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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Façade principale vue de la rue Notre-Dame Est, devant la place Marguerite-Bourgeoys gazonnée.
©Denis Tremblay, 2009
 
L'édifice en 1909.
©Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Albums de rues Édouard-Zotique Massicotte. 6-79-a.
 
Avant-corps central.
©Denis Tremblay, 2009
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Annexe du Vieux-Palais-de-Justice

Autre appellation :
  • Annexe de l'édifice Lucien-Saulnier
Adresses civiques :
  • 85, rue Notre-Dame Est
  • Champ-de-Mars
    (façade secondairesans numéro civique)
Arrondissement ou ville :

Ville-Marie (Montréal)

Secteur d'intérêt patrimonial :

Vieux-Montréal

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1903-1905

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Ministère de la Colonisation et des Travaux publics
  • N. A. Cantin
    (architecte -- architecte-conseil)
  • Raoul Adolphe Brassard
    (architecte -- concepteur principal)
Nom du propriétaire constructeur :
  • Gouvernement du Québec
    (propriétaire de environ 1887 à 1974)

Commentaire sur les travaux

L'architecte Raoul Adophe Brassard était à l'emploi du ministère de la Colonisation et des Travaux publics quand il a conçu ce bâtiment.

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L'ancienne église presbytérienne St. Gabriel dans une publication de 1889.
©Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Albums de rues Édouard-Zotique Massicotte. 6-41-d.
 
Un autre édifice prévu en 1910.
©Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Albums de rues Édouard-Zotique Massicotte. 3-143-d.
 
Ancienne entrée de service dans la façade latérale, à l'étage du soubassement.
©Denis Tremblay, 2009
 
Histoire  

Histoire du bâtiment

Le gouvernement du Québec fait construire cet édifice en 1903-1905, comme une annexe du palais de justice voisin et comme immeuble gouvernemental. Sa conception est confiée au ministère de la Colonisation et des Travaux publics; l'architecte Raoul Adophe Brassard, qui est à l'emploi du ministère, en serait le concepteur principal; N. A. Cantin, dont on dit qu’il était établi à New York mais dont on ne sait presque rien, agit comme architecte-conseil. Les travaux débutent durant l’été 1903 avec la démolition de la plus vieille église protestante de Montréal, l’église presbytérienne St. Gabriel (1792), alors abandonnée comme lieu de culte. En 1905, divers services judiciaires et gouvernementaux s’installent dans les nouveaux locaux. Le bâtiment contiendra plusieurs cours de justice au fil des années.

Au moment de la construction, il y a plusieurs bâtiments entre la nouvelle annexe et la rue Notre-Dame. Une perspective publiée en 1910 montre un projet de nouvel immeuble public qui les remplacerait (voir la figure). Mais ce projet est abandonné et les bâtiments anciens restent en place. Dans les années 1920, on construit plutôt de l’autre côté de la rue Notre-Dame un nouvel immeuble monumental destiné à l’administration de la justice. Les bâtiments devant l’annexe de 1903-1905 ne disparaissent finalement que dans les années 1960 en même temps que ceux du grand quadrilatère voisin destiné au palais moderne. La vieille annexe fait face désormais à un espace public ouvert, ce qui la rend visible depuis la rue Notre-Dame.

L’édifice conserve sa vocation jusqu’à l’inauguration du nouveau palais de justice, en 1971. Les bureaux de l’organisation des Jeux olympiques de 1976 s’y installent alors et, en 1974, la Ville de Montréal en prend possession en même temps que le Vieux palais. Le bâtiment est reconnu comme monument historique sitôt après les Jeux et la Ville y aménage des bureaux. Les intérieurs sont modernisés en plusieurs étapes pendant les années 1970. Au début des années 2000, l’administration municipale occupe toujours l’immeuble qui héberge également un centre de la petite enfance.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Ville de Montréal
    (propriétaire de 1974 à une date inconnue)
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Façade de l'annexe (à gauche) et façade latérale du Vieux palais de justice de Montréal (à droite).
©Denis Tremblay, 2009
 
Façade latérale donnant sur l'allée des Huissiers.
©Denis Tremblay, 2009
 
Élévation arrière.
©Denis Tremblay, 2009
 
Lecture architecturale  
L’annexe du Vieux-Palais-de-Justice est un édifice de plan rectangulaire en pierre grise de Montréal (calcaire) coiffé d’un toit plat. Il est situé entre l’ancien palais de justice et le palais moderne, un terrain gazonné et la rue Notre-Dame le séparant de l’édifice Ernest-Cormier qui loge la cour d’appel. Il fait donc partie intégrante du secteur traditionnel de l’administration de la justice. Tout juste accoté à l’angle latéral du vieux palais, en retrait, il apparaît comme une composante secondaire de ce dernier.

Un avant-corps central légèrement en saillie domine la composition de la façade principale parfaitement symétrique. Aux trois parties verticales ainsi créées répondent les divisions horizontales que sont le rez-de-chaussée traité comme un soubassement, les deux étages principaux reliés entre eux et, troisièmement, un étage attique de bonne hauteur au-dessus de la corniche qui prolonge celle du vieux palais voisin. Un vocabulaire architectural d’esprit baroque, sans colonnes, dynamise et complexifie cette composition classique. Les baies à ébrasements (latéraux) et voussures (partie supérieure) concaves de même que les bossages continus en table des niveaux supérieurs rappellent les édifices publics et les hôtels particuliers français du début du XVIIIe siècle. Divers éléments peuvent aussi être associés au baroque britannique, comme les nombreux frontons brisés qui divisent les baies, les bossages adoucis au premier niveau, très arrondis, et, à l’entrée de la façade latérale, une grosse boule sur pied antique (photographie). Le style Louis XV est en vogue à Paris vers 1900 alors que le baroque edwardien – ou néobaroque britannique – l’est à Londres. Dans le contexte nord-américain, une telle composition suggère finalement une approche académique pouvant trouver ses sources dans les beaux-arts français comme dans les plus récentes écoles nord-américaines ou britanniques qui s’en inspirent.

La monumentalité de l’édifice annonce sa vocation institutionnelle. Toutefois, rien ne suggère explicitement l’administration de la Justice. Les ébauches de sculptures ornementales encore en place au-dessus de l’entrée et dans la baie centrale sont d’ailleurs restées muettes (photographie de l’avant-corps central). La dimension des fenêtres des étages principaux annonce néanmoins des salles plutôt que de simples bureaux – on y trouvait en effet des petites cours de justice – et la baie centrale éclaire un grand escalier. Mais la vocation a changé et l’intérieur, presque entièrement modernisé, n’est pas ouvert au public.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par les statuts suivants :
  • Immeuble patrimonial classé sous le nom de Édifice Lucien-Saulnier
    Anciennement un monument historique reconnu (1976-11-18) (juridiction provinciale)
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré) (2012-10-19).
    Anciennement un arrondissement historique (1995-04-26) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

0040-46-4111-00

Propriété :

0040-46-4111

Immeuble situé dans le Vieux-Montréal :

Des informations et des liens additionnels peuvent être disponibles sur la fiche de cet édifice dans le site du Vieux-Montréal.

 
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

 
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Données mises à jour le 20 février 2015