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  FICHE DU BÂTIMENT 
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Côté est.
©Ville de Montréal, 2006
 
Côté ouest, avec la grande queue.
©Ville de Montréal, 2006
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Moulin à vent de Pointe-Claire

Adresse civique :
  • 1, avenue Saint-Joachim
Arrondissement ou ville :

Pointe-Claire

Secteur d'intérêt patrimonial :

La pointe

Localisation :
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Construction  
Date de construction initiale :

1709-1710

Nom du concepteur de la
construction initiale :
  • Léonard Paillé dit Paillard
    (charpentier)
    Natif du Limousin en France, Léonard Paillé dit Paillard (vers 1646-1729) se trouve à Québec en 1674 où il travaille comme apprenti charpentier. Il termine son apprentissage toujours à Québec au côté du charpentier de moulin Pierre Mercereau. À partir de 1679, il est le plus important charpentier de moulin de la région montréalaise. Pendant une quarantaine d’années, il construit la charpente et le mécanisme d’au moins 24 moulins à vent, à eau ou à scie.
  • Charles Paillé dit Paillard
    (charpentier)
    Charles Paillé dit Paillard est le fils de Léonard.
  • Jean Mars
    (maçon)
Nom du propriétaire constructeur :
  • Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
    (propriétaire du 1663-03-09 au 1837-12-28)
    Créée en France en 1641, la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice devient propriétaire de la seigneurie de l'île de Montréal en 1663. En tant que seigneurs de Montréal, les sulpiciens doivent remplir certaines obligations envers leurs censitaires, notamment fournir des moulins pour la mouture du blé en retour de redevances. Ils en font construire plusieurs sur l’île de Montréal dont un à la pointe Claire.
Typologie d'origine :
  • Moulin
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Histoire  

Évolution du bâtiment

En 1709-1710, les sulpiciens, seigneurs de l’île de Montréal, font construire le moulin à vent de Pointe-Claire par les charpentiers Léonard et Charles Paillé dit Paillard et par le maçon Jean Mars. Les seigneurs encouragent ainsi le développement de leur seigneurie en fournissant aux habitants locaux un moulin pour moudre leurs grains. Bien que les guerres iroquoises soient terminées, la menace est jugée suffisante pour donner également au bâtiment un caractère défensif, notamment par l’ajout de meurtrières. Le moulin est exploité par bail par des meuniers. Ils sont une dizaine à avoir successivement utilisé le moulin jusqu’en 1837, année où les sulpiciens le vendent à un propriétaire exploitant.

Les activités du moulin cessent vers 1866. La paroisse de Saint-Joachim acquiert l’emplacement et en cède la jouissance aux soeurs de la Congrégation de Notre-Dame la même année. Vers 1896, ces dernières transforment le moulin en observatoire en remplaçant sa toiture conique par un toit terrasse. Une éolienne, installée sur le toit pour pomper l’eau d’un puits pour le couvent, demeure en fonction jusqu’en 1916, année où ce dernier est relié à l’aqueduc municipal.

En 1962, les soeurs entreprennent des rénovations visant à redonner au moulin son apparence du XVIIIe siècle. Son mécanisme n’est cependant pas reconstruit. Le moulin est classé bien archéologique par le gouvernement du Québec en 1983.

Autres occupants marquants
Propriétaires :
  • Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame
    (propriétaire du 1866-06-08 à aujourd'hui)
    La Congrégation de Notre-Dame est fondée à Montréal au milieu du XVIIe siècle par Marguerite Bourgeoys avec pour mission première l’éducation des jeunes filles. En 1866, la Fabrique de la paroisse de Pointe-Claire donne à la Congrégation, en échange d’un lot au village de Pointe-Claire, le terrain de la pointe du moulin. La communauté se doit toutefois, pour conserver la jouissance de l’emplacement, d’y établir une école et un couvent conformément à des ententes préalables.
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 2 juillet 2006 )
  • Travaux 1
    Date des travaux : vers 1896
    Modification à la volumétrie verticale du bâtiment.

    Le moulin est converti en observatoire. Son toit conique est remplacé par un toit terrasse.
     
  • Travaux 2
    Date des travaux : 1962
    Fin des travaux : 1962
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Des travaux de charpente et de maçonnerie sont entrepris. Le toit terrasse fait place à un toit conique.

    Concepteur de la transformation :
    Marc Anger (architecte)
     
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Lecture architecturale  
Le moulin à vent de Pointe-Claire est actuellement le deuxième plus ancien moulin banal de l’île de Montréal après celui de Senneville. Sa localisation, sur une pointe de terre s’avançant dans le lac Saint-Louis, est idéale pour profiter pleinement de la force des vents. Malgré les changements apportés à son toit, le moulin, avec sa tour circulaire de pierre, ses petites ouvertures, ses deux portes disposées à l’opposé l’une de l’autre, ses ailes et sa queue, témoigne de la manière de construire de tels bâtiments aux XVIIe et XVIIIe siècles. Sa conception simple mais fonctionnelle permet de répondre aux besoins des habitants locaux tout en respectant les ressources matérielles limitées des seigneurs au moment de sa construction.

La solidité de la maçonnerie de pierre et la présence de meurtrières, c’est-à-dire de petites ouvertures verticales permettant de tirer sur des assaillants, sont également des éléments architecturaux qui contribuent au rôle de ce moulin à vent dans le système défensif de l’île de Montréal.
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Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment  
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par les statuts suivants :Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories suivantes :
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Bibliographie sur l'immeuble  

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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Numéros de référence  
Bâtiment :

9999-39-0001-01

Propriété :

9999-39-0001

 
Avertissement :

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Données mises à jour le 21 janvier 2013