c’est-à-dire qu’elle possède une nef rectangulaire, sans transept, et un chœur plus étroit à chevet plat. Par opposition, le plan dit jésuite possède habituellement des chapelles latérales et un chœur en hémicycle de la même largeur que la nef. Le corps principal de l'église de la Visitation est composé d'une toiture à deux versants avec des murs construits en pierre des champs. Malgré le fait que la décoration intérieure ait été réalisée en plusieurs étapes, l’église présente une grande unité stylistique. Le décor, constitué notamment de la voûte en anse de panier de la nef, du retable et des autels, est entièrement sculpté en bois.

Quant à elle, la façade en pierres calcaires se différencie des murs de l'ancienne église par le soin apporté à son ornementation. Elle est flanquée de deux tours coiffées de flèches à double lanterne. La partie centrale de la façade en pierres de taille, divisée en trois parties, est traitée selon les principes du néoclassicisme : entrée centrale encadrée de pilastres, trois baies en arc plein cintre et large fronton triangulaire. Au sommet de la façade, un faux-attique orné d’un entablement et d’ailerons dissimule la pente de la toiture.
haut de page
Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par les statuts suivants :
  • Immeuble patrimonial classé sous le nom de Église du Sault-au-Récollet
    Anciennement un monument historique classé (1974-10-03) (juridiction provinciale)
  • Situé dans l'aire de protection de l'Église du Sault-au-Récollet depuis le 1975-07-08 (juridiction provinciale)
  • Situé dans le site patrimonial Ancien village de Sault-au-Récollet (cité) (2012-10-19).
    Anciennement un site du patrimoine (1992-04-06) (juridiction municipale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories suivantes :
haut de page
Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

haut de page
Numéros de référence  
Bâtiment :

9247-15-8128-01

Propriété :

9247-15-8128

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
Droits réservés, 2002-2017
Données mises à jour le 29 septembre 2017